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La mélorhéostose vertébrale (parfois appelée maladie hyperostosante de Forestier) est considérée comme une forme d’arthrite dégénérative qui se caractérise par une croissance osseuse excessive le long des vertèbres de la colonne vertébrale. Elle est également associée à de l’inflammation et à une calcification (croissance osseuse) en d’autres endroits du corps où les tendons et les ligaments s’attachent à l’os, comme le coude, le genou et le talon. Il peut en résulter des excroissances osseuses qui apparaissent fréquemment au talon.

On pense que la mélorhéostose vertébrale représente la deuxième forme d’arthrite la plus fréquente, après l’arthrose. Elle est présente chez 6 à 12 pour cent de la population en Amérique du Nord, presque toujours chez des personnes âgées de plus de cinquante ans. À la différence des autres formes d’arthrite, la mélorhéostose apparaît plus fréquemment chez les hommes (65 %) que chez les femmes (35 %) et touche 28 pour cent des hommes âgés de plus de 80 ans.

Les symptômes de la mélorhéostose vertébrale sont un douleur au dos intermittente ou, plus particulièrement, une raideur du dos, surtout entre la nuque et le milieu du dos. La raideur s’aggrave souvent le matin ou après de longues périodes passées en position assise. Elle peut également empirer par temps humide. La douleur est parfois aiguë, surtout à la réalisation de certains mouvements comme la torsion ou la flexion. Il est souvent possible de soulager la douleur au dos due à la mélorhéostose vertébrale en pratiquant des exercices légers.
Certaines des personnes atteintes de mélorhéostose vertébrale peuvent éprouver des difficultés à déglutir et à bouger le cou. Et, parce que la mélorhéostose peut s’attaquer aux points d’attache des tendons dans les bras et les jambes, certains subissent des accès récurrents de ce qui ressemble à une tendinite en des endroits comme l’épaule, le coude, le genou ou la cheville. Cette « tendinite » est bien sûr due à la mélorhéostose vertébrale.
Bien que les symptômes caractéristiques de la mélorhéostose vertébrale aient été mentionnés dans des documents médicaux depuis près d’un siècle, cette maladie est reconnue comme un trouble distinct depuis 1997 seulement. C’est pourquoi bon nombre de médecins ignorent encore tout de cette maladie et passent à côté du diagnostic.
Il est probable que beaucoup de patients ayant souffert régulièrement de douleur au dos souffraient sans le savoir de mélorhéostose vertébrale. La maladie est souvent confirmée par une radiographie de la colonne dorsale (supérieure) ou une radiographie thoracique, qui mettront en évidence les excroissances osseuses caractéristiques de la mélorhéostose le long des vertèbres.

On ignore sa cause exacte, mais les personnes présentant un surcharge pondérale depuis l’enfance pourraient être exposés à un risque plus important de présenter la maladie.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme le naproxène (Naprosyn) ou l’ibuprofène à fortes doses (Advil, Motrin) sont souvent utilisés pour traiter l’inflammation des tendons et des ligaments et la douleur dues à la mélorhéostose vertébrale. On espère qu’en réduisant l’inflammation des tendons et des ligaments, la mobilité du patient sera préservée. Cependant, la prise d’AINS entraîne un effet secondaire de taille : les saignements de l’estomac. Étant donné que les personnes âgées de plus de 60 ans sont exposées à un risque plus élevé de saignements de l’estomac et que la plupart des personnes atteintes de mélorhéostose vertébrale ont plus de 60 ans, certains médecins préfèrent prescrire des AINS en association avec des médicaments connus pour minimiser cet effet secondaire. Il s’agit de Cytotec, des inhibiteurs de la pompe à protons et des nouveaux inhibiteurs sélectifs de la COX-2.
Il est recommandé aux personnes souffrant de mélorhéostose vertébrale de demeurer actives et de faire régulièrement de l’exercice. La marche est considérée comme une bonne forme d’exercice pour les personnes atteintes de cette maladie. Les étirements ou le yoga peuvent également les aider, tout comme les programmes d’exercices d’aérobie adaptés à l’âge et aux capacités du patient. Les programmes de physiothérapie personnalisés semblent aider certaines personnes atteintes de mélorhéostose vertébrale, notamment si leurs symptômes sont particulièrement intenses.
Dans l’ensemble, l’objectif qu’on vise en conseillant des exercices réguliers pour les personnes atteintes de cette maladie est d’étirer régulièrement les ligaments touchés par la maladie pour les maintenir fonctionnels et aider à réduire l’inflammation.

En plus des symptômes physiques de l’arthrite, bon nombre de personnes font face aux défis additionnels associés à la maladie chronique. Apprendre des stratégies pour modifier vos activités quotidiennes en fonction de votre maladie vous donnera l’impression de redevenir maître de votre vie et vous fera voir les choses sous un jour plus positif. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, vous devez entretenir des rapports étroits avec vos médecins et vos thérapeutes et participer activement à votre traitement. À notre avis, c’est ce qu'il faut faire pour «mieux vivre» avec l’arthrite.
Plusieurs sources d’information vous sont offerte pour vous aider à apprendre à mieux maîtriser votre maladie, dont notamment :
Bien entendu, beaucoup d’autres ressources utiles sont offertes aux personnes atteintes d’arthrite. Si vous ne savez pas trop vers qui vous tourner, appelez la Société de l’arthrite au 1-800-321-1433.
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