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Résultats des concours annuels
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Annual Competition Results

Les investissements de la Société de l’arthrite dans le domaine de la recherche

La Société de l’arthrite finance seulement les projets de recherche de la plus grande qualité et du plus grand mérite scientifique et qui présentent le plus d’espoir pour l’amélioration de notre capacité à diagnostiquer, prévenir, traiter, renverser et guérir l’arthrite.

En 2017-2018, la Société s’est engagée à investir 2,1 millions de dollars dans la recherche sur l’arthrite et le perfectionnement professionnel des chercheurs et des cliniciens.

Résultats des concours annuels

  • Dr Tom Appleton, Université Western

    Titre du projet : Le double rôle des macrophages synoviaux en ce qui concerne l’arthrose post-traumatique et métabolique

    Mots clés : arthrose, synovite, cartilage articulaire, macrophage, inflammation, modèles animaux de l’arthrose, arthrite précoce, cytométrie de flux, arthrose métabolique, arthrose post-traumatique

    Résumé du projet

    • Pourquoi? L’arthrose se distingue des autres types d’arthrites fortement inflammatoires (p. ex., la polyarthrite rhumatoïde). Elle se caractérise par une inflammation chronique de faible intensité et souvent intermittente. Des recherches ont démontré que la membrane entourant les articulations des humains et des animaux atteints d’arthrose contenait un nombre élevé de cellules immunitaires appelées macrophages.
    • Quoi? Ce projet vise à répondre aux questions suivantes :
      1. Les macrophages liés à l’arthrose sont-ils pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires? Sont-ils différents aux stades précoces et tardifs de la maladie, et dans les cas d’arthrose post-traumatique et métabolique?
      2. Quels sont les profils d’expression génétique des macrophages associés à chacun des stades et des types d’arthrose?
      3. Un traitement visant précisément la réduction des macrophages entraîne-t-il un ralentissement ou une accélération de l’arthrose? L’effet dépend-il du moment du traitement ou du type d’arthrose?
    • Comment? Nous examinerons les tissus articulaires du genou de deux modèles animaux d’arthrose post-traumatique pour déterminer si les macrophages présents aux stades précoces et tardifs de la maladie sont principalement pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires, et si leurs caractéristiques varient selon le type d’arthrose.

      Nous utiliserons des outils génétiques de pointe pour mesurer l’expression génétique de tous les macrophages et ainsi recueillir de l’information essentielle sur leur fonctionnement aux différents stades de chaque type d’arthrose.

      Nous administrerons un traitement à des rats afin d’éliminer complètement les macrophages pendant le développement de l’arthrose et après son diagnostic.
    • Incidence? L’objectif est de tenter de comprendre si les macrophages préviennent ou aggravent l’arthrose du genou et si leur comportement change aux stades précoces et tardifs de différents types d’arthrose.

      Si un traitement ciblant les macrophages est mis au point, les connaissances acquises lors de ces expériences essentielles pourraient aider à déterminer quand et comment l’utiliser efficacement, de même que le type de patients à qui l’administrer.

      Nous souhaitons aussi nous préparer à évaluer, lors de prochaines études, la façon d’utiliser les fonctions anti-inflammatoires des macrophages de façon stratégique pour améliorer les résultats liés à l’arthrose.

