| Version imprimable
Syndrome de Reiter


Qu’est-ce que le syndrome de Reiter?
Le syndrome de Reiter est-il fréquent?
Quels sont les signes avant-coureurs du syndrome de Reiter?
Quelle est a cause du syndrome de Reiter?
Que pouvez-vous faire si vous êtes atteint du syndrome de Reiter?
Médicaments
Protégez vos articulations
Conseils pour mieux vivre

Qu’est-ce que le syndrome de Reiter?  
  • Le syndrome de Reiter est le nom d’une forme d’arthrite réactive.
  • L’arthrite réactive est causée par certaines bactéries. Ces bactéries rendent la personne malade, puis s’acheminent vers une articulation. L’articulation enfle, devient douloureuse. Ce phénomène s’appelle l’inflammation.
  • Dans le syndrome de Reiter, la bactérie s’attaque aussi à d’autres parties du corps, telles que la peau, les yeux et les muscles.
  • Dans bien des cas, l’état des personnes atteintes du syndrome de Reiter s’améliore après quatre ou cinq mois, mais la maladie persiste pendant des années chez environ la moitié d’entre elles.

Le syndrome de Reiter est une forme d’arthrite réactive. L’arthrite réactive est causée par certaines infections bactériennes et se manifeste par de l’inflammation au niveau des articulations. Le symptôme de l’arthrite fait son apparition chez une personne ayant contracté une infection bactérienne qui s’est logée dans une ou plusieurs articulations. Dans certains cas, la personne atteinte a déjà été traitée pour une infection et il peut s’être écoulé quelques semaines avant que les symptômes de l’arthrite réactive ne se soient manifestés. Lorsque l’atteinte s’étend à au moins un site autre que les articulations, dont les yeux, la peau ou les muscles, on dit qu’il s’agit du syndrome de Reiter.

Le syndrome de Reiter doit son nom à Hans Reiter, un bactériologiste qui, au cours de la Première Guerre mondiale, a été le premier à reconnaître cette affection et à la traiter. 


Le syndrome de Reiter est-il fréquent?  
  • On le rencontre plus souvent chez les hommes que chez les femmes.
  • Certaines personnes sont plus susceptibles de contracter l’arthrite réactive ou le syndrome de Reiter. Ce sont les personnes qui ont un certain type de tissu : le marqueur génétique HLA-B27. Ce marqueur est transmis par les parents, tout comme la couleur des cheveux et le groupe sanguin. Un nombre restreint de personnes ont ce marqueur.

Les personnes qui ont une infection pouvant causer le syndrome de Reiter ne contractent pas toutes la maladie. Certaines ont une prédisposition génétique et, par conséquent, ont un risque plus élevé d’avoir un jour le syndrome de Reiter. Tout comme la couleur de nos cheveux et notre groupe sanguin, nos tissus font partie de l’héritage que nous lèguent nos parents. Le système de marquage des tissus est appelé le système HLA (de l’anglais Human Lymphocyte Antigen). Le type génétique HLA-B27 est présent chez seulement un faible pourcentage de la population générale. Environ 6 % à 10 % de la population de race blanche sont porteurs du HLA-B27 et il est encore plus rare chez les personnes de descendance africaine. Le type génétique HLA-B27 augmente les risques de contracter le syndrome de Reiter à la suite d’une infection bactérienne et peut même accroître le risque que l’affection dure longtemps. Environ 75 % des personnes qui contractent l’arthrite infectieuse sont porteuses du HLA-B27.    

 


Quels sont les signes avant-coureurs du syndrome de Reiter?  
  • Si vous êtes atteint du syndrome de Reiter, les signes avant-coureurs se manifesteront dans les semaines qui suivent le début de l’infection.
  • L’infection est parfois causée par une intoxication alimentaire ou une autre maladie de l’intestin. Elle pourrait également être attribuable à la chlamydia, infection transmise durant les rapports sexuels. Le syndrome de Reiter lui-même ne peut pas être transmis d’une personne à une autre.
  • Les signes sont, entre autres, de la raideur et une sensibilité au toucher au niveau des articulations. En général, seulement quelques articulations sont touchées. Le plus souvent, le syndrome de Reiter touche les genoux, les chevilles, les pieds et les poignets. Vous pourriez également présenter n’importe lequel des autres signes avant-coureurs.
  • Muscles endoloris.
  • Douleur dans le bas du dos, dans le talon ou la plante du pied.
  • Possibilité de fièvre légère.
  • Miction (émission d’urine) fréquente et douloureuse.
  • Douleur sourde dans la région bassin.
  • Yeux rouges et douloureux. Les paupières sont parfois collées le matin.
  • Vision trouble.
  • Ulcérations de la bouche. Ces ulcères sont parfois douloureux, mais pas toujours.
  • Lésions épaisses violacées sur les paumes de la main ou sur la plante du pied.
  • Ulcération des organes génitaux. Ces ulcères peuvent être douloureux s’ils s’infectent.

