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La spondylarthrite ankylosante (SA) est une forme de rhumatisme inflammatoire chronique, caractérisée par une atteinte des articulations vertébrales. Le signe le plus caractéristique de la SA est une atteinte des articulations à la base de la colonne vertébrale, là où elle s'unit au bassin, c'est-à-dire les articulations sacro-iliaques.
L'évolution de la maladie est très variable, et bien que certaines personnes ne présentent que des crises de douleur lombaire passagères, d'autres éprouvent une douleur lombaire intense et chronique qui, avec le temps, cause une ankylose vertébrale dont la gravité varie. Dans presque tous les cas, la maladie est caractérisée par des crises douloureuses aiguës suivies de rémissions, c'est-à-dire des périodes où le patient se sent bien.
Au cours des années, la spondylarthrite ankylosante a été désignée par différents noms, notamment spondylite de Marie-Strümpell (les premiers scientifiques à avoir décrit la maladie), maladie de l'homme de marbre, ankylose de la colonne vertébrale, spondylite ankylosante; ou encore pelvi-spondylite rhumatismale (PSR)
La SA fait partie de la famille des maladies qui s'attaquent à la colonne vertébrale. On appelle ces maladies les spondylarthropathies. En plus de la SA, elles comprennent le syndrome de Reiter, certaines formes de rhumatisme psoriasique et la maladie intestinale inflammatoire.

La SA est trois fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. Elle se manifeste, en général, chez des sujets jeunes, entre l'âge de 15 et 30 ans. La maladie peut également survenir chez des sujets plus jeunes. Chez le sujet très jeune, cependant, elle apparaît sous une forme légèrement différente puisque la douleur initiale affecte les talons, les genoux et les hanches, et non la colonne vertébrale. Il est rare que la SA se révèle chez une personne âgée de plus de 40 ans.

La douleur au dos est le plus souvent sourde et
diffuse, plutôt que vive et localisée. Elle siège généralement profondément dans
la fesse, parfois d'un seul côté, parfois des deux. En plus de la douleur
fessière, le patient ressent parfois une douleur à la partie supérieure du dos,
entre les omoplates ou au niveau de la nuque.
Dans des cas plus
rares, la douleur n'apparaît pas d'abord dans la colonne vertébrale; elle peut
toucher la hanche, le genou, ou l'épaule. En l'absence de douleur au dos, le
diagnostic peut être difficile parce qu'à ce stade initial, la SA peut
ressembler à certaines autres formes d'arthrite.
Lorsqu'il y a inflammation, la région affectée est douloureuse. Pour éviter la douleur, le patient tend naturellement à s'incliner vers l'avant parce que le fait de redresser le dos vers l'arrière provoque de la douleur. Malheureusement, s'il prend l'habitude de garder son dos voûté, il risque d'adopter une mauvaise posture; si l'ankylose s'installe, le squelette se fige dans une mauvaise position. En outre, lorsqu'il se couche, le patient a tendance à se replier vers l'avant parce que cette position est plus confortable.
Si l'inflammation associée à la SA n'est pas maîtrisée, elle s'aggrave et entraîne des altérations osseuses de la colonne vertébrale. De petites excroissances osseuses, secondaires à l'inflammation, se forment sur les bords des vertèbres qui peuvent finir par se souder entre elles. Lorsque ce phénomène se produit, les vertèbres touchées deviennent rigides et immobiles. La colonne vertébrale compte 24 vertèbres distinctes, mais si deux d'entre elles perdent de leur mobilité, la fonction vertébrale est compromise. Si l'ankylose en touche encore un plus grand nombre, une invalidité progressive risque de s'installer.
Il faut bien sûr prévenir la rigidité vertébrale, mais une invalidité encore plus grave menace le patient lorsque la SA frappe la hanche, le genou ou l'épaule. L'articulation de la hanche est assez souvent atteinte, et la maladie peut évoluer au point de former des lésions articulaires, ce qui en restreint la mobilité et cause de la douleur. Au stade final, une telle atteinte de la hanche exige souvent un remplacement total de cette articulation.