    Résumé vulgarisé du projet

    L’arthrose est de loin le type d’arthrite le plus courant. Beaucoup la perçoivent comme une simple forme d’usure et ne se doutent pas qu’elle cause aussi de l’inflammation. Il faut d’abord savoir que l’arthrose se distingue des autres types d’arthrites fortement inflammatoires (p. ex., la polyarthrite rhumatoïde). Elle se caractérise par une inflammation chronique de faible intensité et souvent intermittente. Des recherches ont démontré que la membrane entourant les articulations des humains et des animaux atteints d’arthrose contenait un nombre élevé de cellules immunitaires appelées macrophages. Dans cette étude, nous vérifierons si les macrophages jouent un rôle clé dans le développement et la progression de deux types d’arthrose très courants : l’arthrose post-traumatique (qui survient après une blessure) et l’arthrose métabolique (qui découle de changements touchant le métabolisme, comme l’obésité). Fait intéressant, certains macrophages accentuent l’inflammation, tandis que d’autres aident à la diminuer et favorisent la guérison des tissus. Il y a toutefois d’importantes lacunes au chapitre des connaissances. L’incidence des différents stades ou types d’arthrose sur les fonctions principales des macrophages est inconnue. Ce projet vise à répondre aux questions suivantes : 1. Les macrophages liés à l’arthrose sont-ils pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires? Sont-ils différents aux stades précoces et tardifs de la maladie, et dans les cas d’arthrose post-traumatique et métabolique? 2. Quels sont les profils d’expression génétique des macrophages associés à chacun des stades et des types d’arthrose? 3. Un traitement visant précisément la réduction des macrophages entraîne-t-il un ralentissement ou une accélération de l’arthrose? L’effet dépend-il du moment du traitement ou du type d’arthrose? Pour répondre à ces questions en toute sécurité chez les humains, nous devons obtenir des précisions sur l’incidence des macrophages sur l’arthrose à l’aide de deux modèles animaux (des rats) bien établis d’arthrose post-traumatique et d’arthrose métabolique. Pour commencer, nous examinerons les tissus articulaires du genou pour déterminer si les macrophages présents aux stades précoces et tardifs de la maladie sont principalement pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires. Nous vérifierons en outre si leurs caractéristiques varient selon le type d’arthrose. Par la suite, nous utiliserons des outils génétiques de pointe pour mesurer l’expression génétique de tous les macrophages et recueillerons ainsi de l’information essentielle sur leur fonctionnement aux différents stades de chaque type d’arthrose. Enfin, nous administrerons un traitement aux rats afin d’éliminer complètement les macrophages pendant le développement de l’arthrose et après son diagnostic. En comparant la gravité de différents types et stades d’arthrose, avec et sans macrophages, nous obtiendrons de l’information cruciale sur ces cellules inflammatoires. L’objectif à long terme est de traiter les symptômes et les dommages de l’arthrose chez les patients. Ce projet nous aidera à comprendre si les macrophages protègent le genou ou aggravent l’arthrose et si leur comportement change aux stades précoces et tardifs de différents types d’arthrose. Si un traitement ciblant les macrophages est mis au point, les connaissances acquises lors de ces expériences essentielles pourraient aider à déterminer quand et comment l’utiliser efficacement, de même que le type de patients à qui l’administrer. Cette étude nous aidera en outre à bien nous préparer à évaluer, lors de prochaines études, la façon d’utiliser les fonctions anti-inflammatoires des macrophages de façon stratégique pour améliorer les résultats liés à l’arthrose.

  • Andrew Leask, Université Western

    Titre du projet : Protéine YAP1 : une nouvelle cible pour la fibrose associée à la sclérodermie?

    Mots clés : sclérodermie, conditionnel, fibrose, signal d’adhésion, tissu conjonctif, peau, culture cellulaire, fibroblaste, TGF-bêta, microenvironnement

    Résumé du projet

    • Pourquoi? L’aspect le plus frappant de la sclérodermie est l’accumulation dans la peau de tissu fibreux rigide de type cicatriciel. Un type de cellule nommé myofibroblaste (une forme précise de fibroblaste) est à l’origine d’une surproduction de collagène et de la formation de tissu cicatriciel rigide (c.-à-d. du processus de fibrose). En réaction, la rigidité du tissu cicatriciel amène les myofibroblastes à produire encore plus de collagène et de tissus cicatriciels. Nous voulons briser ce cercle vicieux afin de traiter la sclérodermie.
    • Quoi? Notre projet vise à déterminer si la protéine YAP1 (contenue dans les fibroblastes) est responsable de la rigidité du tissu cicatriciel.
    • Comment? Nous vérifierons si :
      1. Visudyne peut bloquer la reproduction et l’activité des myofibroblastes;
      2. la présence de la protéine YAP1 dans les fibroblastes est essentielle à l’apparition d’une fibrose cutanée chez les modèles animaux de sclérodermie.
    • Incidence? Ce projet pourrait mener à l’utilisation de ces médicaments pour traiter la sclérodermie.

    Résumé vulgarisé du projet

    Besoin ou lacune à combler : selon le site Web de la Société de l’arthrite, le mot sclérodermie dérive des termes grecs skleros, qui signifie « dur », et derma, qui signifie « peau ». L’aspect le plus frappant de la sclérodermie est l’accumulation dans la peau de tissu fibreux rigide de type cicatriciel. La maladie peut se limiter à la peau ou toucher de façon systémique les organes internes. Elle découle d’une prédisposition génétique présente dès la naissance. Son apparition est déclenchée par un facteur agissant sur le système immunitaire, qui se met à produire des anticorps qui s’attaquent aux tissus sains. Cette réaction cause de l’inflammation et une surproduction de collagène, protéine fibreuse qui entre dans la composition des tissus conjonctifs (comme les tendons, les os et les ligaments) et du tissu cicatriciel. L’excédent de collagène se dépose dans la peau et dans divers organes. Un type de cellule nommé myofibroblaste (une forme précise de fibroblaste) est à l’origine d’une surproduction de collagène et de la formation de tissu cicatriciel rigide (c.-à-d. du processus de fibrose). En réaction, la rigidité du tissu cicatriciel amène les myofibroblastes à produire encore plus de collagène et de tissus cicatriciels. Nous voulons briser ce cercle vicieux afin de traiter la sclérodermie.

