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La Société de l'arthrite est toujours à l'affût des nouvelles canadiennes et internationales qui présentent un intérêt pour les personnes atteintes d'arthrite. Vous trouverez régulièrement de ces nouvelles dans notre rubrique Manchettes, destinée à vous tenir au courant de l’actualité en matière d’arthrite. Chaque article est suivi d’une note de source. Nous vous invitons par ailleurs à consulter la médiathèque de la Société de l’arthrite.

D’après une étude, la vitamine C aggraverait l’arthrose du genou chez des animaux
(Affiché le 14 juillet 2004)

D’après les résultats d’une nouvelle étude menée par des chercheurs du centre médical de l’université Duke, de Durham en Caroline du Nord, des doses élevées de vitamine C aggravent l’arthrose du genou spontanée chez un modèle animal de la maladie. Ces résultats contredisent ceux des études antérieures de courte durée menées chez des cobayes et ceux d’une étude épidémiologique réalisée chez des humains qui laissaient présager que la vitamine C protégerait contre l’arthrose, selon les déclarations de l’investigatrice principale, la Dre Virginia Kraus, professeure agrégée de médecine au centre médical de l’université Duke.

Dans l’étude menée à l’université Duke, les chercheurs ont administré à des cobayes – qui ont contracté une arthrose du genou de façon remarquablement semblable à ce qui se passe chez les humains – des doses faibles, moyennes et élevées de vitamine C pendant huit mois. Ils ont observé plus de dommages au cartilage et d’excroissances osseuses en forme de bec de perroquet dans les articulations des genoux des cobayes ayant reçu les doses élevées que dans les groupes ayant pris les doses moyennes et faibles. En examinant ces excroissances, les chercheurs ont trouvé une explication possible du lien qui existerait entre la vitamine C et l’arthrose. Ils ont en effet découvert dans ces excroissances une protéine qui favorise leur formation et qui peut être activée par la vitamine C.
Cette étude ayant mis en lumière les effets négatifs potentiels de la prise prolongée de suppléments de vitamine C, les adultes ne devraient pas consommer plus que l’apport nutritionnel de référence (ANREF) pour cette vitamine, conseille la Dre Kraus. Cet ANREF est de 90 milligrammes par jour pour les hommes et de 75 milligrammes par jour pour les femmes. Une alimentation comprenant cinq portions quotidiennes de fruits et de légumes fournit environ 200 mg par jour de vitamine C.

« Il est possible qu’une brève exposition à des concentrations élevées de vitamine ait des effets antioxydants tout en ne causant que peu d’effets secondaires, alors qu’une exposition prolongée se traduit par des effets nocifs », précise la Dre Kraus. « Il faudrait mener chez les humains un essai clinique contrôlé à répartition aléatoire pour résoudre définitivement la question de la dose de vitamine C nuisible », ajoute-t-elle.

Les propriétés antioxydantes de la vitamine C ont été avancées comme une explication possible des premiers résultats positifs obtenus, car les radicaux libres ont la capacité de détruire le collagène et le protéoglycane, une protéine du tissu conjonctif. Il a également été démontré que la vitamine C aide à la synthèse du collagène et qu’elle stimule la production de ses principales composantes. Les chercheurs de l’université Duke ont en fait établi un lien entre des concentrations élevées de vitamine C et une augmentation de la production de collagène. Toutefois, ils ont aussi observé une forte corrélation entre la dose de vitamine C et la gravité de la maladie, notamment pour ce qui est du nombre et de la taille des ostéophytes, qui sont des excroissances osseuses se développant à l’articulation du genou.

Les chercheurs ont isolé presque exclusivement dans les ostéophytes une importante protéine participant à la croissance osseuse appelée facteur de croissance transformant bêta actif. Comme l’explique la Dre Kraus, cette protéine cause une dégénérescence articulaire et la formation d’excroissances osseuses, et la vitamine C peut la faire passer d’un état inactif à un état actif. Elle ajoute que cette conversion signifie que la capacité de la vitamine C à améliorer la synthèse du collagène et à activer le facteur de croissance transformant bêta expliquerait peut-être pourquoi des cobayes ayant reçu des doses élevées de vitamine C ont vu leur arthrose s’aggraver.

Les résultats de cette étude commanditée par les National Institutes of Health des É.-U. et la Arthritis Foundation ont été publiés dans le numéro de juin 2004 de la revue Arthritis & Rheumatism.

 


Des chercheurs américains amorcent une étude sur la greffe de cellules souches pour traiter le lupus grave réfractaire
(Affiché le 12 juillet 2004)

Des chercheurs des National Institutes of Health (NIH), un organisme du Department of Health and Human Services des É.-U., ont entrepris une étude d’une durée de cinq ans pour vérifier si la greffe de cellules souches hématopoïétiques (des cellules souches se trouvant dans la moelle osseuse) arrive à produire une rémission prolongée chez les patients atteints de lupus grave réfractaire. Cette étude comportera un volet de recherche fondamentale dans lequel on examinera le rôle des lymphocytes B et T, deux types de globule blanc présents dans le système immunitaire, dans le déclenchement des symptômes de lupus.

Dans cette étude pilote, 14 patients âgés de 15 à 40 ans subiront une greffe de cellules souches, intervention durant laquelle on retirera leurs propres cellules souches de leur moelle osseuse. Ces cellules, qui se transformeront dans l’organisme en différents types de cellule sanguine et immunitaire, seront ensuite extraites, puis « nettoyées ». Après l’administration d’un traitement immunosuppresseur pour détruire les cellules immunitaires responsables de leur maladie, on réinjectera aux patients les cellules souches dans la moelle osseuse. Ces cellules souches repeupleront ensuite la moelle osseuse et l’organisme pour assurer un meilleur fonctionnement du système immunitaire.

Le traitement initial nécessitera plusieurs visites à la clinique externe, suivies de deux semaines d’hospitalisation. Les patients devront se présenter à des visites de suivi tous les mois pendant six mois, puis tous les trois mois pendant deux ans et enfin une fois par année pendant le reste de l’étude. À la fin du traitement, les chercheurs évalueront s’il a produit une rémission de la maladie, sans récidive et de manière prolongée, pendant 24 mois.

« Un grand nombre de patients atteints de formes graves de lupus ne disposent que de quelques options de traitement qui n’apportent parfois qu’un soulagement temporaire des symptômes sans faire régresser la maladie. Dans leur cas, la greffe de cellules souches pourrait se révéler prometteuse pour rétablir le fonctionnement du système immunitaire », déclare le Dr Stephen I. Katz, directeur du National Institute of Arthritis and Musculoskeletal and Skin Diseases (NIAMS) des NIH.

Selon le NIAMS, les formes graves de lupus peuvent avoir des effets dévastateurs pour les patients, causant douleur, fatigue, dépression et, dans certains cas, une mort prématurée. Les patients qui participeront à cette étude doivent avoir été traités sans succès par des doses élevées d’immunosuppresseurs, des agents qui diminuent le fonctionnement du système immunitaire. Les chercheurs pensent qu’en associant un traitement immunosuppresseur à une greffe de cellules souches, ils parviendront à « créer » un nouveau système immunitaire qui ne s’attaquera pas aux cellules saines de l’organisme.

En plus de mener l’étude clinique, les chercheurs examineront le fonctionnement des lymphocytes B et T chez les patients atteints de lupus. Des études antérieures ont montré que des lymphocytes T déréglés, qui régulent le système immunitaire lorsqu’ils fonctionnent normalement, alliés à des lymphocytes B hyperactifs, qui ciblent à la fois les cellules saines et étrangères, sont responsables du processus auto-immun qui caractérise le lupus. Les chercheurs compareront l’activité des lymphocytes B et T extraits de la moelle osseuse des patients avant la greffe de cellules souches à celle des lymphocytes B et T qui repeupleront le « nouveau » système immunitaire après le traitement. Ils tenteront de découvrir les propriétés cellulaires qui seraient responsables de la réponse immunitaire anormale observée dans les cas de lupus. Les études sur les lymphocytes B seront réalisées par des scientifiques du NIAMS alors que celles qui porteront sur les lymphocytes T seront du ressort de chercheurs du National Cancer Institute.