Les
articulations touchées
Les articulations les plus souvent touchées par la SA
sont les sacro-iliaques, c'est-à-dire celles situées dans les fesses. La région
lombaire est souvent atteinte, de même que les vertèbres au milieu du dos
(colonne dorsale) et celles du cou (colonne cervicale).
Parmi les
articulations autres que celles de la colonne vertébrale, c'est celle de la
hanche qui est le plus fréquemment atteinte et, à un degré moindre, celles du
genou et de l'épaule. Les petites articulations de la main, du pied, du poignet
et de la cheville sont rarement touchées.
Les articulations qui se trouvent entre les côtes et la
partie postérieure de la colonne vertébrale, de même qu'entre les côtes et le
sternum à l'avant, peuvent devenir douloureuses et ankylosées. La raideur de ces
articulations peut diminuer la capacité d'expansion de la cage
thoracique.
Iritis
(Inflammation de l'iris)
Les sujets atteints de S.A sont beaucoup plus susceptibles
de présenter des épisodes d'iritis (une inflammation de l'iris). Dans l'iritis,
l'œil devient douloureux et irrité. Les personnes atteintes disent souvent
qu'elles ont l'impression qu'on vient de leur lancer une poignée de sable dans
l'œil. Certains signalent parfois une plus grande sensibilité à la lumière.
Cette inflammation est en général traitée avec des gouttes ophtalmiques.
Aortite
Il existe aussi un risque d'inflammation du segment
de l'aorte près du cœur. Le médecin auscultera donc votre cœur de temps à autre.
Cependant, la survenue d'une aortite est assez rare.

La SA a tendance à survenir plus fréquemment dans certaines familles. Tout comme nous héritons de nos parents leurs cheveux blonds ou leurs yeux bleus, nous héritons aussi de leur groupe tissulaire. Le système qu'on utilise pour classer les groupes tissulaires est appelé 'système d'histocompatibilité HLA' (Human Lymphocyte Antigen). Le groupe HLA B27 (un groupe tissulaire) est présent chez seulement 6 % de la population générale, mais il est détecté chez près de 93 % des personnes atteintes de SA.
Bien que le groupe HLA B27 ne soit pas la cause de la SA, il rend les sujets porteurs de ce gène plus susceptibles d'être atteints de cette maladie. C'est pourquoi on observe une fréquence plus élevée de SA dans certaines familles. Le fait d'appartenir à ce groupe tissulaire ne signifie pas qu'on sera atteint de la maladie; cela signifie seulement que le risque est plus grand. Quant au facteur qui déclenche plus tard la constitution de la SA, il est actuellement le sujet de nombreuses recherches. Les chercheurs examinent également la thèse selon laquelle d’autres gènes du système immunitaire joueraient un rôle dans l’apparition de la SA, peut-être par une interaction avec un facteur environnemental.

Le diagnostic est fondé sur la présence de plusieurs
caractéristiques. Les principales sont la manifestation initiale de la douleur,
les régions touchées, les heures de la journée où la douleur est la plus
intense. Chez un sujet jeune, la mise en évidence de points douloureux dans
certaines parties du pied, du talon, du genou et de la hanche peut évoquer un
diagnostic de SA Comme la SA touche souvent des sujets masculins jeunes, elle
peut passer pour une entorse lombaire (tour de rein).
Toutefois, la
maladie atteint généralement les articulations sacro-iliaques, du côté droit ou
gauche ou les deux, dans la région fessière. Malheureusement, les signes
radiologiques d'altérations des articulations sacro-iliaques ne sont pas
présents au début de la maladie. Une radiographie faite au stade initial risque
donc d'être négative. Avec le temps, cependant, les articulations sacro-iliaques
subissent des modifications observables à la radiographie. Outre les changements
radiologiques de ces articulations, on observe parfois des modifications du bord
de certaines vertèbres.