    Question et approche de recherche : Notre projet vise à déterminer si la protéine YAP1 (contenue dans les fibroblastes) est responsable de la rigidité du tissu cicatriciel. Cette protéine est activée par l’apparition de tissus conjonctifs rigides et présente un grand nombre de gènes CCN2, essentiels à la formation des tissus cicatriciels. Il est établi que les médicaments ciblant la protéine YAP1 (comme Visudyne) sont sûrs pour l’humain, puisque leur utilisation clinique a commencé en 2000. Ce projet pourrait mener à l’utilisation de ces médicaments pour traiter la sclérodermie. Dans le cadre de ce projet, nous vérifierons si 1) Visudyne peut bloquer la reproduction et l’activité des myofibroblastes et si 2) la présence de la protéine YAP1 dans les fibroblastes est essentielle à l’apparition d’une fibrose cutanée chez les modèles animaux de sclérodermie.

    Incidence? : Nous démontrerons 1) si les inhibiteurs de YAP1 bloquent l’activité des myofibroblastes, 2) si la protéine YAP1 est essentielle à l’apparition d’une fibrose cutanée et 3) si, en principe, les inhibiteurs de YAP1 peuvent être utilisés pour traiter la sclérodermie.

  • Jason McDougall, Université Dalhousie

    Titre du projet : Rôle des canaux ioniques NaV1.8 dans variation selon le sexe de l’intensité des douleurs articulaires neuropathiques

    Mots clés : douleur neuropathique, arthrose, électrophysiologie, comportement douloureux, modèles animaux, canaux sodiques, nerfs des articulations, découverte touchant les médicaments, sexe, immunohistochimie

    Résumé du projet

    • Pourquoi? De nouvelles données révèlent que les dommages aux nerfs des articulations touchées par l’arthrose entraînent des douleurs neuropathiques, alors que les médicaments utilisés, comme Advil© (ibuprofène), servent à traiter les douleurs inflammatoires. Il faudrait donc mettre au point une nouvelle famille de médicaments ciblant les douleurs neuropathiques.

      À cette fin, les canaux sodiques présents uniquement dans les nerfs sensibles à la douleur constituent une cible prometteuse, car ils sont responsables de l’activité électrique de ces nerfs et de l’inflammation qui en résulte.
    • Quoi? Le canal neural NaV1.8 joue un rôle dans la douleur neuropathique, et nous avons précédemment découvert que le fait de le bloquer peut atténuer la douleur causée par l’arthrose. Le signal de douleur articulaire neuropathique est, selon le sexe, partiellement transmis par ce canal.
    • Comment? Les dommages aux nerfs des articulations et les douleurs neuropathiques seront comparés chez des animaux mâles et femelles atteints d’arthrose du genou.

      Un inhibiteur du canal NaV1.8 leur sera administré pour déterminer si le soulagement de la douleur varie selon le sexe.

      Pour finir, nous créerons un système d’anticorps NaV1.8 qui bloquera plus efficacement les canaux sodiques et prolongera l’effet analgésique.
    • Incidence? L’objectif est de trouver une nouvelle stratégie de traitement pour soulager la douleur liée à l’arthrose chez les patients qui ne réagissent pas aux médicaments anti-inflammatoires actuels. Même si ce traitement sera bénéfique pour tout le monde, nous prédisons que les femmes en tireront davantage de bienfaits que les hommes.