Des chercheurs du National Institute of Neurological Disorders and Stroke et du National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases collaboreront à ce projet, en se penchant respectivement sur le système nerveux central et l’atteinte rénale des patients atteints de lupus. « Cette étude est un exemple de ce qu’il est possible d’accomplir lorsque des scientifiques de diverses disciplines combinent leurs ressources et leur expérience pour améliorer le devenir des patients », déclare le Dr Katz 



Un registre américain des recherches sur la santé des femmes vise à améliorer la santé des futures générations de femmes
(Affiché le 9 juillet 2004)

Au cours des cinq prochaines années, on s’attend à ce que plus de 10 000 femmes de la Californie s’inscrivent au registre des recherches sur la santé des femmes mis sur pied par le centre médical Cedars-Sinai. Ce registre vise à combler un besoin, à savoir la sous-représentation des femmes dans les essais cliniques. Ces derniers sont des études de recherche qui sont menées pour évaluer de nouveaux concepts, médicaments ou traitements. Pour aider les femmes à améliorer leur santé actuelle et future, le centre médical Cedars-Sinai a créé cette base de données de renseignements sur la santé en espérant qu’elle deviendra un outil essentiel dans la recherche de méthodes nouvelles et améliorées de diagnostic et de traitement de maladies touchant les femmes.
 
Le centre médical Cedars-Sinai, qui est situé à Los Angeles, explique que pendant de nombreuses années les essais cliniques ne comptaient pas de femmes car on présumait qu’un traitement efficace chez les hommes le serait également chez les femmes. Ce n’est que depuis les dix dernières années que les scientifiques ont commencé à découvrir des différences biologiques et physiologiques majeures entre les deux sexes.
 
Selon la Dre Noel Bairey Merz, directrice du registre, du centre de réadaptation et de prévention cardiaque et du programme sur la santé des femmes du Cedars-Sinai, « les recherches comparatives entre les sexes montrent que les médicaments et les maladies pourraient avoir des effets différents selon le sexe du patient et que certains agents ou traitements ne seraient pas aussi efficaces chez les femmes qu’ils le sont chez les hommes. [Le] registre a été établi pour mieux équilibrer le nombre d’hommes et de femmes qui participent aux essais cliniques. »
 
Elle ajoute que les traitements utilisés contre bon nombre de troubles de santé affectant tant les hommes que les femmes ont été mis au point et testés principalement chez des hommes. Ce fait prend toute son importance à la lumière des données qui montrent que les maladies cardiaques tuent chaque année 50 000 plus de femmes que d’hommes, que les fumeuses sont plus susceptibles de contracter un cancer du poumon que les fumeurs et que trois personnes sur quatre atteintes d’une maladie auto-immune comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus sont des femmes. 
 
« Nous recherchons des femmes ayant des origines et des antécédents divers, atteintes ou non de maladie, qui envisageraient la possibilité de participer à des études de recherche, mentionne la Dre Bairey-Merz. Les femmes représentent 51 % de la population mais, étonnamment, nous en savons très peu sur leur santé et leur vieillissement. Le registre permettra à des investigateurs qualifiés de trouver des participantes potentielles à leurs études et, à long terme, contribuera à l’évolution de la médecine », déclare-t-elle. 

 


La Société d’arthrite entreprend la réalisation de ses priorités de recherche
(Affiché le 30 juin 2004)

Le 18 juin 2004, le conseil d’administration national de La Société d’arthrite a adopté une nouvelle orientation stratégique pour la recherche sur l’arthrite et allouera jusqu’à 500 000 $ par année, sur cinq ans, pour la création du premier Centre d’excellence en recherche de la Société d’arthrite.
 
Le nouveau centre seront à la fois multidisciplinaires et interprovinciaux. Le financement commencera au cours de l’année budgétaire 2005-2006. Cet engagement vient s’ajouter aux crédits alloués à l’actuel programme de recherche et de perfectionnement professionnel.
 
La nouvelle stratégie de recherche et la nouvelle affectation de fonds devraient former le cadre de travail pour la concrétisation des priorités discutées lors de la conférence Les frontières des maladies articulaires inflammatoires (FMAI) tenue en mai 2004. Cette vision de la recherche a été élaborée par le Réseau canadien de l’arthrite (RCA) et l’Institut de recherche en santé du Canada (IRSC) en partenariat avec la Société d’arthrite. 
 
À la conférence Les frontières des maladies articulaires inflammatoires, des meneurs en recherche médicale, des cliniciens, des responsables des orientations politiques, des consommateurs (des patients) et des représentants de l’industrie pharmaceutiques ont eu l’occasion d’établir les priorités en matière de recherche sur les maladies articulaires inflammatoires qui touchent près de 300 000 Canadiens. Après trois jours de discussion sur les priorités individuelles et collectives, on a demandé à vingt participants de faire la synthèse des suggestions et d’élaborer un ensemble précis de priorités de recherche. Ces priorités, auxquelles on est à mettre la dernière main, seront intégrées aux appels de demandes de financement des chercheurs.
 
« Au cours des dernières années, le monde de la recherche a évolué pour devenir un paradigme radicalement différent », selon le Dr David Hart, président du comité consultatif scientifique de la Société d’arthrite (CCS). C’est pourquoi le comité a élaboré une nouvelle stratégie de recherche et a recommandé que la Société d’arthrite : 

  1. évolue vers un plan de recherche davantage intégré permettant la collaboration entre chercheurs de toutes disciplines, de toutes institutions et de toutes régions;
  2. délimite mieux les deux éléments fondamentaux du programme national de recherche, c’est-à-dire la formation clinique et la recherche. 

Bien que le plan de mise en œuvre de la nouvelle stratégie soit toujours en cours d’élaboration, le conseil d’administration national a accepté que la portion du programme de recherche relative à la main-d’œuvre clinique soit confiée au comité consultatif sur les soins de santé (CCSS). Le comité consultatif scientifique (CCS) continuera de superviser la recherche.
 
John Fleming, chef de la direction de la Société d’arthrite, a ajouté : « La nouvelle orientation stratégique harmonisera le programme de recherche de la Société d’arthrite avec les tendances internationales en recherche sur la santé. Comme dans le cas de la conférence Les frontières des maladies articulaires inflammatoires, cela nécessite de réunir scientifiques, cliniciens, professionnels paramédicaux et consommateurs. »
 
Tout au long de l’été et au début de l’automne, les membres du comité consultatif scientifique, en collaboration avec le comité consultatif sur les soins de santé, travailleront à concevoir une structure plus définie pour les Centres d’excellence en recherche de la Société d’arthrite ainsi qu’un plan de mise en œuvre.  Une fois ce travail terminé, les partenaires de la Société d’arthrite et les intervenants du milieu, y compris les membres des communautés scientifique et médicale, seront invités à nous faire part de leurs commentaires. Cette consultation devrait commencer en août et se poursuivre jusqu’à la fin de septembre. 

Cliquez ici pour obtenir le communiqué de presse en entier.



Un groupe de recherche américain sur la santé des femmes se mobilise pour combattre l’arthrite
(Affiché le 21 juin 2004)

Comparativement aux hommes, les femmes américaines sont davantage touchées par l’arthrite et sont affectées de façon disproportionnée par la douleur et la perte de mobilité provoquées par cette maladie chronique. En réponse à cette situation, un organisme de recherche sur la santé des femmes prend des mesures pour aider les 20 millions d’Américains et plus atteints d’arthrose, dont la plupart sont des femmes, à livrer bataille contre cette maladie.

À l’occasion d’une conférence de presse tenue à New York, la Society for Women's Health Research s’est joint à une personnalité de la télévision, Debbie Allen, qui est atteinte d’arthrite, pour lancer « Living Well With Arthritis », une campagne d’éducation publique sur les symptômes et la prise en charge de l’arthrose, la forme la plus courante d’arthrite.

La campagne vise à changer l’état d’esprit envahissant selon lequel l’arthrite n’est pas vraiment un problème de santé grave qui nécessite une attention publique accrue. Elle veut aussi s’attaquer à l’idée largement répandue voulant qu’on ne puisse pas faire grand chose pour atténuer la douleur et l’incapacité causées par l’arthrite. Bien que cette maladie rhumatismale ne puisse pas être guérie, on sait de plus en plus comment en soulager efficacement les symptômes.