Il n'existe pas d'analyse de sang spécifique du
diagnostic de la SA, mais certains tests sanguins peuvent apporter de
l'information utile. Le cas échéant, votre médecin peut décider de vous faire
subir une analyse sanguine qui consiste à évaluer la vitesse de sédimentation
globulaire (VSG) et indique la présence ou l’absence d’inflammation dans
l’organisme.Cette analyse peut aider à déterminer si votre douleur est
attribuable à une inflammation ou à autre chose.
Votre docteur peut également effectuer un typage cellulaire pour savoir si vous êtes porteur de l’antigène HLA-B27. Cette analyse aide à établir un diagnostic précoce de la SA, mais la présence de l’antigène HLAB27 ne signifie pas nécessairement que vous avez cette maladie. On peut en outre vous faire passer des radiographies pour vérifier si les articulations inférieures de votre colonne vertébrale (articulations sacro-iliaques) présentent des lésions. Cependant, ces lésions surviennent lentement et ne sont pas toujours présentes aux premiers stades de la maladie.
Les médicaments
Les
anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
À faible dose, les AINS soulagent la douleur et, à plus forte dose, ils
soulagent l'inflammation. On peut se procurer des AINS, tels que l'AAS
(Aspirine, Anacine, etc.) et l'ibuprofène (Motrin IB, Advil, etc.), sans
ordonnance. Par contre, certains AINS ne peuvent être vendus que sur ordonnance,
comme par exemple, le Naprosyn, le Relafen, l'Indocid, le Voltaren, le Feldene
et le Clinoril. L'effet anti-inflammatoire des AINS et de l'AspirineMD est
sensiblement le même lorsqu'on prend la dose complète, mais le soulagement peut
varier d'une personne à une autre et d'un médicament à l'autre. Prendre plus
d'un AINS à la fois accroît la possibilité d'effets secondaires, en particulier
de maux d'estomac comme les brûlures d'estomac, les ulcères et les saignements.
Les personnes qui prennent ces médicaments devraient songer à prendre aussi un
médicament pour protéger leur estomac, tel que le misoprostol
(Cytotec).
Les anti-rhumatismaux
à action lente (ARAL)
Les ARAL
sont souvent prescrits pour soulager les symptômes sévères de la SA. Ces
médicaments sont conçus pour empêcher l’AS de s’aggraver, mais ils ne réparent
pas les lésions permanentes des articulations. Il faut ordinairement prendre un
ARAL pendant plusieurs mois avant de noter une diminution de
l’inflammation.
Les ARAL les plus courants sont le méthotrexate et la sulfasalazine. Les ARAL sont souvent prescrits avec d’autres médicaments comme les AINS. Les effets secondaires courants des ARAL sont les lésions muqueuses de la bouche, la diarrhée et la nausée. Ces médicaments peuvent agir sur la douleur et l’enflure aux mains et aux pieds, mais leur efficacité contre l’inflammation de la colonne vertébrale n’a pas été démontrée.
La cortisone
En cas de douleur intense et de
forte inflammation, le médecin peut injecter un puissant antiinflammatoire nommé
corticostéroïde directement dans l’articulation touchée. La cortisone est une hormone naturelle sécrétée par l'organisme. Son rôle
est de réduire l'inflammation et le gonflement. Les corticostéroïdes sont
une forme de cortisone fabriquée en laboratoire et ressemblent de près à la
cortisone. Une seule injection peut procurer un soulagement presque
immédiat lorsque l'articulation est douloureuse, gonflée et enflammée.
Cependant, ce type de traitement ne peut être administré que périodiquement, car
un excès de corticostéroïde peut affaiblir le cartilage et l’os.