    Résumé vulgarisé du projet

    La principale préoccupation des patients atteints d’arthrose est le soulagement efficace de la douleur. Or, ce besoin primaire n’est pas souvent comblé. En effet, les analgésiques que l’on prescrit ne s’attaquent pas au bon type de douleur, ce qui limite la gestion de la douleur associée à l’arthrose. De nouvelles données révèlent que les dommages aux nerfs des articulations touchées par l’arthrose entraînent des douleurs neuropathiques, alors que les médicaments utilisés, comme Advil© (ibuprofène), servent à traiter les douleurs inflammatoires. Il faudrait donc mettre au point une nouvelle famille de médicaments ciblant les douleurs neuropathiques. À cette fin, les canaux sodiques présents uniquement dans les nerfs sensibles à la douleur constituent une cible prometteuse, car ils sont responsables de l’activité électrique de ces nerfs et de l’inflammation qui en résulte. En les ciblant, on réduira l’activité nerveuse liée aux douleurs neuropathiques, tout en maintenant une sensibilité normale (toucher et température). Un de ces canaux, le canal NaV1.8, joue un rôle dans la douleur neuropathique, et nous avons précédemment découvert que le fait de le bloquer peut atténuer la douleur causée par l’arthrose. Cependant, l’inhibiteur présente certaines limites, dont la courte durée de ses effets analgésiques. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir d’arthrose et de douleurs musculosquelettiques. Cette distinction, bien qu’inexpliquée, est probablement liée en grande partie à des différences neurobiologiques. Les douleurs neuropathiques sont plus courantes chez les femmes, car ces dernières sont prédisposées aux dommages aux nerfs périphériques. Nous croyons que la sensibilité variable aux douleurs neuropathiques dépend du nombre de canaux NaV1.8. Nous émettons donc l’hypothèse suivante : le signal de douleur articulaire neuropathique est, selon le sexe, partiellement transmis par ce canal. Les dommages aux nerfs des articulations et les douleurs neuropathiques seront comparés chez des animaux mâles et femelles atteints d’arthrose du genou. Un inhibiteur du canal NaV1.8 leur sera administré pour déterminer si le soulagement de la douleur varie selon le sexe. Pour finir, nous créerons un système d’anticorps NaV1.8 qui bloquera plus efficacement les canaux sodiques et prolongera l’effet analgésique. Les recherches que nous proposons visent à trouver une nouvelle stratégie de traitement pour soulager la douleur liée à l’arthrose chez les patients qui ne réagissent pas aux médicaments anti-inflammatoires actuels. Même si ce traitement sera bénéfique pour tout le monde, nous prédisons que les femmes en tireront davantage de bienfaits que les hommes.

  • Dr Alan Rosenberg, Université de la Saskatchewan

    Titre du projet : Fondements biologiques de l’uvéite associée à l’arthrose juvénile : vers la détection précoce, le traitement ciblé et la prévention

    Mots clés : antinucléaire, arthrite, auto-immunité, arthrite juvénile, collagène, inflammation, AJI, matrice métalloprotéinase, streptocoque, uvéite

    Résumé du projet

    • Pourquoi? On estime que l’arthrite touche 24 000 enfants au Canada. Un enfant atteint d’AJI sur huit (soit environ 3 000 enfants) développera également une uvéite, caractérisée par l’inflammation de la couche intermédiaire de l’œil. Le lien entre l’inflammation des articulations (arthrite) et l’inflammation de l’œil (uvéite) chez certains enfants est encore mal compris.
    • Quoi? Tenter d’expliquer le lien entre l’inflammation de l’œil et des articulations chez l’enfant.
    • Comment? Examiner l’incidence de certaines protéines liées au processus inflammatoire sur la structure du collagène. L’étude portera sur un vaste groupe d’enfants atteints d’arthrite et aura pour objectif de cibler les marqueurs sanguins susceptibles de prédire l’uvéite au fil du temps.
    • Incidence? La détection et le traitement précoces de l’uvéite chez les patients atteints d’arthrite juvénile sont indispensables pour prévenir la cécité. En cernant les mécanismes qui expliquent le lien entre l’arthrite et l’uvéite chez l’enfant, nous pourrons concevoir des traitements mieux ciblés et explorer les éventuelles causes de cette affection.

    Résumé vulgarisé du projet
    On estime que l’arthrite touche 24 000 enfants au Canada. Un enfant atteint d’AJI sur huit (soit environ 3 000 enfants) développera également une uvéite, caractérisée par l’inflammation de la couche intermédiaire de l’œil. Malgré des traitements intensifs et souvent pénibles (comme l’administration de gouttes oculaires plusieurs fois par jour chez les jeunes enfants), l’uvéite entraîne une perte de vision grave et permanente chez près du tiers des patients. Comme l’a dit un adulte atteint de la forme juvénile de ces deux maladies : « Seules, l’arthrite et l’uvéite bouleversent la vie. Combinées, les conséquences de ces deux maladies peuvent s’avérer dévastatrices. La perte de mobilité ou de vision peut rapidement empêcher les jeunes d’avoir une enfance normale. » L’uvéite ne présente habituellement aucun symptôme jusqu’à ce qu’elle provoque des dommages aux yeux. Elle entraîne une perte de vision permanente chez le tiers des enfants touchés. La détection et le traitement précoces de l’uvéite chez les patients atteints d’arthrite juvénile sont indispensables pour prévenir la cécité. Le lien entre l’inflammation des articulations (arthrite) et l’inflammation de l’œil (uvéite) chez certains enfants est encore mal compris. Nous croyons que cette étude nous permettra d’expliquer le lien entre l’inflammation de l’œil et des articulations chez l’enfant. Nos recherches antérieures sur l’inflammation des articulations et des yeux chez les animaux ont révélé que le collagène (une protéine présente dans les articulations et les yeux) pourrait être une cible commune attaquée par le système immunitaire des enfants atteints. Ce projet de recherche a pour but d’examiner l’incidence de certaines protéines liées au processus inflammatoire sur la structure du collagène. Une fois sa structure altérée, le collagène provoque une réaction immunitaire pouvant causer des lésions aux articulations et aux yeux. Nos études antérieures, réalisées chez des animaux et des enfants atteints d’arthrite et d’uvéite, nous ont permis d’identifier des marqueurs dans le sang des sujets présentant les deux maladies. Grâce à ces renseignements, nous sommes maintenant prêts à entreprendre une étude plus vaste chez les patients atteints d’arthrite juvénile afin de cibler les marqueurs sanguins susceptibles de prédire l’uvéite. En cernant les mécanismes qui expliquent le lien entre l’arthrite et l’uvéite chez l’enfant, nous pourrons concevoir des traitements mieux ciblés et explorer les éventuelles causes de cette affection. Par exemple, il se pourrait que certaines infections déclenchent l’inflammation dans les articulations et les yeux chez les enfants qui présentent certaines caractéristiques génétiques. Cette étude sera menée dans les cliniques spécialisées dans l’arthrite juvénile à l’échelle du Canada. Nous entendons aussi collaborer avec des ophtalmologistes canadiens, ainsi que d’autres chercheurs des États-Unis et des Pays-Bas, afin d’assurer l’exécution rapide et efficace de l’étude. Notre objectif est d’obtenir des résultats qui se traduisent par des applications concrètes afin de venir en aide aux enfants touchés.