« Le besoin de mobiliser les Américains pour qu’ils en apprennent davantage sur la douleur arthritique et son traitement n’a jamais été aussi grand », souligne Phyllis Greenberger, présidente-directrice générale de la Society for Women's Health Research. « Environ 60 % des personnes atteintes d’arthrite sont des femmes; il s’agit d’une maladie, parmi tant d’autres, qui est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Le simple fait d’expliquer que l’arthrite est une maladie qui peut être traitée efficacement encouragera les femmes à adopter une attitude plus proactive dans la recherche d’un diagnostic précoce et d’un traitement adéquat. »

L’organisme mettra de l’avant les observations issues des lignes directrices récemment publiées par le American College of Rheumatology* et la American Pain Society sur le traitement de l’arthrose. Ces lignes directrices, basées sur les principes de la médecine factuelle, recommandent de combiner l’exercice physique, la perte de poids et la prise d’analgésiques en vente libre pour traiter la douleur arthritique légère à modérée. Elles suggèrent également de commencer par un analgésique simple, comme l’acétaminophène, en raison de son efficacité, de son profil d’innocuité, de sa grande disponibilité et de son faible coût.

La campagne s’appuie sur de nouvelles données d’une enquête qui révèlent l’existence d’énormes lacunes en ce qui a trait aux connaissances sur l’arthrite et  sur la façon de traiter la douleur qui lui est associée. Réalisée auprès de 1 016 adultes âgés de 18 ans et plus par Harris Interactive pour le compte de la Society for Women's Health Research, cette enquête montre en effet que les Américains connaissent mal les symptômes de l’arthrite et quelles sont les personnes qui courent un risque d’être atteintes de cette maladie handicapante. D’après l’enquête, pour ce qui est du traitement de la douleur arthritique, même les répondants atteints de la maladie (40 % des personnes interrogées) en savent très peu sur les recommandations des experts et la nécessité de faire preuve de prudence lorsqu’on combine des médicaments anti-arthritiques et d’autres produits vendus avec ou sans ordonnance pour traiter d’autres troubles de santé.



Colombie-Britannique : Une campagne de collecte de 10 millions de dollars pour financer la découverte d’un remède à l’arthrite
(Affiché le 20 juin 2004)

Le progrès enregistré dans la compréhension des causes sous-jacentes à l’arthrite indique de plus en plus que la découverte d’un traitement permettant de guérir la maladie est en train de se réaliser. Poursuivant cet objectif, La Société d’arthrite, division de la Colombie-Britannique et du Yukon, a lancé cet été une campagne de collecte de fonds destinée à financer deux chaires de recherche en arthrite.

« Nous ne sommes pas très loin de la découverte d’un remède à la maladie, affirme le Dr Ross Petty, chef du service de rhumatologie au BC Children’s Hospital et du département de rhumatologie à l’université de Colombie-Britannique (C.-B.). Le remède est à notre portée, même si nous ne savons pas encore à quoi il ressemble. Car nos connaissances actuelles sur les mécanismes de cette maladie sont  beaucoup plus avancées qu’avant, notamment en ce qui concerne le déclenchement du processus de l’arthrite.»
 
Les deux chaires de recherche, qui seront créées à l’université de Colombie-Britannique, viseront particulièrement la recherche en rhumatologie pédiatrique, en protéomique et en génomique, l’objectif étant de permettre la compréhension de la causalité de la maladie.
 
L’arthrite touche actuellement un Canadien sur six et peut frapper n’importe qu’elle personne à tout âge et à tout moment. Selon les estimations, le nombre d’enfants atteints d’arthrite ou d’affections apparentées à cette maladie en Colombie-Britannique se situerait entre 2 000 et 5 000. En orientant leurs travaux de manière à comprendre comment  la maladie touche les enfants, les chercheurs mettent toutes les chances de leur côté pour en découvrir les causes.   
 
La chaire de recherche en rhumatologie pédiatrique portera le nom de Ross Petty en hommage au rhumatologue célèbre qui a été à l’origine de l’implantation, au sein de La Société d’arthrite, du premier programme global consacré à la rhumatologie pédiatrique au Canada. La chaire sera la première structure du genre au Canada bénéficiant d’une dotation et la deuxième au monde. La deuxième chaire à créer aura pour vocation de tirer avantage des progrès récents en matière de décodage du génome humain et de déterminer comment détecter les anomalies des structures géniques et protéiniques pouvant entraîner l’arthrite. Lorsque ces deux chaires verront officiellement le jour, le nombre de chaires de recherche axées sur l’arthrite au Canada sera porté à six, dont quatre créées par La Société d’arthrite à l’université de Colombie-Britannique.

« La Société d’arthrite concentre tous ses efforts sur des actions visant à améliorer la vie des personnes atteintes d’arthrite en leur offrant les moyens de prendre en charge la maladie de la meilleure façon possible, a affirmé Bill Langlois, directeur exécutif de la division de La Société d’arthrite en Colombie-Britannique et au Yukon. Nous sommes conscients que le moment est propice à la recherche sur l’arthrite et à l’exploitation des nouvelles connaissances issues de la recherche fondamentale. Nous voudrions réaliser le rêve que Mary Pack, la fondatrice de La Société d’arthrite, caressait il y a cinquante ans, celui d’un monde libéré de l’arthrite. »    
 

En plus de viser le financement des deux chaires, la campagne permettra de créer et de mettre en œuvre trois fonds de dotation commémoratifs, qui seront gérés par The Vancouver Foundation, consacrés aux soins, à l’éducation et à la recherche. Ces fonds de dotation assureront une stabilité financière à long terme qui profitera à la recherche originale, à l’éducation des patients et aux programmes destinés aux arthritiques.

Cliquer ici pour avoir accès au communiqué en entier.



En Ontario, l’accroissement du nombre d’interventions chirurgicales de remplacement des articulations réduira l’impact de l’arthrite
(Affiché le 11 juin 2004)

Le récent budget de l’Ontario annonçant un investissement ciblé dans la réforme des soins de santé devrait redonner espoir aux 1,7 million d’Ontariens vivant avec l’arthrite.
 
Le premier budget du gouvernement prévoit 2 340 remplacements d’articulation de plus par année ainsi que la mise sur pied de 150 équipes Santé familiale multidisciplinaires dans la collectivité. À long terme, le budget met l’accent sur la prévention des maladies et la promotion de la santé.
 
« Le gouvernement fait des pas dans la bonne direction », affirme Jo-Anne Sobie, directrice exécutive de la division de l’Ontario de la Société d’arthrite. « Nous militons pour que les personnes arthritiques aient un meilleur accès aux soins dès maintenant et pour la promotion d’un mode de vie sain comme moyen de réduire l’impact de l’arthrite à l’avenir. Le fait que le gouvernement réponde aux besoins des gens aux prises avec la douleur chronique, l’incapacité et la perte d’un travail en raison de l’arthrite nous encourage beaucoup. »
 
On estime qu’à tout moment, en Ontario, 28 500 patients attendent le remplacement d’une articulation et la très grande majorité de ces interventions sont dues à l’arthrite. Alors que le délai d’attente moyen pour le remplacement d’une articulation est d’un peu plus de trois mois, de nombreuses personnes attendent jusqu’à 18 mois.
 
« Il a été prouvé que les interventions de remplacement total des articulations diminuent efficacement la douleur et l’incapacité associées à l’arthrite au stade avancé », dit le Dr Robert Bourne, chef de la chirurgie orthopédique au London Health Sciences Centre et président de l’Ontario Joint Replacement Registry. « En augmentant la capacité du système à pratiquer davantage d’interventions de ce genre, nous permettrons à plus de gens de mener à nouveau une vie active et productive. »
 
Augmenter le nombre d’équipes multidisciplinaires de soins primaires devrait permettre de poser des diagnostics d’arthrite plus précoces et d’améliorer la prise en charge de l’arthrite dans la collectivité.
 
Le Dr Edward Keystone, rhumatologue à l’hôpital Mount Sinai de Toronto et chercheur de renommée mondiale dans le domaine de l’arthrite déclare : « Nous savons maintenant que si nous diagnostiquons et traitons de façon précoce l’arthrite inflammatoire chez les personnes qui en sont atteintes, nous pouvons ralentir et même, dans plusieurs cas, arrêter la progression de la maladie. »
 
Malgré les changements proposés, les personnes arthritiques ont encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir bénéficier d’un accès opportun et abordable aux soins dont elles ont besoin. « Les gens n’ont toujours pas accès aux médicaments dont ils ont besoin pour soigner leur arthrite », affirme Catherine Hofstetter, présidente de McGowan Fence & Supply Limited ainsi que de l’équipe de défense des intérêts des consommateurs de la Société d’arthrite de l’Ontario. Mme Hofstetter avait 36 ans lorsque les médecins on découvert qu’elle souffrait de polyarthrite rhumatoïde.  