Les symptômes du syndrome de Reiter varient mais, en général, ils se manifestent une à trois semaines (rarement des mois) après une infection intestinale causée par certaines bactéries comme :

  • la salmonelle
  • la shigella
  • la campylobactérie
  • la Yersinia

Les symptômes se manifestent également après une infection à chlamydia transmise sexuellement, mais le syndrome de Reiter lui-même n’est pas contagieux ou transmis sexuellement.

Si vous êtes atteint du syndrome de Reiter, vous ressentirez sans doute les symptômes précoces suivants : enflure, sensibilité au toucher et raideur au niveau d’une ou de deux articulations. En général, l’atteinte porte seulement sur certaines articulations : genoux, chevilles, pieds et poignets. Bon nombre de patients n’ont qu’une seule crise d’arthrite mais, chez certains, cette manifestation est périodique ou persiste.

Vous aurez peut-être aussi des douleurs lombaires. La douleur pourrait s’étendre aux fesses et aux cuisses et être plus intense au lever et vous pourriez avoir une légère fièvre.

Vos muscles seront peut-être endoloris. Ces douleurs sont causées par une affection appelée enthésite, qui se caractérise par l’inflammation de la région où les tendons se rattachent aux os. Chez certaines personnes, on note de l’enflure et de la douleur dans le talon, là ou le tendon d’Achille se rattache à l’os, ou à la plante du pied, là où les tendons soutenant l’arche du pied se rattachent au talon. Lorsque la douleur et la raideur touchent le calcanéum (dessous du talon), on dit que le patient souffre de «fasciite plantaire».

L’urétrite est une autre affection communément associée au syndrome de Reiter. L’urètre est un petit canal qui permet d’évacuer l’urine retenue dans la vessie. L’urétrite se traduit par une miction (émission d’urine) fréquente et parfois douloureuse et s’accompagne, chez l’homme, d’un écoulement provenant de la verge. Chez les personnes atteintes du syndrome de Reiter ou d’arthrite réactive, l’urétrite touche plus souvent l’homme que la femme et survient lorsque la maladie est une conséquence de la chlamydia. Les symptômes de l’urétrite sont parfois si légers, que l’inflammation peut passer inaperçue.

La prostatite, une infection qui se caractérise par l’inflammation de la prostate, est souvent associée à l’urétrite et peut s’accompagner de miction (émission d’urine) fréquente ou d’une douleur diffuse dans la région du bassin.

Chez la femme, le syndrome de Reiter peut entraîner une cervicite, une inflammation du col utérin, partie de l’utérus qui fait saillie dans le vagin. D’habitude, la cervicite ne produit aucun symptôme décelable.

La cystite est également associée au syndrome de Reiter. Il s’agit d’une inflammation de la vessie et des voies urinaires. Ses symptômes sont : miction fréquente, sensation de brûlure à la miction et fièvre.

Le syndrome de Reiter peut également toucher les yeux. La conjonctivite, aussi nommée «œil rose», est une inflammation de la muqueuse qui recouvre l’œil. Si vous êtes atteint de conjonctivite, vos yeux seront rouges et irrités. Certaines personnes ressentiront une sensation de brûlure au niveau de l’œil ou auront les paupières collées le matin au réveil. En général, cette affection est légère et passe parfois inaperçue.

L’iritis et l’uvéite sont des affections oculaires plus graves mais moins répandues. L’iritis est une inflammation de l’iris, partie colorée de l’œil, percée en son milieu par la pupille. L’uvéite est une inflammation de l’iris qui s’étend à d’autres formations pigmentées (couches internes) de l’œil. Ces deux affections peuvent se traduire par des douleurs et des rougeurs oculaires, ainsi qu’une vision trouble. Si cette complication n’est pas traitée, elle peut entraîner la cécité (perte de la vision). Il est donc essentiel de la diagnostiquer et de la soigner promptement. L’iritis et l’uvéite sont associées à la présence du marqueur HLA-B27 et peuvent s’accompagner ou non de signes d’une autre maladie comme le syndrome de Reiter.