  • Bruno da Costa, Hôpital St. Michael / Université de Toronto

    Titre du projet : Personnalisation du traitement de l’arthrose fondée sur des essais randomisés d’envergure : méta-analyse en réseau et développement méthodologique

    Mots clés : arthrose, traitement, douleur, méta-analyse, randomisé, fondé sur des données probantes, qualité de vie, revue systématique, genou, hanche

    Résumé du projet

    • Pourquoi? Il existe actuellement de nombreux traitements pour l’arthrose, mais nous ignorons encore lesquels sont les plus efficaces et les plus sûrs.
    • Quoi? Notre objectif est de cibler les meilleures options de traitement pour les patients touchés par l’arthrose.
    • Comment?
      1. Nous entendons rassembler et évaluer de façon critique tous les essais pertinents publiés au cours des 30 dernières années. Au moyen de techniques statistiques évoluées, nous évaluerons de manière comparative les avantages et les risques associés à chaque traitement, même si peu de comparaisons directes ont été réalisées, voire aucune.
      2. Nous élaborerons un modèle statistique visant à étudier la relation entre les effets des traitements conservateurs de l’arthrose et les caractéristiques particulières des personnes atteintes. Cette analyse nous permettra d’adapter les traitements aux patients en fonction de leurs caractéristiques personnelles.
      3. Nous mettrons en œuvre une plateforme accessible librement en ligne afin que les patients et les cliniciens puissent consulter les résultats de nos analyses, ce qui facilitera la prise de décision clinique concertée. Cette plateforme s’appuiera sur les caractéristiques des patients (âge, sexe, gravité de la maladie, etc.) pour renseigner les utilisateurs sur les avantages et les risques associés à chaque traitement.
    • Incidence? L’objectif du présent projet est d’élaborer et d’utiliser de nouvelles méthodes pour la production de connaissances continuellement actualisées. Ces connaissances serviront à optimiser le traitement de l’arthrose pour les millions de personnes touchées par cette maladie au Canada et ailleurs.

    Résumé vulgarisé du projet

    Il existe actuellement de nombreux traitements pour l’arthrose, mais nous ignorons encore lesquels sont les plus efficaces et les plus sûrs. L’objectif de ce projet est de déterminer les meilleures options de traitement pour les patients touchés par l’arthrose. À cette fin, nous entendons rassembler et évaluer de façon critique tous les essais pertinents publiés au cours des 30 dernières années. Au moyen de techniques statistiques évoluées, nous évaluerons de manière comparative les avantages et les risques associés à chaque traitement, même si peu de comparaisons directes ont été réalisées, voire aucune. Nous élaborerons ensuite des modèles statistiques novateurs visant à évaluer si certaines caractéristiques comme l’âge, le sexe et la gravité de la maladie sont associées à une meilleure réponse aux divers traitements contre l’arthrose. Enfin, nous mettrons en œuvre une plateforme accessible librement en ligne afin que les patients et les cliniciens puissent consulter les résultats de nos analyses, ce qui facilitera la prise de décision clinique concertée. Cette plateforme s’appuiera sur les caractéristiques des patients (âge, sexe, gravité de la maladie, etc.) pour renseigner les utilisateurs sur les avantages et les risques associés à chaque traitement. L’objectif global du présent projet est d’élaborer et d’utiliser de nouvelles méthodes pour la production de connaissances continuellement actualisées. Ces connaissances serviront à optimiser le traitement de l’arthrose pour les millions de personnes touchées par cette maladie au Canada et ailleurs.

