|
Parcourir les manchettes
|  |
La Société de l'arthrite est toujours à l'affût des nouvelles canadiennes et internationales qui présentent un intérêt pour les personnes atteintes d'arthrite. Vous trouverez régulièrement de ces nouvelles dans notre rubrique Manchettes, destinée à vous tenir au courant de l’actualité en matière d’arthrite. Chaque article est suivi d’une note de source. Nous vous invitons par ailleurs à consulter la médiathèque de la Société de l’arthrite.
D’après une étude, la vitamine C aggraverait l’arthrose du genou chez des animaux
|
(Affiché le 14 juillet 2004)
|
| D’après les résultats d’une nouvelle étude menée
par des chercheurs du centre médical de l’université Duke, de Durham en Caroline
du Nord, des doses élevées de vitamine C aggravent l’arthrose du genou spontanée
chez un modèle animal de la maladie. Ces résultats contredisent ceux des études
antérieures de courte durée menées chez des cobayes et ceux d’une étude
épidémiologique réalisée chez des humains qui laissaient présager que la
vitamine C protégerait contre l’arthrose, selon les déclarations de
l’investigatrice principale, la Dre Virginia Kraus, professeure agrégée de
médecine au centre médical de l’université Duke.
Dans l’étude menée à l’université Duke, les
chercheurs ont administré à des cobayes – qui ont contracté une arthrose du
genou de façon remarquablement semblable à ce qui se passe chez les humains –
des doses faibles, moyennes et élevées de vitamine C pendant huit mois. Ils ont
observé plus de dommages au cartilage et d’excroissances osseuses en forme de
bec de perroquet dans les articulations des genoux des cobayes ayant reçu les
doses élevées que dans les groupes ayant pris les doses moyennes et faibles. En
examinant ces excroissances, les chercheurs ont trouvé une explication possible
du lien qui existerait entre la vitamine C et l’arthrose. Ils ont en effet
découvert dans ces excroissances une protéine qui favorise leur formation et qui
peut être activée par la vitamine C. Cette étude ayant mis en lumière les
effets négatifs potentiels de la prise prolongée de suppléments de vitamine C,
les adultes ne devraient pas consommer plus que l’apport nutritionnel de
référence (ANREF) pour cette vitamine, conseille la Dre Kraus. Cet ANREF est de
90 milligrammes par jour pour les hommes et de 75 milligrammes par jour pour les
femmes. Une alimentation comprenant cinq portions quotidiennes de fruits et de
légumes fournit environ 200 mg par jour de vitamine C.
« Il est possible qu’une brève exposition à des
concentrations élevées de vitamine ait des effets antioxydants tout en ne
causant que peu d’effets secondaires, alors qu’une exposition prolongée se
traduit par des effets nocifs », précise la Dre Kraus. « Il faudrait mener chez
les humains un essai clinique contrôlé à répartition aléatoire pour résoudre
définitivement la question de la dose de vitamine C nuisible », ajoute-t-elle.
Les propriétés antioxydantes de la vitamine C ont été
avancées comme une explication possible des premiers résultats positifs obtenus,
car les radicaux libres ont la capacité de détruire le collagène et le
protéoglycane, une protéine du tissu conjonctif. Il a également été démontré que
la vitamine C aide à la synthèse du collagène et qu’elle stimule la production
de ses principales composantes. Les chercheurs de l’université Duke ont en fait
établi un lien entre des concentrations élevées de vitamine C et une
augmentation de la production de collagène. Toutefois, ils ont aussi observé une
forte corrélation entre la dose de vitamine C et la gravité de la maladie,
notamment pour ce qui est du nombre et de la taille des ostéophytes, qui sont
des excroissances osseuses se développant à l’articulation du genou.
Les chercheurs ont isolé presque exclusivement dans
les ostéophytes une importante protéine participant à la croissance osseuse
appelée facteur de croissance transformant bêta actif. Comme l’explique la Dre
Kraus, cette protéine cause une dégénérescence articulaire et la formation
d’excroissances osseuses, et la vitamine C peut la faire passer d’un état
inactif à un état actif. Elle ajoute que cette conversion signifie que la
capacité de la vitamine C à améliorer la synthèse du collagène et à activer le
facteur de croissance transformant bêta expliquerait peut-être pourquoi des
cobayes ayant reçu des doses élevées de vitamine C ont vu leur arthrose
s’aggraver.
Les résultats de cette étude commanditée par les
National Institutes of Health des É.-U. et la Arthritis Foundation ont été
publiés dans le numéro de juin 2004 de la revue Arthritis &
Rheumatism.
|

| Des chercheurs américains amorcent une étude sur la greffe de cellules souches pour traiter le lupus grave réfractaire
|
(Affiché le 12 juillet 2004)
|
| Des chercheurs des National Institutes of Health
(NIH), un organisme du Department of Health and Human Services des É.-U., ont
entrepris une étude d’une durée de cinq ans pour vérifier si la greffe de
cellules souches hématopoïétiques (des cellules souches se trouvant dans la
moelle osseuse) arrive à produire une rémission prolongée chez les patients
atteints de lupus grave réfractaire. Cette étude comportera un volet de
recherche fondamentale dans lequel on examinera le rôle des lymphocytes B et T,
deux types de globule blanc présents dans le système immunitaire, dans le
déclenchement des symptômes de lupus.