Des ulcères de petite ou de grande taille peuvent se former sur le palais et la langue. Ces ulcères peuvent être ou non douloureux. Ils disparaissent d’habitude spontanément en quelques jours ou quelques semaines.

Des lésions cutanées semblables au psoriasis peuvent apparaître sur la paume de la main ou la plante des pieds. Ces plaques rouges violacées peuvent s’épaissir et se recouvrir d’une croûte et s’étendre à toute la surface atteinte.

Des lésions peuvent également se constituer sur les organes génitaux. Chez l’homme, elles peuvent siéger sur la verge ou le scrotum et, chez la femme, sur les organes génitaux externes. Elles sont parfois douloureuses et peuvent s’infecter. Ces lésions sont d’habitude des cloques qui finissent par éclater et se recouvrir d’une croûte. En général, elles guérissent en quelques semaines sans laisser de cicatrices mais sont une source de grande anxiété chez bon nombre de personnes atteintes du syndrome de Reiter.


Quelle est a cause du syndrome de Reiter?  
  • Certains types de bactéries causent le syndrome de Reiter. Si vous êtes atteint du syndrome de Reiter, l’une de ces bactéries vous a peut-être déjà rendu malade.
  • Certaines des bactéries qui causent le syndrome de Reiter sont les mêmes que celles qui causent l’intoxication alimentaire ou d’autres maladies intestinales. Ces bactéries sont la salmonelle, la shigella, la campylobactérie et la Yersinia.
  • Les bactéries responsables de la chlamydia peuvent aussi causer le syndrome de Reiter.
  • Après l’infection qui vous a rendu malade, la bactérie peut s’acheminer vers d’autres parties du corps où elle peut causer de l’inflammation.
  • Le syndrome de Reiter ne peut pas être transmis d’une personne à l’autre.


Que pouvez-vous faire si vous êtes atteint du syndrome de Reiter?  
  • Si votre médecin croit que vous êtes atteint du syndrome de Reiter, il/elle vous enverra peut-être consulter un rhumatologue. Le rhumatologue est un médecin qui a reçu une formation spéciale pour diagnostiquer et traiter les problèmes associés à l’inflammation des articulations, des muscles et des os.
  • Votre médecin procédera peut-être à un examen physique et vous fera peut-être passer des radiographies et d’autres tests. Il/elle vous demandera sans doute si vous avez eu d’autres maladies.
  • Si vos yeux sont atteints, on vous enverra aussi voir un ophtalmologiste.
  • Renseignez-vous le plus possible sur cette maladie. Adressez-vous à des personnes qui se spécialisent dans les soins aux arthritiques pour obtenir les renseignements dont vous avez besoin.

Il est très important de poser un diagnostic précis et précoce. Si votre médecin croit que vous êtes atteint du syndrome de Reiter, il/elle vous posera des questions au sujet des symptômes, des autres maladies dont vous souffrez, vous demandera si vous avez récemment fait un voyage ou été malade et si vous avez eu des contacts avec des personnes malades. Comme il peut s’être écoulé plusieurs jours, voire plusieurs semaines, entre l’infection qui est à l’origine des symptômes arthritiques et le début de l’inflammation, les patients ne font pas toujours le lien entre les deux événements et ne le mentionnent pas forcément à leur médecin. Votre médecin procédera peut-être à un examen physique et demandera des radiographies pour déterminer la cause de vos symptômes arthritiques.

Il n’existe aucune analyse de laboratoire spécifique pour détecter le syndrome de Reiter. On fera peut-être des analyses sanguines pour déterminer s’il s’agit d’une autre forme d’arthrite et identifier la bactérie à l’origine de l’infection. Les analyses sanguines pourront aussi servir à déceler la présence du marqueur HLA B-27. Même si la présence de ce marqueur indique que vous avez un risque plus élevé de contracter le syndrome de Reiter, un résultat positif ne prouve pas que vous êtes atteint de cette maladie.