  • Arif Jetha, Institut de recherche sur le travail et la santé

    Titre du projet : Prévention de l’incapacité au travail chez les jeunes adultes de la génération Y atteints de maladies rhumatismales

    Mots clés : emploi, incapacité au travail, maladie rhumatismale, jeunes adultes, mesures d’adaptation en milieu de travail, soutien en milieu de travail, recherche longitudinale, perte de productivité, génération Y, millénariaux de l’école au travail

    Résumé du projet

    • Pourquoi? Malgré les progrès réalisés en matière de soins cliniques, les personnes atteintes d’une maladie rhumatismale (MR) continuent d’éprouver des difficultés pour trouver un emploi et rester productives au travail. Comme les études antérieures portaient essentiellement sur les patients plus âgés, nous ne savons pas si les jeunes adultes de la génération Y (millénariaux) atteints de MR et qui entament leur carrière ont les mêmes besoins que la génération précédente en matière de soutien en milieu de travail.
    • Quoi? Étudier les besoins en milieu de travail des adultes de la génération Y atteints de MR.
    • Comment? Mener une enquête auprès de jeunes adultes de la génération Y atteints de MR afin d’en apprendre davantage sur leurs besoins en milieu de travail.
    • Incidence? Les résultats aideront les employeurs, les cliniciens et les décideurs à élaborer des stratégies afin d’aider les jeunes de la génération Y atteints de MR à trouver un emploi, à le conserver et à rester productifs.

    Résumé vulgarisé du projet

    Malgré les progrès réalisés en matière de soins cliniques, les personnes atteintes d’une maladie rhumatismale (MR) continuent d’éprouver des difficultés pour trouver un emploi et rester productives au travail. Selon certaines études antérieures, les politiques et les pratiques en milieu de travail jouent un rôle important pour surmonter ces obstacles. Les recherches indiquent que les mesures d’adaptation au travail (modification des horaires, redéfinition des tâches, etc.) et les prestations complémentaires d’assurance-maladie (p. ex., l’accès à l’assurance-médicaments) sont des exemples de stratégies efficaces pour aider les personnes atteintes de MR à conserver leur emploi et à rester productives. Comme les études antérieures portaient essentiellement sur les patients plus âgés, nous ne savons pas si les millénariaux (jeunes adultes de la génération Y) atteints de MR et qui entament leur carrière ont les mêmes besoins que la génération précédente en matière de soutien en milieu de travail. Notre étude est l’une des premières à examiner les besoins en milieu de travail des millénariaux atteints de MR. Cette génération (née entre 1982 et 1999) représente une part croissante de la main-d’œuvre, mais est moins susceptible d’occuper un emploi permanent à temps plein. Les MR sont un obstacle supplémentaire que doivent surmonter les millénariaux qui veulent faire leur entrée sur le marché du travail. Nous entendons mener une enquête auprès de ces jeunes adultes afin d’en apprendre davantage sur leurs besoins en milieu de travail. Notre enquête déterminera également si les caractéristiques relatives à la santé et aux conditions de travail d’une personne influencent ses besoins en milieu de travail ainsi que ses premières expériences professionnelles. Les résultats de notre étude aideront les employeurs, les cliniciens et les responsables de l’élaboration de politiques à élaborer des stratégies afin d’aider les millénariaux atteints de MR à trouver un emploi, à le conserver et à rester productifs.

  • Jessica Widdifield, Institut de recherche Sunnybrook

    Titre de projet : Optimiser l’utilisation des dossiers médicaux électroniques de rhumatologie pour évaluer et améliorer le traitement et la prise en charge de l’arthrite

    Mots clés : dossiers médicaux électroniques, mesure de la qualité, indicateur de la qualité, qualité des soins, inflammatoire, validation, polyarthrite rhumatoïde, arthrite psoriasique, temps d’attente, services de santé