 


Demande complémentaire d’autorisation de drogue nouvelle pour un médicament contre l’ostéoporose à prise mensuelle
(Affiché le 10 juin 2004)

Les compagnies pharmaceutiques Roche et GlaxoSmithKline ont récemment annoncé qu’elles avaient soumis une demande complémentaire d’autorisation de drogue nouvelle auprès de la Food and Drug Administration (FDA) des É.-U. pour leur nouvelle préparation à prise orale mensuelle de Boniva (ibandronate sodique), un bisphosphonate en comprimés indiqué pour le traitement et la prévention de l’ostéoporose postménopausique. La FDA avait approuvé la préparation à prise uniquotidienne en mai 2003. Toutefois, les deux compagnies ne commercialiseront le produit aux É.-U. qu’après avoir terminé la mise au point de préparations s’administrant moins fréquemment.
 
« Nous nous attendons à ce que Boniva soit le premier traitement de l’ostéoporose à prise mensuelle; il offrira ainsi une autre option thérapeutique qui pourrait se révéler plus pratique pour les femmes en postménopause atteintes d’ostéoporose », a déclaré George Abercrombie, président et chef de la direction de Roche.
 
« Nous sommes d’avis, a ajouté Chris Viehbacher, président de U.S. Pharmaceuticals, GSK, que la préparation de Boniva prise une seule fois par mois comblera le besoin d’un traitement à administration moins fréquente et qu’elle représentera une solution de remplacement commode dans cette classe thérapeutique de médicaments contre l’ostéoporose. »
 
En décembre 2001, Roche et GSK ont annoncé qu’ils mettraient au point et commercialiseraient conjointement Boniva pour le traitement et la prévention de l’ostéoporose postménopausique dans tous les pays, sauf au Japon.

 



Un chercheur et clinicien dans le domaine de l’arthrite parmi les 40 Canadiens performants de moins de 40 ans
(Affiché le 7 juin 2004)

Les Drs Jane Aubin et Robin Poole, codirecteurs scientifiques du Réseau canadien de l’arthrite, ont félicité récemment  l’un des membres du Réseau, le Dr Proton Rahman, pour s’être classé parmi les 40 Canadiens performants de moins de 40 ans.

Le concours 40 Canadiens performants de moins de 40 ans est un programme national fondé et géré par The Caldwell Partners dans le but de rendre hommage à nos leaders d’aujourd’hui et de demain et d’honorer les Canadiens et Canadiennes qui ont connu un important succès avant l’âge de 40 ans. Le programme vise à promouvoir le mentorat et le perfectionnement professionnel en présentant ces leaders au milieu des affaires et en les mettant en valeur comme modèles auprès des jeunes Canadiens et Canadiennes.

Le Dr Rahman, qui s’est récemment joint au Réseau, est professeur agrégé de médecine à l’université Memorial de St. John’s à Terre-Neuve et fait partie du personnel de rhumatologie au St. Clare’s Mercy Hospital de St. John’s. Il dirige l’équipe de recherche qui a mis en évidence de nouveaux gènes associés au rhumatisme psoriasique l’année dernière, découverte qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements ciblés.

La Dre Aubin a déclaré : « Nous sommes très fiers du Dr Rahman, qui a été reconnu pour son importante contribution à la science de l’arthrite, et heureux qu’il ait choisi de se joindre au Réseau. Nos membres sont impatients de collaborer avec lui afin d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’arthrite et de réduire le fardeau économique que représente cette maladie. »

« Le Réseau a attiré de jeunes chercheurs talentueux comme le Dr Rahman à un moment où il intensifie son travail en génétique et génomique dans le but d’étudier les processus morbides de l’arthrite et d’élaborer de possibles stratégies diagnostiques et thérapeutiques, a ajouté le Dr Poole. Les progrès réalisés en génétique nous rapprochent de la vision du Réseau qui est celle d’un monde sans arthrite. L’identification des causes génétiques conduisant à diverses formes d’arthrite nous rapprochera de la guérison de cette maladie. »

Le Réseau canadien de l’arthrite soutient la recherche et développement intégrés et transdisciplinaires. Il est le point de contact unique faisant le lien entre 145 chercheurs et cliniciens meneurs dans le domaine de l’arthrite au Canada, 45 établissements d’enseignement supérieur canadiens, la Société d’arthrite, les sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques et le gouvernement.

La Société d’arthrite a reconnu le Dr Rahman comme étant un chercheur prometteur dès le début de sa carrière et a appuyé son travail au cours des ans par le biais de son programme de recherche et de perfectionnement professionnel.



Une étude fait la lumière sur le lien entre la consommation d’alcool et l’augmentation du risque de goutte
(Affiché le 4 juin 2004)

Les résultats de la première étude épidémiologique de grande envergure évaluant la croyance ancestrale selon laquelle la consommation d’alcool accroît le risque de goutte ont récemment été publiés dans un numéro de The Lancet. Une étude prospective portant sur près de 50 000 sujets masculins a révélé que la consommation de bière était plus probablement liée à l’apparition de la goutte que celle des alcools forts, tandis qu’une consommation raisonnable de vin n’avait pas de lien avec le risque de présenter cette maladie.
 
La consommation d’alcool provoque une hyperuricémie (augmentation de la production d’acide urique) qui déclenche la goutte, lorsque l’acide se dépose dans les articulations. On soupçonnait le lien entre la consommation d’alcool et le risque de goutte depuis des temps anciens, mais il n’avait pas été confirmé de façon prospective. De plus, les niveaux de risque de goutte associés aux différents types de boissons alcooliques n’avaient pas été évalués.
 
Hyon K Choi du Massachusetts General Hospital de Boston et ses collaborateurs ont évalué de façon prospective la consommation d’alcool et l’incidence de la goutte chez 47 000 sujets masculins appartenant au corps médical sur une période de 12 ans. 730 cas de goutte ont été confirmés pendant toute la période de l’étude. On a évalué la consommation d’alcool et la quantité consommée sur la base de la teneur habituelle en éthanol des boissons alcooliques : 12,8 g pour une canette de bière, 11,0 g pour un verre de vin et 14,0 g pour une dose d’alcool fort.
 
Par rapport à la non-consommation de boissons alcooliques, la consommation d’alcool a été reliée au risque de goutte, et ce, de façon proportionnelle : pour une consommation quotidienne comprise entre 10 et 15 g, le risque augmente de près de 30 %, pour une consommation quotidienne comprise entre 15 et 30 g, il augmente de près de 50 %, pour une consommation quotidienne comprise entre 30 et 50 g, il double presque et pour une consommation quotidienne supérieure à 50 g, il est multiplié par 2,5.
 
Il a été démontré que la consommation de bière était la plus étroitement liée au risque de goutte, celle d’alcools forts, la moins étroitement liée, alors que la consommation modérée de vin n’avait pas de lien avec l’augmentation du risque de goutte.
 
Voici les commentaires du docteur Choi : « Nous avons relevé des différences dans le risque de goutte associé à trois types de boissons alcooliques. Le fait de boire deux bières par jour ou davantage a fait augmenter le risque de goutte de 2 à 5 fois, comparativement à la non-consommation de bière, tandis que la même fréquence de consommation d’alcools forts a multiplié ce risque de 1 à 6 fois, comparativement à la non-consommation d’alcools forts. Dans la même veine, la bière a fait augmenter le risque de goutte par portion quotidienne plus de deux fois plus que les alcools forts, et ce, même si la teneur en alcool par portion était plus faible pour la bière que pour les alcools forts. En outre, la consommation quotidienne de deux verres de 4 oz (0,12 l) de vin ou davantage n’a pas été reliée à une augmentation du risque de goutte. Ces résultats permettent de penser que certains des éléments non alcooliques présents en quantité variable dans ces boissons jouent un rôle important dans l’incidence de la goutte. Une piste à suivre serait le taux variable de purine dans chacune de ces boissons alcooliques. La bière est la seule boisson alcoolique reconnue pour afficher un taux élevé de purine.  Par conséquent, l’effet que produit la purine ingérée, en buvant de la bière, sur l’acide urique dans le sang pourrait suffire à faire augmenter l’effet hyperuricémique de l’alcool lui-même, produisant un risque plus important de provoquer la goutte que les alcools forts ou le vin. Nous ne savons pas encore si la bière recèle d’autres facteurs de risque non alcooliques, ni si le vin renferme des éléments protecteurs. »  

 



Maladies cardiaques et affections auto-immunes : mise en évidence d’un lien réciproque
(Affiché le 2 juin 2004)

Les maladies auto-immunes, comme la polylarthrite rhumatoïde et le lupus, sont liées à un risque accru d’athérosclérose et de cardiopathies. Dans un article publié dans The Journal of Experimental Medicine, le Dr  Kenneth Walsh, du département de cardiologie moléculaire de l’école de médecine de l’université de Boston, et ses collègues font état d’un nouveau modèle murin (une souris) qui révèle que l’inverse est également vrai : l’athérosclérose peut faire empirer l’affection auto-immune.