Les radiographies facilitent le diagnostic parce que seulement certains des patients souffrent d’une affection appelée sacro-iléite (prononcer sa-cro-ilé-i-te), une inflammation des deux articulations de la colonne lombaire (bas du dos). Cette inflammation apparaît parfois sur les radiographies, mais elle est plus susceptible d’être visible plusieurs années après l’apparition du syndrome de Reiter.

On vous fera peut-être aussi subir d’autres examens, dont une culture de selles ou une analyse du liquide synovial ainsi que des tissus de l’urètre et des articulations. Si le médecin suspecte la présence du syndrome de Reiter chez une femme, il/elle procédera peut-être à un examen pelvien ou à un frottis vaginal (test de Papanicolaou), afin de détecter si une cervicite s’est constituée.

Le traitement du syndrome de Reiter fait notamment appel aux mesures suivantes: médicaments, repos, protection des articulations et exercices spéciaux. Votre programme de traitement, qui devrait être mis au point par un rhumatologue, visera à réduire l’inflammation, à prévenir ou à réduire les lésions articulaires, ainsi qu’à rétablir la fonction articulaire. Il est essentiel que vous preniez une part active au plan de traitement prescrit par votre médecin.


Médicaments   

 

  • On a souvent recours à des antibiotiques pour traiter la première infection, mais cela n’empêche pas toujours le syndrome de Reiter de se manifester.

L’infection bactérienne à l’origine du syndrome de Reiter doit être traitée aux antibiotiques. Si l’infection précédente a été transmise sexuellement, il arrive souvent que les partenaires sexuels soient, eux aussi traités aux antibiotiques. Le syndrome de Reiter n’est pas transmis sexuellement et n’est pas contagieux.


  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont souvent utilisés pour traiter le syndrome de Reiter. Les AINS aident à soulager la douleur, l’enflure et la raideur, mais ne contribuent pas à prévenir les lésions articulaires.

À faible dose, les AINS soulagent la douleur et, à plus forte dose, ils soulagent l’inflammation. Certains AINS, tels que l’AAS (Aspirine, Anacine, etc.) et l’ibuprofène (Motrin IB, Advil, etc.), sont offerts en vente libre. D’autres, comme le Naprosyn, le Relafen, l’Indocid, le Voltaren, le Feldene et le Clinoril, ne peuvent être vendus que sur ordonnance. L’effet anti-inflammatoire des AINS et de l’AspirineMD est sensiblement le même lorsqu’on prend la dose entière, mais le soulagement peut varier d’une personne à l’autre et d’un médicament à l’autre. Prendre plus d’un AINS à la fois accroît la possibilité d’effets secondaires, en particulier de maux d’estomac tels que brûlures d’estomac, ulcères et saignements. Les personnes qui prennent ces médicaments devraient songer à se protéger l’estomac en prenant du misoprostol (Cytotec).


  • On a souvent recours aux agents anti-rhumatismaux à action lente (ARAL) pour traiter les personnes atteintes du syndrome de Reiter depuis plusieurs mois. Le rôle des ARAL est de ralentir l’évolution de la maladie. Il faut parfois de deux à six mois avant qu’on note un soulagement de la douleur et de l’inflammation.

On peut avoir recours aux anti-rhumatismaux à action lente (ARAL) lorsque l’inflammation persiste plus de six semaines, ou que plusieurs articulations à la fois sont touchées. Les ARAL s’attaquent au processus biologique à l’origine de l’inflammation, mais ne guérissent pas les lésions articulaires installées. Les ARAL les plus fréquemment utilisés sont les sels d’or, le méthotrexate, la sulfasalazine, l’hydroxychloroquine, la chloroquine et l’azathioprine. Les médicaments de cette catégorie sont souvent prescrits en plus d’autres médicaments comme les AINS. Il faut d’habitude quelques mois pour obtenir un soulagement de l’inflammation. Les effets secondaires comprennent des ulcérations de la bouche, la diarrhée et la nausée. D’autres effets secondaires plus graves, qu’on surveille à l’aide d’analyses de sang et d’urine, comprennent notamment des lésions hépatiques (au foie) et une baisse importante de la numération des globules blancs (ce qui augmente le risque de contracter certaines infections) et de la numération plaquettaire (qui affecte la coagulation sanguine).
  • On administre parfois de la cortisone en l’injectant directement dans une articulation pour procurer un soulagement temporaire et prévenir la raideur articulaire permanente. La cortisone est un stéroïde qui soulage l’inflammation et l’enflure.