    Résumé du projet

    • Pourquoi? La qualité des soins offerts aux Canadiens atteints d’arthrite inflammatoire (AI) et les résultats pour les patients ne font pas l’objet d’un suivi systématique au Canada. Les dossiers médicaux électroniques (DME) utilisés par les médecins servent à saisir les renseignements relatifs aux soins quotidiens des patients, y compris les antécédents médicaux et les traitements reçus.
    • Quoi?
      • Voici quelques-unes de nos principales questions de recherche :
        1. Les DME de rhumatologie sont-ils complets?
        2. Pouvons-nous cerner avec précision et efficacité les patients atteints d’AI en nous appuyant sur l’ensemble des données de pratique?
        3. Ces données sont-elles de qualité suffisante pour en tirer des mesures qualitatives et pour contribuer à évaluer la qualité des soins et les efforts d’amélioration de la qualité? Les réponses à ces questions permettront de déterminer la faisabilité et le bien-fondé de l’utilisation des DME aux fins de recherche et d’amélioration de la qualité.
      • Notre projet vise par ailleurs à étudier la pertinence des DME de rhumatologie dans l’évaluation des soins et des résultats cliniques pour les patients atteints d’AI. Voici quelques questions auxquelles notre enquête répondra :
        1. Quelle est la période d’attente pour consulter un rhumatologue?
        2. Cette période d’attente est-elle la même pour tous les rhumatologues?
        3. Quels facteurs favorisent l’accès rapide aux soins?
    • Comment? Nous entendons recueillir les données des DME de rhumatologie en toute confidentialité et les verser dans une base de données centralisée. Nous évaluerons la qualité de ces données pour mieux comprendre la manière dont elles peuvent être utilisées pour mesurer en détail divers aspects des soins aux patients. L’analyse des données nous permettra de mieux orienter les recommandations visant la prestation de soins sécuritaires et efficaces ainsi que l’obtention des meilleurs résultats possible pour les patients.
    • Incidence? Ce projet constitue une première étape essentielle en vue d’utiliser les données réelles sur les soins rhumatologiques dans le but de mesurer la qualité des soins et de catalyser les efforts d’amélioration de la qualité. Nos résultats permettront de guider l’amélioration continue de la qualité, y compris l’accès rapide aux soins et aux traitements rhumatologiques, ainsi que l’amélioration des résultats pour les patients afin que les Canadiens atteints d’AI puissent obtenir des soins et des résultats optimaux.

    Résumé vulgarisé du projet

    La qualité des soins offerts aux Canadiens atteints d’arthrite inflammatoire (AI) et les résultats pour les patients ne font pas l’objet d’un suivi systématique au Canada. Les dossiers médicaux électroniques (DME) utilisés par les médecins servent à saisir les renseignements relatifs aux soins quotidiens des patients, y compris les antécédents médicaux et les traitements reçus. Ces données peuvent être anonymisées et codées pour protéger la vie privée des patients et assurer la confidentialité des renseignements aux fins de recherche et d’amélioration de la qualité. Nous entendons recueillir les données des DME de rhumatologie en toute confidentialité et les verser dans une base de données centralisée. Nous évaluerons la qualité de ces données pour mieux comprendre la manière dont elles peuvent être utilisées pour mesurer en détail divers aspects des soins aux patients. L’analyse des données nous permettra de mieux orienter les recommandations visant la prestation de soins sécuritaires et efficaces ainsi que l’obtention des meilleurs résultats possible pour les patients. À cette fin, nous élaborerons des méthodes s’appuyant sur les données des DME pour évaluer la qualité des soins. Nous formulerons ensuite des commentaires à l’intention des rhumatologues pour favoriser l’amélioration de la qualité. Nous évaluerons aussi la période d’attente selon les rhumatologues et divers modèles de soins. Ce projet constitue une première étape essentielle en vue d’utiliser les données réelles sur les soins rhumatologiques dans le but de mesurer la qualité des soins et de catalyser les efforts d’amélioration de la qualité. Nos résultats permettront de guider l’amélioration continue de la qualité, y compris l’accès rapide aux soins et aux traitements rhumatologiques, ainsi que l’amélioration des résultats pour les patients afin que les Canadiens atteints d’AI puissent obtenir des soins et des résultats optimaux.

Le programme iPeer2Peer pour les jeunes atteints d'arthrite juvénile idiopathique : un essai clinique randomisé multicentrique
Jennifer Stinson

Analyse démographique des soins infirmiers multidisciplinaires en rhumatologie pour les personnes atteintes de troubles musculosquelettiques complexes
Mark Harrison

Favoriser une prise en charge personnelle active de l'arthrite : relever la barre grâce à OPERAS (un programme sur demande pour favoriser une prise en charge personnelle active)
Linda Li

Protection articulaire reposant sur la technologie pour améliorer la fonction des mains dans les cas d'arthrose
Joy MacDermid

L'interaction entre les mécaniques articulaire et tissulaire chez les patients atteints d'arthrose
Emily McWalter

Caractérisation des facteurs modifiables qui aggravent le risque d'arthrose après une blessure sportive au genou chez les jeunes
Jackie Whittaker

Enquête sur l'interaction entre l'inflammation, les anomalies métaboliques et le risque cardiovasculaire, et le développement de l'indice de risque cardiovasculaire dans les maladies psoriasiques
Lihi Eder

Les résultats de l'éducation dans les maladies rhumatismales chroniques se déclarant à l'enfance
Lily Lim

Déterminer la valeur clinique et définir les processus sous-jacents associés aux nouvelles mesures de douleur suscitée par l'activité pour les personnes atteintes d'arthrose du genou
Timothy Wideman