Selon ces chercheurs, les patients atteints d’affections auto-immunes, chez qui le système immunitaire s’attaque à leurs propres tissus, présentent des taux élevés de dépôts lipidiques (ou lésions athérosclérotiques) dans les vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une maladie cardiaque. En vue d’étudier le lien existant entre ces affections, les auteurs ont croisé une souris prédisposée à l’atteinte auto-immune avec une autre présentant une athérosclérose, créant ainsi une souche susceptible aux deux maladies.

Chez les souris issues de cette souche, les dépôts lipidiques vasculaires étaient plus importants que chez la souche parentale atteinte d’athérosclérose. Conclusion : comme chez les humains, l’affection auto-immune aggrave la maladie cardiaque, une observation qui corrobore l’hypothèse émise sur le rôle des cellules du système immunitaire dans la formation des lésions athérosclérotiques.

Les auteurs ont également constaté, non sans surprise, que l’athérosclérose exacerbe l’atteinte auto-immune. Les souris de la descendance présentaient des symptômes auto-immuns plus graves que ceux observés chez la souche parentale uniquement susceptible à l’affection auto-immune. Les symptômes ont même empiré lorsque les souris ont été soumises à un régime alimentaire riche en lipides, ce qui n’est pas sans rappeler des habitudes alimentaires courantes dans les pays occidentaux.   

Selon un communiqué de l’université, la maladie auto-immune peut s’expliquer par une élimination déficiente des cellules mortes, soumises au continuel recyclage biologique ayant lieu dans l’organisme humain. L’accumulation de ces débris cellulaires pourrait être responsable de la réponse immunitaire dirigée contre « le soi ». Les souris hybrides présentaient un taux élevé de ces débris.

Le Dr Walsh et ses collaborateurs pensent que les lipides oxydés entraînant l’athérosclérose empêchent aussi l’évacuation des déchets de cellules mortes, ce qui déclencherait le phénomène auto-immun. Cette étude laisse entendre que les patients atteints de maladies auto-immunes pourraient tirer profit d’une alimentation faible en matières grasses. 



En Ontario, l’accroissement du nombre d’interventions chirurgicales de remplacement des articulations réduira l’impact de l’arthrite
(Affiché le 31 mai 2004)

Le récent budget de l’Ontario annonçant un investissement ciblé dans la réforme des soins de santé devrait redonner espoir aux 1,7 million d’Ontariens vivant avec l’arthrite.
 
Le premier budget du gouvernement prévoit 2 340 remplacements d’articulation de plus par année ainsi que la mise sur pied de 150 équipes Santé familiale multidisciplinaires dans la collectivité. À long terme, le budget met l’accent sur la prévention des maladies et la promotion de la santé.
 
« Le gouvernement fait des pas dans la bonne direction », affirme Jo-Anne Sobie, directrice exécutive de la division de l’Ontario de la Société d’arthrite. « Nous militons pour que les personnes arthritiques aient un meilleur accès aux soins dès maintenant et pour la promotion d’un mode de vie sain comme moyen de réduire l’impact de l’arthrite à l’avenir. Le fait que le gouvernement réponde aux besoins des gens aux prises avec la douleur chronique, l’incapacité et la perte d’un travail en raison de l’arthrite nous encourage beaucoup. »
 
On estime qu’à tout moment, en Ontario, 28 500 patients attendent le remplacement d’une articulation et la très grande majorité de ces interventions sont dues à l’arthrite. Alors que le délai d’attente moyen pour le remplacement d’une articulation est d’un peu plus de trois mois, de nombreuses personnes attendent jusqu’à 18 mois.
 
« Il a été prouvé que les interventions de remplacement total des articulations diminuent efficacement la douleur et l’incapacité associées à l’arthrite au stade avancé », dit le Dr Robert Bourne, chef de la chirurgie orthopédique au London Health Sciences Centre et président de l’Ontario Joint Replacement Registry. « En augmentant la capacité du système à pratiquer davantage d’interventions de ce genre, nous permettrons à plus de gens de mener à nouveau une vie active et productive. »
 
Augmenter le nombre d’équipes multidisciplinaires de soins primaires devrait permettre de poser des diagnostics d’arthrite plus précoces et d’améliorer la prise en charge de l’arthrite dans la collectivité.
 
Le Dr Edward Keystone, rhumatologue à l’hôpital Mount Sinai de Toronto et chercheur de renommée mondiale dans le domaine de l’arthrite déclare : « Nous savons maintenant que si nous diagnostiquons et traitons de façon précoce l’arthrite inflammatoire chez les personnes qui en sont atteintes, nous pouvons ralentir et même, dans plusieurs cas, arrêter la progression de la maladie. »
 
Malgré les changements proposés, les personnes arthritiques ont encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir bénéficier d’un accès opportun et abordable aux soins dont elles ont besoin. « Les gens n’ont toujours pas accès aux médicaments dont ils ont besoin pour soigner leur arthrite », affirme Catherine Hofstetter, présidente de McGowan Fence & Supply Limited ainsi que de l’équipe de défense des intérêts des consommateurs de la Société d’arthrite de l’Ontario. Mme Hofstetter avait 36 ans lorsque les médecins on découvert qu’elle souffrait de polyarthrite rhumatoïde. 

 


Des chercheurs mettent en évidence un nouveau syndrome clinique responsable d’une forme d’arthrose grave
(Affiché le 27 mai 2004)

Des chercheurs de l’école de médecine de la Case Western Reserve University (CWRU), des University Hospitals de Cleveland (UHC) et de l’université de Californie à San Diego ont découvert un nouveau syndrome clinique qu’ils ont appelé « chondrolyse héréditaire », une affection invalidante rare se manifestant par un décollement du cartilage, ce qui provoque une arthrose généralisée grave.

Cette découverte, qui a été présentée en mars dernier à la 50e réunion annuelle de la Orthopedic Research Society ayant eu lieu à San Francisco, pourrait aider à comprendre la dégradation du cartilage et certaines formes d’arthrose.

Les chercheurs ont indiqué avoir mis en évidence deux mutations touchant le gène FRZB (prononcer « frisbee ») situé sur le chromosome 2, qui a déjà été relié à l’apparition de l’arthrose familiale. Des études expérimentales antérieures menées par d’autres chercheurs avaient révélé que le gène FRZB semblait jouer un rôle important dans le développement des membres chez l’Homme aux premiers stades de sa vie. Bien que la découverte de la mutation chez des membres d’une même famille atteints de la maladie et en santé indique qu’elle ne peut à elle seule déclencher le syndrome en question, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait intervenir comme élément d’un caractère polygénique.

« D’autres études visant à définir la mutation génétique intervenant dans la chondrolyse observée chez la famille signalée pourraient non seulement servir à découvrir des cibles de traitement utilisables dans ce cas précis, mais fourniraient également des données importantes sur les mécanismes de la dégénérescence cartilagineuse qui touche des millions de personnes atteintes d’arthrose primaire, a souligné le Dr Roland Moskowitz, professeur de médecine à la CWRU et aux UHC et éminent expert de l’arthrose faisant partie de l’équipe ayant mené la recherche. La relation connue entre le gène FRZB et le développement embryonnaire du squelette, et l’observation faite par d’autres chercheurs selon laquelle ce gène serait fréquent chez les femmes atteintes d’arthrose de la hanche convergent pour donner un sens à nos observations.»