 Pour soulager l’inflammation et la douleur chez les patients gravement atteints, le médecin peut injecter un puissant anti-inflammatoire (un corticostéroïde) directement dans l’articulation. Produite normalement par l’organisme, la cortisone est une hormone stéroïde qui soulage l’inflammation et l’enflure. Les corticostéroïdes sont des médicaments fabriqués en laboratoire et ressemblent de près à la cortisone. L’injection de cortisone procure un soulagement presque immédiat lorsque l’articulation est sensible au toucher, enflée et enflammée. Cependant, cette forme de traitement ne peut être utilisée que rarement parce que les corticostéroïdes peuvent entraîner une déminéralisation osseuse et, par conséquent, affaiblir l’os, diminuant encore davantage la capacité fonctionnelle de l’articulation .
  • Si vos yeux sont atteints, on vous prescrira peut-être aussi des gouttes ophtalmiques à la cortisone.

Si vous souffrez d’iritis ou d’uvéite, l’ophtalmologiste peut vous prescrire des gouttes ophtalmiques à la cortisone.

  • Les lésions cutanées disparaissent souvent spontanément en six à 12 semaines, mais votre médecin peut vous prescrire une crème spéciale.

Exercice

  • L’exercice préserve la force des muscles qui soutiennent l’articulation. Le fait de ne pas utiliser une articulation douloureuse peut entraîner un affaiblissement des muscles qui l’entourent et être une source de douleur.
  • L’exercice peut également vous aider à maintenir un poids santé et, ce faisant, à réduire le stress sur vos articulations.
  • Faites des exercices d’étirement tous les jours pour que vos muscles et articulations restent souples.
  • Si vos muscles sont affaiblis, vous aurez peut-être besoin de faire des exercices de renforcement.
  • Les exercices à faible impact, tels que la natation et le cyclisme, l’aquaforme et la marche renforcent le cœur et donnent de l’énergie et vous aideront à contrôler votre poids.
  • Si vous êtes atteint du syndrome de Reiter, il est également important de faire des exercices pour vous aider à maintenir une meilleure posture et prévenir l’enraidissement de votre dos.

Les muscles et les autres tissus qui assurent l’intégrité de l’articulation s’affaiblissent lorsqu’on ne les fait pas assez bouger et l’articulation finit par perdre sa souplesse et sa mobilité. Des exercices d’étirement modérés contribueront à soulager la douleur et à conserver aux muscles et aux tendons leur souplesse et leur force. Les exercices à faible impact, comme la natation, la marche, l’aquaforme et la bicyclette ergonomique peuvent atténuer la douleur tout en préservant la force et la souplesse articulaires. Comme toujours, consultez votre médecin avant d’entreprendre un programme d’exercice.

Chaud/froid

  • L’application de chaleur aide à relâcher les muscles endoloris et à soulager la douleur. Par exemple, prenez une douche chaude.
  • L’application de froid aide à réduire la douleur et l’enflure. Par exemple, appliquez un sac de glace sur la région endolorie.

La chaleur et le froid peuvent soulager temporairement la douleur. L’application de chaleur soulage la douleur et la raideur en relaxant les muscles endoloris et en stimulant la circulation sanguine dans la région affectée. Selon certains, la chaleur risquerait d’exacerber les symptômes lorsque l’articulation est déjà enflammée. Par contre, le froid provoque un resserrement des vaisseaux sanguins et bloque l’influx nerveux dans l’articulation, ce qui a pour effet d’engourdir la région endolorie. L’application d’un sac de glace ou d’une compresse froide soulage l’inflammation et serait, par conséquent, la méthode de choix lorsque l’articulation est enflammée.


Protégez vos articulations  
  • Prenez soin de votre corps. Après des travaux exigeants ou après une tâche répétitive, faites une pause. Passez à une tâche plus facile ou accordez-vous une période de repos.
  • Utilisez votre dos, vos bras et vos jambes de façon à éviter de forcer vos articulations. Par exemple, pour transporter des objets lourds, tenez-les contre vous.
  • Utilisez des appareils utiles, tel qu’un chariot pour transporter vos sacs d’épicerie ou un dispositif que vous fixerez au manche des couteaux pour avoir une meilleure prise. En vous aidant d’un chariot pour marcher, vous courrez moins de risques. Une main courante fixée au mur de la douche vous permettra d’entrer et de sortir de la baignoire plus facilement.