Combler le manque de données : comprendre les choix des patients et des médecins dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde au stade précoce
Glen Hazlewood

L'exercice aérobique pour l'arthrose du genou issu de la biomécanique et de l'IRM quantitative
Anthony Gatti

Enquêter sur les troubles anxieux comorbides à la polyarthrite rhumatoïde
Caitlin Blaney

Cartilage et liquide synovial synthétiques inspirés du vivant
Jimmy Faivre

La lymphe comme vecteur de médiateurs de l'inflammation dans la polyarthrite rhumatoïde
Nicolas Tessandier

L'interaction des mitochondries extracellulaires des plaquettes et des neutrophiles dans la polyarthrite rhumatoïde
Anne Bakos

Comprendre le rôle pathogénique du facteur d'inhibition de la migration des macrophages dans un modèle murin de spondylarthrite
Vidya Ranganathan

Un essai clinique randomisé d'un programme d'exercice sur Internet pour améliorer la fonction des mains chez les patients atteints de sclérodermie : une étude du SPIN
Brett Thombs

Améliorer les réponses à l'immunisation contre l'influenza dans les cas de polyarthrite rhumatoïde :
Ines Colmegna

Améliorer le soutien aux patients atteints de sclérodermie par une formation pour les personnes atteintes de sclérodermie voulant animer un groupe de soutien pour leurs pairs
Vanessa Delisle

Les fortes doses d'immunoglobulines intraveineuses pour le traitement de première intention dans les nouveaux cas de myopathie inflammatoire idiopathique :
Sabrina Hoa

Propriétés des fluides de synthèse pour la lubrification des articulations
Jimmy Faivre

Quel est le lien entre l'arthrite psoriasique et les maladies du cœur?
Dr Lihi Eder

Approche centrée sur le patient dans le choix du traitement de la PR
Dr Glen Hazlewood

Le rôle de la Rac1 dans la réponse du cartilage aux charges pathologiques
Kristyn Leitch

La connectivité cérébrale et les facteurs individuels liés à la réponse aux inhibiteurs du TNF contre la douleur dans la spondylarthrite ankylosante
Rachael Bosma

Les propriétés d’autoguérison des os seraient-elles la clé de voûte de nouvelles thérapies contre l’arthrose causée par une blessure?
Priyatha Premnath

Examiner comment les physiothérapeutes peuvent contribuer aux interventions précoces dans les cas d’arthrose
Crystal MacKay
 
Reprogrammer les cellules immunitaires pour contrôler l’inflammation et freiner la dégradation du cartilage
Alejandro Gomez-Aristizaba

Interaction entre la molécule CD154 et ses récepteurs – en lien avec la polyarthrite rhumatoïde
Loobna Al-Zoobi

Mesurer les premières altérations du genou après une blessure aiguë au ligament
Steven Boyd

Détecter rapidement la présence d’arthrose grâce aux protéines dans le sang
Guomin Ren

Explorer si le cannabis médicinal peut réduire la douleur neuropathique causée par l’arthrose
Jason McDougall

Révéler comment le lupus se développe en étudiant les plaquettes dans le système immunitaire
Imène Melki

Détecter rapidement les lésions au cartilage
Insaf Hadjab

Les changements immunitaires peuvent-ils aider à prédire l’apparition d’une maladie rhumatismale auto-immune systémique?
Joan Wither

Neuf biomarqueurs qui pourraient aider à révéler la présence d’arthrose dans l’articulation du genou
Ghazaleh Tavallaee
 
Le pouvoir du patient : explorer les soins axés sur le patient au sein d’équipes multidisciplinaires dans les cas d’arthrite inflammatoire
Laura Nimmon
 
Pouvons-nous ralentir ou arrêter la progression de l’arthrose en inhibant une protéine nouvellement identifiée?
Frank Beier

Étudier les troubles cognitifs chez les personnes atteintes de lupus
Zahi Touma
 
Reprogrammer les cellules immunitaires pour renverser l’arthrose
Sowmya Viswanathan

La difformité et l’activité comme causes ou facteurs aggravants de l’arthrose de la hanche
David Wilson

Aide à la décision pour les enfants atteints d’arthrite et leurs parents concernant les options en matière de soulagement de la douleur
Karine Toupin-April

Des capteurs portables peuvent-ils détecter les changements dans les fonctions articulaires?
Dr. Matthew Teeter
 
Élaboration et diffusion des lignes directrices cliniques du groupe d’experts d’Ottawa en matière de prise en charge personnelle et d’interventions en réadaptation pour l’arthrite juvénile idiopathiqu
Lucie Brosseau

Alliance canadienne des chercheurs en rhumatologie pédiatrique (CAPRI)

Registre canadien de l’arthrite juvénile (ReACCh)
Lori Tucker


 

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