Les modificateurs de la réponse biologique
(MRB)
Les MRB sont des ARAL composés de protéines génétiquement
modifiées. Ils sont conçus pour bloquer des éléments précis du système
immunitaire, appelés cytokines, qui jouent un rôle dans la SA. Les MRB les plus
courants ciblent une de deux cytokines importantes, le facteur de nécrose des
tumeurs (TNF) ou l’interleukine-1 (IL-1). Les MRB sont souvent utilisés pour
traiter la polyarthrite rhumatoïde. Or, selon des études récentes, ces
médicaments peuvent également atténuer les signes et les symptômes de la SA chez
certaines personnes. En effet, contrairement aux ARAL classiques, les
traitements biologiques se sont révélés efficaces non seulement contre
l’atteinte des articulations des mains et des pieds, mais aussi contre celle de
la colonne vertébrale, caractéristique de la SA. Les MRB atténuent rapidement
l’inflammation et peuvent être pris avec d’autres types de médicaments, par
exemple les ARAL. Selon le MRB prescrit, l’administration se fait par injection
à la maison ou par perfusion intraveineuse en clinique. Ce type de médicament
entraîne parfois des effets secondaires, par exemple une réaction cutanée
mineure au point d’injection, des maux de tête, des étourdissements, un
rhume, une infection sinusale, des nausées et des diarrhées. Si votre médecin
vous prescrit un traitement biologique, il ou elle vous en expliquera tous les
autres effets secondaires possibles.
Au moment, Enbrel, Humira, Remicade et Simponi venaient d’être homologués pour l’indication précise de la SA. Si votre médecin vous prescrit un traitement biologique pour votre SA, il ou elle vous expliquera la différence entre les médicaments de cette catégorie .
Que dois-je savoir d’autre sur les
traitements biologiques?
Les précautions
Les traitements biologiques affaiblissent le système immunitaire, ce qui
peut réduire quelque peu la capacité de l’organisme à combattre les infections.
Si vous avez souvent des infections, informez-en votre médecin. Si vous avez de
la fièvre ou si vous avez ou croyez avoir une infection, cessez de prendre votre
médicament et appelez votre médecin. Avant de vous prescrire un traitement
biologique, votre médecin doit vérifier si vous
avez certains types
d’infection comme la tuberculose.
Le coût des
traitements
Le coût des
traitements biologiques est élevé, pouvant varier de 15 000 à plus de 25 000 $
par année. Selon le type d’assurance que vous souscrivez, vos traitements
peuvent être couverts entièrement ou seulement en partie. En général, les
régimes d’assurance provinciaux et les compagnies d’assurances privées exigent
que les clients essaient les traitements classiques avant d’accepter de
rembourser le coût d’un traitement biologique.
Le médicament qui sera le plus efficace dans votre cas est celui qui maîtrisera le mieux la douleur. N'oubliez pas : cela ne signifie pas que la douleur disparaîtra complètement. Si le traitement permet de la réduire de 75 %, c'est peut-être un résultat satisfaisant dans votre cas. Aidez votre rhumatologue à trouver un médicament qui vous soulage bien.
Un mot sur l’innocuité des
médicaments
La
Société de l'arthrite travaille depuis plusieurs années à faire valoir la
nécessité d’une surveillance efficace des nouveaux médicaments après leur
homologation et leur mise en marché. Ces démarches ont favorisé la déclaration
et l’examen des effets secondaires ainsi que l’adoption de mesures préventives.
Pour obtenir des informations à jour sur les médicaments homologués au Canada,
consultez la page http://www.arthrite.ca/conseils/medicaments.
Tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires, qu’ils soient pris seuls ou avec des produits hytopharmaceutiques, des médicaments grand public ou d’autres médicaments sur ordonnance. Il est donc important de discuter avec son médecin des avantages et des effets secondaires potentiels de chaque médicament qu’on envisage de prendre.
La Direction des produits de santé commercialisés (DPSC) de Santé Canada a créé récemment le site Web MedEffet. Ce site, dont le nom et l’emplacement sont faciles à retenir et à trouver, donne un accès centralisé aux informations les plus récentes en matière d’innocuité des produits de santé. MedEffet vise également à simplifier et à accélérer le plus possible l’établissement et la transmission de rapports d’effets indésirables par les professionnels de la santé et les consommateurs. Ce site sert enfin à faire valoir l’importance de la déclaration des effets indésirables, laquelle permet d’identifier et de communiquer les risques associés à certains médicaments ou produits de santé. Pour en savoir plus, visitez le site MedEffet à l’adresse http://www.santecanada.gc.ca/consultationmedeffet ou composez le numéro sans frais 1-866-234-2345.