La découverte a été possible grâce à une approche où sept familles touchées par l’arthrose familiale ont fait l’objet d’un dépistage génétique visant à mettre en évidence des mutations spécifiques. Chez l’une des familles, qu’on a orientée vers l’équipe de recherche, le père, deux filles et un garçon souffraient de chondrolyse héréditaire. Chez les membres de cette famille, la maladie était si avancée que le cartilage se détachait des os, principalement ceux des épaules, des hanches et des genoux. Plusieurs membres de la famille avaient contracté l’arthrose dans les dix premières années de leur existence et, arrivés à la vingtaine, ils avaient déjà eu besoin d’une arthroplastie de remplacement. Le plus jeune des enfants avait dû subir plusieurs interventions arthroplastiques dès l’âge de 16 ans. Le cadet de la famille, lui, avait eu besoin d’un remplacement complet de la hanche à l’âge de 26 ans, suivi, deux ans plus tard, d’une opération de la même nature à l’autre hanche.



Le gouvernement du Canada donne des précisions sur la nouvelle Agence de santé publique
(Affiché le 25 mai 2004)

La Dre Carolyn Bennett, ministre d'État à la Santé publique, a donné des précisions sur la nouvelle Agence de santé publique du Canada. L'Agence reposera sur deux piliers, à Ottawa et Winnipeg, et travaillera avec un réseau de centres spécialisés à travers le pays.
 
La ministre Bennett a aussi annoncé la nomination du Dr Frank Plummer, qui assumera l'intérim jusqu'à l'entrée en fonction de l'agent de santé publique en chef permanent. À ce titre, le Dr Plummer agira comme conseiller spécial de la ministre Bennett. Le Dr Plummer continuera d'assumer ses fonctions de directeur général scientifique du Laboratoire national de microbiologie (LNM) et de directeur général du Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses de Santé Canada.

Le Dr Plummer aura son bureau principal à Winnipeg et un bureau à Ottawa. Il sera responsable des trois grandes fonctions de l'Agence, soit les maladies infectieuses, les préparatifs d'urgence et les maladies chroniques.
 
« Une gestion nationale et coordonnée des épidémies de maladies chroniques permettra d'améliorer la santé des Canadiens et nous aidera à affronter toute éventualité, si une autre maladie infectieuse grave venait frapper à nos portes », a déclaré la ministre Bennett.
 
« La santé des Canadiens est la priorité absolue de ce gouvernement. La crise du SRAS a mis en évidence notre vulnérabilité aux maladies infectieuses et une tendance à la hausse de plusieurs maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, maladies qui menacent non seulement la santé des Canadiens, mais la pérennité de notre système de santé », a soutenu pour sa part l'honorable Pierre Pettigrew, ministre de la Santé.
 
Le pilier de l'Agence à Winnipeg, où se trouve le seul laboratoire de microbiologie de niveau 4 pour la santé humaine au Canada, coordonnera les fonctions de l'Agence relatives aux maladies infectieuses, y compris l'épidémiologie, et assumera des fonctions essentielles, au pays et dans le monde, dans l'éventualité de l'éclosion d'une maladie infectieuse. Le bureau de l'Agence à Ottawa assurera la collaboration avec les autres ministères, dont Sécurité publique et Protection civile Canada, pour planifier les mesures, les préparatifs et l'intervention en situation de crise nationale de la santé publique. Le bureau d'Ottawa coordonnera en outre la lutte contre les maladies chroniques et les blessures.
 
La ministre Bennett a en outre annoncé la création de six Centres nationaux de collaboration en santé publique pour améliorer la réaction canadienne face aux maladies infectieuses et chroniques. L'investissement initial du gouvernement du Canada pour la création de ces six Centres se chiffre à 15 millions de dollars pour les deux premières années.
 
Ces centres se trouveront dans diverses régions du pays et chacun aura un champ d'intérêt particulier en santé publique :

  • Canada atlantique - déterminants de la santé : influence des facteurs sociaux sur la santé
  • Québec - politique gouvernementale et évaluation des risques : incidence des stratégies gouvernementales sur la santé et le bien-être des Canadiens
  • Ontario - mise au point de l'infrastructure, de l'infostructure et de nouveaux outils : collecte et utilisation de données pour minimiser les risques sanitaires
  • Prairies - maladies infectieuses : étudier les risques actuels et futurs de maladies émergentes et résurgentes
  • Colombie-Britannique - hygiène du milieu : l'incidence du milieu sur la santé humaine.

Compte tenu des disparités importantes et persistantes qui affligent les peuples autochtones du Canada sur le plan de la santé, nous procédons à la création d'un Centre de la santé des Autochtones qui étudiera les facteurs ayant une incidence sur l'état de santé des Autochtones en milieux urbains, ruraux et éloignés.

 


Des cellules provenant des mères pourraient causer un trouble immunitaire chez les enfants
(Affiché le 20 mai 2004)

D’après une recherche de la Mayo Clinic, dont les résultats sont publiés dans le dernier numéro du Journal of Immunology, certaines cellules provenant des mères demeurent dans l’organisme de leur enfant et pourraient provoquer une réponse immunitaire où l’organisme de ce dernier s’attaque à lui-même. Les chercheurs affirment que cette découverte est importante non seulement pour la recherche de la cause de l’affection en question et des moyens de la traiter, mais aussi pour comprendre une classe entière de maladies auto-immunes.
 
La dermatomyosite juvénile est une maladie rare occasionnant des lésions aux muscles et amenant le système immunitaire de l’enfant à attaquer son propre organisme, comme si celui-ci était une forme de vie envahissante. L’enfant devient alors faible et fragile en raison de la détérioration des muscles. Il n’existe actuellement aucun moyen de guérir de la dermatomyosite juvénile. Les traitements actuels comprennent des médicaments, la physiothérapie et des suppléments alimentaires.
 
« L’élément clé de notre étude semble indiquer quel est le mécanisme de la maladie, ce qui nous permet d’approfondir notre compréhension des maladies auto-immunes en général, explique la Dre Ann Reid, pédiatre et chercheure principale. Puisque cette étude nous a permis de suivre plus de patients atteints de dermatomyosite juvénile et de groupes témoins que toute autre étude précédente, nous pouvons avoir confiance en nos résultats. »
 
Dans ce qui est peut-être la plus importante étude du genre, les chercheurs de la Mayo Clinic ont évalué 72 patients atteints de dermatomyosite juvénile, ceux-ci étant âgés en moyenne de 10 ans. Les chercheurs ont comparé ces enfants à leurs frères et sœurs ne souffrant pas de la maladie ainsi qu’à un groupe témoin d’enfants en santé. Quelques résultats ont découlé de cette étude :

  • La plupart des patients atteints de dermatomyosite juvénile sont porteurs d’un gène particulier (étiqueté HLA) qu’ils ont reçu de leur mère durant la grossesse.
  • Quand un enfant est porteur d’un gène HLA dans une cellule provenant de la mère, ce dernier agit en déclenchant une réponse immunitaire dirigée contre l’organisme de l’enfant lui-même.
  • Ce type de cellules pourrait prendre part aux mécanismes qui causent la dermatomyosite juvénile.

Les chercheurs savent depuis longtemps que des cellules fœtales peuvent être présentes dans l’organisme de la mère pendant plusieurs années après l’accouchement. Ils croyaient que ces cellules pouvaient contribuer à l’apparition de maladies auto-immunes chez les femmes pendant et après leurs années de fécondité. Dans l’étude actuelle, la Mayo Clinic a étudié la situation contraire : la présence de cellules maternelles chez les enfants.
 
Dans cette étude de la Mayo Clinic, 83 pour cent des patients atteints de dermatomyosite juvénile étaient porteurs dans leur sang de cellules provenant de leur mère, contre 23 pour cent chez les frères et sœurs non atteints et 17 pour cent chez les autres enfants en santé. La présence de cette cellule maternelle (aussi nommée « cellule chimérique ») est fortement associée à une constitution génétique particulière de la mère. Les enfants atteints de dermatomyosite juvénile peuvent présenter une insuffisance touchant un organe au même titre que ce qui peut être observé chez les patients subissant une transplantation d’organe. En raison de la ressemblance de ce trouble à une certaine maladie entraînant le rejet d’organe, l’équipe de la Mayo Clinic a étudié l’hypothèse que des cellules « étrangères » ou chimériques puissent jouer un rôle dans l’apparition de la dermatomyosite juvénile.
 
Les chercheurs de la Mayo Clinic ont découvert deux nouvelles caractéristiques des cellules chimériques. Tout d’abord, elles demeurent dans l’organisme de l’enfant après sa naissance et sont en rapport avec les gènes HLA; ensuite, elles sont non seulement présentes dans l’organisme de l’enfant, mais aussi très actives, comme le démontrent les attaques qu’elles induisent contre l’organisme de l’enfant.