Protéger vos articulations veut dire vous en servir de façon à éviter de les soumettre à un trop grand stress. L’un des avantages que vous en tirerez sera d’avoir moins de douleur et moins de difficulté à accomplir les tâches que vous entreprendrez. Il existe trois grands principes pour protéger vos articulations

Faites alterner travaux légers et travaux exigeants ou répétitifs, afin de réduire le stress sur les articulations endolories et de donner aux muscles affaiblis une occasion de se reposer.

Utilisez efficacement vos articulations en adoptant une position correcte pour éviter les efforts inutiles. Utilisez les articulations les plus grandes et les plus fortes pour porter de lourdes charges. Par exemple, utilisez une bandoulière au lieu d’un sac à main. Évitez de garder la même position trop longtemps.

Utilisez des outils pratiques, comme les cannes, les chariots à bagages, les chariots à épicerie et les manches de rallonge, qui faciliteront l’exécution de vos tâches quotidiennes. Les petits appareils électroménagers, comme le four à micro-ondes, le robot culinaire ou le robot boulanger, vous seront utiles dans la cuisine. Dans la salle de bains, une main courante et un siège de toilette surélevé vous permettront d’économiser votre énergie et d’éviter les chutes.


Relaxation

  • Relaxer les muscles entourant la région enflammée soulage la douleur.
  • Il y a plusieurs façons de se détendre. Essayez des exercices de respiration. Écoutez de la musique ou des cassettes de relaxation. Méditez ou priez. Une autre façon de se détendre est de s’imaginer en train de faire une activité agréable comme être étendu sur une plage ou assis devant un feu de foyer.

    L’apprentissage de stratégies de relaxation et d’adaptation est un moyen de mieux maîtriser votre arthrite et de voir les choses sous un jour plus positif.

    Prognostic

    Dans bien des cas, l’état des personnes atteintes du syndrome de Reiter s’améliore au bout de quatre ou cinq mois mais, chez environ la moitié des personnes atteintes, les symptômes arthritiques ou d’autres symptômes sont récidivants et doivent faire l’objet d’un traitement au long cours.


    Conseils pour mieux vivre   
    • Le Programme d’initiative personnelle de l’arthritique (PIPA) est un programme d’initiative personnelle unique offert par la Société d’arthrite pour vous aider à mieux maîtriser votre arthrite.
    • Les Tribunes libres de ce site Web sont une occasion de participer à la discussion et de partager de l’information avec d’autres visiteurs, des personnes qui, grâce à leur propre expérience, sont peut-être en mesure de proposer des suggestions utiles.

    Si vous ne savez pas exactement où chercher de l’aide, appelez la Société d’arthrite au 1-800-321-1433.


    En plus des symptômes physiques de l’arthrite, bon nombre de personnes font face aux défis additionnels associés à la maladie chronique. L’apprentissage de stratégies d’adaptation quotidienne est un moyen de mieux maîtriser votre arthrite et d’entrevoir l’avenir sous un jour plus positif. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, vous devez entretenir de bons rapports avec les médecins et les thérapeutes et devenir un partenaire à part entière dans votre traitement. À notre avis, c’est ce qu’il faut faire pour «mieux vivre» avec l’arthrite.

    Plusieurs sources d’information peuvent vous renseigner sur la meilleure façon de mieux maîtriser votre arthrite, dont :

    ·        Le Programme d’initiative personnelle de l’arthritique (PIPA), un programme d’autonomie personnelle unique offert par la Société d’arthrite pour vous aider à mieux maîtriser votre arthrite.

    ·         Les Tribunes libres que vous trouvez dans ce site vous invitent à la discussion et à l’échange avec d’autres visiteurs, des personnes qui, grâce à leur propre expérience, sont peut-être en mesure de proposer des suggestions utiles.

    Il existe bien entendu de nombreuses autres ressources utiles pour les personnes atteintes d’arthrite. Si vous ne savez pas exactement où chercher de l’aide, appelez la Société d’arthrite au 1 800-321-1433.



    www.arthrite.ca
    Faites un don des aujourd'huiFaites-nous parvenir vos commentairesTéléphonez-nous au 1.800.321.1433


    Cette page a été pour la dernière fois mise à jour le : 09/19/2003