Exercice
L’exercice est très important pour les personnes atteintes de SA, car il maintient la mobilité des articulations, fortifie les muscles et atténue la douleur et la raideur. Il faut faire de l’exercice pour trois grandes raisons :
Votre physiothérapeute vous enseignera un programme d'exercices pour accroître l'amplitude des mouvements du cou, de la colonne dorsale et de la colonne lombaire; vous devrez faire ces exercices quotidiennement. Vous ne les ferez pas nécessairement tous chaque jour, mais vous en ferez un peu chaque jour pour préserver votre mobilité vertébrale. Vous devriez probablement accorder une attention particulière aux exercices qui mobilisent les articulations douloureuses; par exemple, si votre nuque est raide et douloureuse, vous devriez faire des exercices de mobilité non violents pour préserver l'amplitude des mouvements au niveau de la nuque.
À cause de la tendance du dos à se voûter et de la
raideur articulaire que cause cette position, les exercices de renforcement
musculaire ont pour but d'accroître la force des muscles qui nous aident à
maintenir une posture droite - les extenseurs ou muscles dorsaux. Ces exercices
sont le contraire de ceux qu'on prescrit aux personnes qui souffrent d'un mal de
dos ordinaire. Pour prévenir la raideur et les modifications de la posture, on
recommande de faire des étirements non violents.
Pour que
votre cage thoracique ne perde pas sa mobilité, on vous recommandera des
exercices respiratoires pour faciliter la mobilité des côtes et l'expansion
thoracique.
Pour faire vos exercices, choisissez le moment qui vous convient le mieux. La plupart des personnes atteintes de SA souffrent de raideur articulaire le matin, ce qui ne facilite pas la pratique des exercices. Si vous ressentez de la douleur, prenez un bain tiède avant de faire vos exercices.
En général, les sports sans sauts comme le vélo ou la natation présentent peu de risques et contribuent au maintien de la souplesse et de la forme physique.
La chaleur
L’application de chaleur sur une zone d’atteinte arthritique peut aider à décontracter les muscles endoloris et atténuer la douleur. Prendre une douche chaude le matin est une excellente façon d’atténuer la douleur et la raideur. Il faut toutefois éviter d’appliquer de la chaleur sur une articulation déjà enflammée pour ne pas aggraver les symptômes.
Protégez vos articulations
Protéger vos muscles et vos articulations veut dire vous en servir de façon à éviter de les soumettre à un trop grand stress. L'un des avantages que vous en tirerez sera d'avoir moins de douleur et moins de difficulté à accomplir les tâches que vous entreprendrez. Il existe trois grands principes pour protéger vos muscles et vos articulations :
Faites alterner travaux légers et travaux exigeants ou répétitifs, afin de réduire le stress sur les articulations endolories et de donner aux muscles affaiblis une occasion de se reposer.
Utilisez efficacement vos muscles et vos articulations en adoptant une position correcte pour éviter les efforts inutiles. Utilisez les articulations les plus grandes et les plus fortes pour porter de lourdes charges. Par exemple, utilisez une bandoulière au lieu d'un sac à main. Évitez de garder la même position trop longtemps.
Utilisez des outils pratiques, comme les cannes, les chariots à bagages, les chariots à épicerie et les manches de rallonge, qui faciliteront l'exécution de vos tâches quotidiennes. Dans la salle de bains, une main courante et un siège de toilette surélevé vous permettront d'économiser votre énergie et d'éviter les chutes.
Si vous êtes atteint de SA, il est important de dormir sur un matelas ferme qui vous offre un support suffisant pour maintenir un bon alignement des vertèbres - n'oubliez pas que vous passez huit heures par jour au lit. Un matelas mou ou un lit d'eau favorisent l'adoption de postures qui, sur une longue période, peuvent causer la courbure de la colonne vertébrale. Servez-vous d'un oreiller ou d'un support spécial pour maintenir votre tête dans une bonne position.