 



Une découverte pourrait améliorer le traitement de l’anémie chez les patients
(Affiché le 19 mai 2004)

Les patients qui souffrent de troubles inflammatoires chroniques, y compris d’infections, de maladies intestinales inflammatoires, d’arthrite et de cancer, deviennent couramment anémiques. L’anémie peut rendre ces personnes encore plus malades; elle est parfois suffisamment grave pour qu’une transfusion sanguine soit nécessaire et elle ne réagit que partiellement aux traitements actuels. Des chercheurs du Children’s Hospital Boston, de la Harvard Medical School et du Laboratoire européen de biologie moléculaire ont démêlé l’écheveau des mécanismes biologiques complexes derrière ce type d’anémie et proposent de nouvelles cibles pour la mise au point de médicaments. Les résultats de leurs recherches sont publiés dans l’édition du 18 avril de Nature Genetics.
 
Une équipe du département d’hématologie et d’oncologie du Children’s Hospital Boston dirigée par Cindy Roy avait déjà démontré que l’anémie des maladies chroniques est causée par une hyperactivation de l’hepcidine, une hormone régulatrice du fer dans l’organisme. La sécrétion d’hepcidine est déclenchée par l’inflammation. Cette hormone peut aider à combattre l’infection, à la fois en désactivant directement les agents pathogènes et en réduisant la quantité de fer circulant dans le sang. Cette « rétention de fer » prive les agents pathogènes infectieux de l’élément nutritif dont ils ont besoin pour proliférer mais, en même temps, réduit la quantité de fer disponible pour les globules rouges qui se développent. En conséquence, les patients deviennent anémiques. La Dre Roy et ses collègues ont maintenant identifié un régulateur essentiel de l’hepcidine, une protéine appelée HFE. Les chercheurs ont démontré que des souris génétiquement modifiées ayant une carence en HFE conservaient un niveau élevé de fer dans le sang lorsqu’elles souffraient d’une inflammation.
 
L’anémie des maladies chroniques est souvent traitée à l’aide de fer ou d’érythropoïétine, une hormone de croissance pour les globules rouges, mais aucun de ces traitements n’est pleinement efficace parce que l’hepcidine empêche le fer nécessaire d’atteindre les globules rouges. « La prochaine étape importante sera de déterminer si les médicaments qui inhibent la HFE ou l’hepcidine seront utiles», dit la Dre Nancy Andrews, investigatrice principale au Howard Hughes Medical Institute du Children's Hospital Boston et professeure de pédiatrie titulaire de la Chaire Leland Fikes à la Harvard Medical School. La Dre Roy note qu’il n’est peut-être pas souhaitable de désactiver complètement l’hepcidine. Les propriétés antimicrobiennes de l’hormone seraient perdues et permettre une trop grande circulation de fer pourrait aussi favoriser l’infection. « Il s’agira de trouver le bon équilibre, dit la Dre Roy. Si nous intervenons sur l’activité de l’hepcidine, nous devons prendre bien garde de ne pas favoriser l’infection en essayant d’enrayer l’anémie. L’idéal serait de maîtriser l’infection tout en maintenant une quantité suffisante de fer pour la production de globules rouges. »
 
Les Dres Andrews et Roy sont intriguées par l’interaction de la HFE et de l’hepcidine parce qu’elle suggère que la HFE a une fonction immunologique en plus d’une fonction de régulation du fer. « Nous ne comprenons pas encore le lien avec l’immunité, affirme la Dre Andrews, également titulaire d’un doctorat en biologie. Plusieurs molécules importantes dans le métabolisme du fer jouent également un rôle dans la défense immunologique ou ont un lien avec les molécules qui jouent un rôle dans la défense immunologique. Mais nous ne savons pas encore pourquoi. » Les scientifiques Martina Muckenthaler et Matthias Hentze du Laboratoire européen de biologie moléculaire ont collaboré étroitement avec l’équipe du Children’s Hospital et de la Harvard Medical School pour identifier ce lien.
 
« Nos résultats établissent clairement le lien entre la HFE et le développement de ce type d’anémie. Plus important encore, il semble qu’on puisse agir sur les fonctions de la HFE sans perturber le système immunitaire lui-même, note la Dre Muckenthaler. C’est la première fois qu’un lien est établi entre la HFE, l’inflammation et l’anémie, ce qui nous offre une cible claire à viser pour la mise au point d’un nouveau traitement contre l’anémie des maladies chroniques. »



Des chercheurs mettent en évidence un nouveau syndrome clinique responsable d’une forme d’arthrose grave
(Affiché le 17 mai 2004)

Des chercheurs de l’école de médecine de la Case Western Reserve University (CWRU), des University Hospitals de Cleveland (UHC) et de l’université de Californie à San Diego ont découvert un nouveau syndrome clinique qu’ils ont appelé « chondrolyse héréditaire », une affection invalidante rare se manifestant par un décollement du cartilage, ce qui provoque une arthrose généralisée grave. Cette découverte, qui a été présentée en mars dernier à la 50e réunion annuelle de la Orthopedic Research Society ayant eu lieu à San Francisco, pourrait aider à comprendre la dégradation du cartilage et certaines formes d’arthrose.

Les chercheurs ont indiqué avoir mis en évidence deux mutations touchant le gène FRZB (prononcer « frisbee ») situé sur le chromosome 2, qui a déjà été relié à l’apparition de l’arthrose familiale. Des études expérimentales antérieures menées par d’autres chercheurs avaient révélé que le gène FRZB semblait jouer un rôle important dans le développement des membres chez l’Homme aux premiers stades de sa vie. Bien que la découverte de la mutation chez des membres d’une même famille atteints de la maladie et en santé indique qu’elle ne peut à elle seule déclencher le syndrome en question, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait intervenir comme élément d’un caractère polygénique.

« D’autres études visant à définir la mutation génétique intervenant dans la chondrolyse observée chez la famille signalée pourraient non seulement servir à découvrir des cibles de traitement utilisables dans ce cas précis, mais fourniraient également des données importantes sur les mécanismes de la dégénérescence cartilagineuse qui touche des millions de personnes atteintes d’arthrose primaire, a souligné le Dr Roland Moskowitz, professeur de médecine à la CWRU et aux UHC et éminent expert de l’arthrose faisant partie de l’équipe ayant mené la recherche. La relation connue entre le gène FRZB et le développement embryonnaire du squelette, et l’observation faite par d’autres chercheurs selon laquelle ce gène serait fréquent chez les femmes atteintes d’arthrose de la hanche convergent pour donner un sens à nos observations.»

La découverte a été possible grâce à une approche où sept familles touchées par l’arthrose familiale ont fait l’objet d’un dépistage génétique visant à mettre en évidence des mutations spécifiques. Chez l’une des familles, qu’on a orientée vers l’équipe de recherche, le père, deux filles et un garçon souffraient de chondrolyse héréditaire. Chez les membres de cette famille, la maladie était si avancée que le cartilage se détachait des os, principalement ceux des épaules, des hanches et des genoux. Plusieurs membres de la famille avaient contracté l’arthrose dans les dix premières années de leur existence et, arrivés à la vingtaine, ils avaient déjà eu besoin d’une arthroplastie de remplacement. Le plus jeune des enfants avait dû subir plusieurs interventions arthroplastiques dès l’âge de 16 ans. Le cadet de la famille, lui, avait eu besoin d’un remplacement complet de la hanche à l’âge de 26 ans, suivi, deux ans plus tard, d’une opération de la même nature à l’autre hanche.

 



Collaboration d’envergure pour découvrir la cause des maladies articulaires inflammatoires ainsi qu'un remède pour ces dernières
(Affiché le 13 mai 2004)

Des meneurs en recherche médicale ainsi que des cliniciens, des responsables des orientations politiques, des consommateurs (des patients) et des représentants de l'industrie pharmaceutique se sont réunis à Toronto pour identifier des priorités en matière de recherche sur les maladies articulaires inflammatoires, lesquelles touchent environ 300 000 Canadiens.

Cette conférence, organisée par le Réseau canadien de l’arthrite, l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite (IALA) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Société d'arthrite, s'est révélé un excellent moyen d'identifier des priorités pour la recherche axées sur les patients, renforcer des partenariats existants et établir de nouveaux réseaux.