Accordez une attention particulière à votre posture pendant le jour, aux positions que vous adoptez pour exécuter vos tâches professionnelles. Etes-vous assis bien droit? Est-ce que l'écran de votre ordinateur est placé à une hauteur qui vous évite de vous pencher pour le regarder? Tenez-vous bien droit, et évitez de vous courber vers l'avant même si vous vous sentez plus confortable dans cette position. Apportez les changements nécessaires pour réussir à maintenir votre corps dans la position souhaitable. Soulagez votre douleur au moyen des médicaments, du repos et de l'application de chaleur, mais prenez soin de garder votre corps dans une bonne position.
Apprenez à vous détendre
L'apprentissage de stratégies de relaxation et d'adaptation est un moyen de mieux maîtriser votre arthrite et de voir les choses sous un jour plus positif. Essayez des exercices de respiration. Écoutez de la musique ou des cassettes de relaxation. Méditez ou priez. Une autre façon de se détendre est de s'imaginer en train de faire une activité agréable comme être étendu sur une plage ou assis devant un feu de foyer.
L’intervention chirurgicale
Quand la SA est rendue à un stade avancé, il peut être nécessaire de procéder à une intervention chirurgicale sur les articulations très endommagées. Cette opération consiste ordinairement à remplacer une articulation par une prothèse. Elle est pratiquée le plus souvent au stade de lésion ultime de l’articulation de la hanche, et s’appelle alors arthroplastie totale de la hanche. Elle peut atténuer la douleur et accroître la mobilité et la capacité fonctionnelle.

Le Groupe d’examen des études sur les maladies musculosquelettiques Cochrane (Cochrane Musculoskeletal Group, CMSG) est un regroupement spécialisé de chercheurs et de représentants des consommateurs appartenant à la Collaboration Cochrane. Cet organisme international sans but lucratif, qui a pour mission de favoriser la prise de décisions éclairées en matière de soins médicaux, effectue des examens des effets de divers soins de santé, en diffuse les résultats et les tient à jour.
Les membres du CMSG examinent les meilleures études disponibles afin de constituer les ensembles de données les plus fiables possibles au sujet des traitements pour l’arthrite. Ils étudient les données positives et négatives quant à l’efficacité et à la pertinence des traitements (médicaments, opérations, interventions pédagogiques, etc.) dans des circonstances précises. Ils en tirent des rapports d’examen qui sont versés dans la Bibliothèque Cochrane et mis à la disposition des professionnels de la santé du monde entier.
Pour les membres du public désireux de connaître les ensembles de données qui existent sur divers soins de santé afin de pouvoir prendre des décisions éclairées, le CMSG résume ses rapports dans des feuillets destinés aux consommateurs. Pour consulter les résumés de rapports sur la spondylarthrite ankylosante, rendez-vous à l’adresse www.arthrite.ca/cochrane.

Bien que la SA n'évolue pas de la même façon dans tous les cas, la plupart de ceux qui en sont atteints se portent bien et mènent une vie normale, même si quelquefois, certains changements doivent être apportés.
Quant aux personnes dont le travail exige de se pencher et de soulever des objets lourds, il leur faut parfois envisager de changer de travail.

En plus des symptômes physiques de l’arthrite, bon nombre de personnes font face aux défis additionnels associés à la maladie chronique. Apprendre des stratégies pour modifier vos activités quotidiennes en fonction de votre maladie vous donnera l’impression de redevenir maître de votre vie et vous fera voir les choses sous un jour plus positif. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, vous devez entretenir des rapports étroits avec vos médecins et vos thérapeutes et participer activement à votre traitement. À notre avis, c’est ce qu'il faut faire pour «mieux vivre» avec l’arthrite.
Plusieurs sources d’information vous sont offerte pour vous aider à apprendre à mieux maîtriser votre maladie, dont notamment :
Bien entendu, beaucoup d’autres ressources utiles sont offertes aux personnes atteintes d’arthrite. Si vous ne savez pas trop vers qui vous tourner, appelez la Société de l’arthrite au 1 800-321-1433.
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