Après la conférence, un groupe de travail composé de vingt personnes représentant des intérêts variés a été chargé de faire une synthèse des suggestions recueillies et de mettre au point un ensemble clair de priorités pour la recherche. Le groupe continuera son travail jusqu'à ce que les éléments les plus urgents aient été identifiés clairement par consensus.

D'après le Dr Robert Inman, coprésident de la conférence et rhumatologue au Toronto Western Hospital : "Cette liste de priorités nous permettra d'orienter la recherche sur ce qui est important pour les personnes atteintes d'une maladie articulaire inflammatoire. Notre objectif est d'améliorer leur qualité de vie."

En ce qui a trait à l'identification des priorités pour la recherche, le Dr Inman a précisé : “Le message est clair et net : nous devons concentrer davantage nos efforts sur les besoins des enfants et des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou d'une spondyloarthropathie.”

Une fois les priorités déterminées d'un commun accord, la liste sera intégrée à un appel de demandes à l'intention des chercheurs. Les bailleurs de fonds du gouvernement et de l'industrie pourront utiliser cette liste comme guide pour déterminer l'orientation à venir en matière de recherche sur ces maladies.

Plus de 160 participants ont participé à la conférence, dont 38 consommateurs et parents d'enfants chez qui on a diagnostiqué une maladie articulaire inflammatoire. Ces personnes venant de partout au Canada ont joué un rôle aussi important que les autres intervenants dans le cadre de la conférence, et elles ont partagé leurs idées pour la mise au point de la liste de priorités pour la recherche.

Cliquez ici pour plus la communiqué de presse.

 



Les résultats d'un essai clinique ouvrent la voie à un nouveau traitement du lupus
(Affiché le 12 mai 2004)

 Le groupe Human Genome Sciences, Inc. (HGSI), de Rockville, au Maryland, annonçait dernièrement que les résultats de la phase 1 d'un essai clinique portant sur le LymphoStat-B (un anticorps monoclonal humain) démontrent que le médicament est bien toléré et qu'il est biologiquement actif chez des patients atteints de lupus érythémateux disséminé.
 
D'après la société, le LymphoStat-B est un anticorps monoclonal humain qui reconnaît de façon spécifique le facteur stimulant les lymphocytes B, ou BlyS, bloque son activité biologique.  Le BlyS est une protéine naturelle isolée par le groupe Human Genome Sciences qui stimule le développement des lymphocytes B en lymphocytes B matures du plasma.  Ces lymphocytes B du plasma produisent des anticorps, la première réaction de défense de l'organisme contre les infections. Les études de laboratoire indiquent que des taux plus élevés que la normale de BlyS pourraient contribuer à l'apparition d'affections auto-immunes, comme le lupus érythémateux disséminé et la polyarthrite rhumatoïde.
 
La phase 1 de l'essai clinique multicentrique, à double insu, contrôlé par placebo et doses à croissantes a été élaborée pour déterminer l'innocuité et la pharmacologie du LymphoStat-B chez des patients adultes atteints de lupus érythémateux disséminé recevant des traitements traditionnels. Les résultats démontrent que le LymphoStat-B est bien toléré, aucune différence cliniquement significative n'ayant été observée, comparativement au placebo, pour ce qui est des réactions indésirables ou d'anomalies des tests de laboratoire. Aucune réaction indésirable grave associée au médicament n'a été rapportée. Comme on s'y attendait, selon les études précliniques, on a aussi établi que le LymphoStat-B réduisait  considérablement le taux de lymphocytes B en circulation, les cellules qui sont les précurseurs de celles qui produisent les anticorps normaux et anormaux de l'organisme.
 
Le Dr William Stohl, investigateur principal et professeur de médecine, à la Division de rhumatologie de l'Université Southern California, a déclaré que " les résultats de la phase 1 de l'essai clinique du LymphoStat-B administré à des patients atteints de lupus érymathémateux disséminé sont encourageants. Les résultat des études précliniques menées jusqu'à maintenant et de nouvelles données épidémiologiques suggèrent fortement que des taux élevés de BlyS jouent un rôle important dans le lupus et d'autres affections auto-immunes. D'après les données précliniques et cliniques soumises jusqu'à maintenant, le LymphoStat-B pourrait être un traitement efficace d'affections auto-immunes comme le lupus érythémateux disséminé et la polyarthrite rhumatoïde. J'encourage l'élaboration et la réalisation d'autres essais cliniques afin d'accroître notre compréhension du rôle thérapeutique potentiel du LymphoStat-B. "
 
À cette fin, HGSI a annoncé que le LymphoStat-B a reçu de la Food and Drug Administration américaine (FDA) l'appellation " Fast Track Product " ou produit soumis à un examen accéléré, pour le traitement du lupus érythémateux disséminé.  Les programmes de développement accéléré de médicaments " Fast Track Drug Development Programs" de la FDA ont été établis en réponse au Food and Drug Administration modernization Act de 1997, loi qui permet à la FDA de prendre des mesures pour faciliter l'élaboration et accéler l'examen de nouveaux médicaments qu'elle juge prometteurs pour répondre à de pressants besoins médicaux. Pour qu'un nouveau médicament se voit accorder le statut de Fast Track Product, l'affection qu'il vise à traiter doit menacer la vie de la personne et combler un besoin médical. De plus, la FDA doit confirmer que le médicament possède bien le potentiel de combler ce besoin médical et que son programme de développement est conçu pour évaluer ce potentiel.
 
Le Dr David C. Stump, premier vice-président de HGSI, division du développement des médicaments, a déclaré que, " les résultats positifs obtenus au cours de cette première étude du LymphoStat-B nous fournissent les données sur l'innocuité, le dosage et l'activité biologique du LymphoStat-B requises pour faire progresser le développement du LymphoStat-B et passer à la prochaine phase des essais cliniques chez des adultes atteints d'affections auto-immunes. Nous avons rencontré des représentants de la FDA et nos investigateurs cliniques afin de décider de la meilleure voie à suivre pour évaluer la sûreté, l'efficacité et le dosage optimal du LymphoStat-B, administré au cours d'une plus longue période à de plus grands groupes de patients atteints de lupus érythémateux disséminé et de polyarthrite rhumatoïde. " La société prévoit commencer en 2003 la phase 2 des essais cliniques du LymphoStat-B employé dans le traitement du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde.


 



VIOXX(R) peut maintenant être prescrit contre la douleur causée par la polyarthrite rhumatoide
(Affiché le 2 mai 2004)

Merck Frosst Canada a annoncé récemment que Santé Canada avait approuvé VIOXX (rofécoxib), un agent issu de la recherche canadienne, dans le traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoide (PR) chez l'adulte.

Selon un communiqué de presse de Merck Frosst le rofécoxib devient donc le premier et le seul inhibiteur de la COX-2 indiqué pour la PR à avoir prouvé son efficacité à réduire le risque de réactions gastro-intestinales défavorables importantes sur le plan clinique comparativement au naproxen, l'un des AINS (anti-inflammatoires non stéroidiens) non sélectifs les plus prescrits contre la douleur associée à la PR.

 "La polyarthrite rhumatoide est la forme d'arthrite la plus douloureuse et la plus invalidante qui soit, selon Dr Henri André Ménard, directeur du Service de rhumatologie au Centre universitaire de santé McGill, à Montréal, et professeur de médecine à l'Université McGill. "Le rofécoxib offre aux médecins et aux patients une solution mieux tolérée que les AINS traditionnels pour soulager la douleur causée par cette maladie."

L'étude VIGOR (VIOXX) Gastrointestinal  Outcomes Research), un essai à double insu avec répartition aléatoire et paramètres d'évaluation auquel ont participé plus de 8 000 patients souffrant de PR dans 22 pays (18 centres au Canada). Merck Frosst explique que les patients atteintes de PR sont exposés à un risqué élevé d'effects secondaire gastro-intestinaux.et l'étude VIGOR ((VIOXX Gastrointestinal  Outcomes Research)a permis de vérifier avec grande rigueur l'innocuité gastro-intestinale du médicament.

Les données de l'étude VIGOR ont montré que le rofécoxib administré à 50 mg, 1 fois par jour (soit le double de la dose recommandée dans la PR), a entraîné des reductions considérables de 54 pour cent du risque de manifestations gastro-intestinales graves et de 57 pour cent des complications gastro-intestinales par rapport au naproxen dosé à 500 mg, 2 fois par jour.



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