Dans cette étude pilote, 14 patients âgés de 15 à 40
ans subiront une greffe de cellules souches, intervention durant laquelle on
retirera leurs propres cellules souches de leur moelle osseuse. Ces cellules,
qui se transformeront dans l’organisme en différents types de cellule sanguine
et immunitaire, seront ensuite extraites, puis « nettoyées ». Après
l’administration d’un traitement immunosuppresseur pour détruire les cellules
immunitaires responsables de leur maladie, on réinjectera aux patients les
cellules souches dans la moelle osseuse. Ces cellules souches repeupleront
ensuite la moelle osseuse et l’organisme pour assurer un meilleur fonctionnement
du système immunitaire.
Le traitement initial nécessitera plusieurs visites à
la clinique externe, suivies de deux semaines d’hospitalisation. Les patients
devront se présenter à des visites de suivi tous les mois pendant six mois, puis
tous les trois mois pendant deux ans et enfin une fois par année pendant le
reste de l’étude. À la fin du traitement, les chercheurs évalueront s’il a
produit une rémission de la maladie, sans récidive et de manière prolongée,
pendant 24 mois.
« Un grand nombre de patients atteints de formes
graves de lupus ne disposent que de quelques options de traitement qui
n’apportent parfois qu’un soulagement temporaire des symptômes sans faire
régresser la maladie. Dans leur cas, la greffe de cellules souches pourrait se
révéler prometteuse pour rétablir le fonctionnement du système immunitaire »,
déclare le Dr Stephen I. Katz, directeur du National Institute of Arthritis and
Musculoskeletal and Skin Diseases (NIAMS) des NIH.
Selon le NIAMS, les formes graves de lupus peuvent
avoir des effets dévastateurs pour les patients, causant douleur, fatigue,
dépression et, dans certains cas, une mort prématurée. Les patients qui
participeront à cette étude doivent avoir été traités sans succès par des doses
élevées d’immunosuppresseurs, des agents qui diminuent le fonctionnement du
système immunitaire. Les chercheurs pensent qu’en associant un traitement
immunosuppresseur à une greffe de cellules souches, ils parviendront à « créer »
un nouveau système immunitaire qui ne s’attaquera pas aux cellules saines de
l’organisme.
En plus de mener l’étude clinique, les chercheurs
examineront le fonctionnement des lymphocytes B et T chez les patients atteints
de lupus. Des études antérieures ont montré que des lymphocytes T déréglés, qui
régulent le système immunitaire lorsqu’ils fonctionnent normalement, alliés à
des lymphocytes B hyperactifs, qui ciblent à la fois les cellules saines et
étrangères, sont responsables du processus auto-immun qui caractérise le lupus.
Les chercheurs compareront l’activité des lymphocytes B et T extraits de la
moelle osseuse des patients avant la greffe de cellules souches à celle des
lymphocytes B et T qui repeupleront le « nouveau » système immunitaire après le
traitement. Ils tenteront de découvrir les propriétés cellulaires qui seraient
responsables de la réponse immunitaire anormale observée dans les cas de lupus.
Les études sur les lymphocytes B seront réalisées par des scientifiques du NIAMS
alors que celles qui porteront sur les lymphocytes T seront du ressort de
chercheurs du National Cancer Institute.
Des chercheurs du National Institute of Neurological
Disorders and Stroke et du National Institute of Diabetes and Digestive and
Kidney Diseases collaboreront à ce projet, en se penchant respectivement sur le
système nerveux central et l’atteinte rénale des patients atteints de lupus. «
Cette étude est un exemple de ce qu’il est possible d’accomplir lorsque des
scientifiques de diverses disciplines combinent leurs ressources et leur
expérience pour améliorer le devenir des patients », déclare le Dr
Katz
|

| Un registre américain des recherches sur la santé des femmes vise à améliorer la santé des futures générations de femmes
|
(Affiché le 9 juillet 2004)
|
Au cours des cinq prochaines années, on s’attend à
ce que plus de 10 000 femmes de la Californie s’inscrivent au registre des
recherches sur la santé des femmes mis sur pied par le centre médical
Cedars-Sinai. Ce registre vise à combler un besoin, à savoir la
sous-représentation des femmes dans les essais cliniques. Ces derniers sont des
études de recherche qui sont menées pour évaluer de nouveaux concepts,
médicaments ou traitements. Pour aider les femmes à améliorer leur santé
actuelle et future, le centre médical Cedars-Sinai a créé cette base de données
de renseignements sur la santé en espérant qu’elle deviendra un outil essentiel
dans la recherche de méthodes nouvelles et améliorées de diagnostic et de
traitement de maladies touchant les femmes. Le centre médical
Cedars-Sinai, qui est situé à Los Angeles, explique que pendant de nombreuses
années les essais cliniques ne comptaient pas de femmes car on présumait qu’un
traitement efficace chez les hommes le serait également chez les femmes. Ce
n’est que depuis les dix dernières années que les scientifiques ont commencé à
découvrir des différences biologiques et physiologiques majeures entre les deux
sexes. Selon la Dre Noel Bairey Merz, directrice du registre, du
centre de réadaptation et de prévention cardiaque et du programme sur la santé
des femmes du Cedars-Sinai, « les recherches comparatives entre les sexes
montrent que les médicaments et les maladies pourraient avoir des effets
différents selon le sexe du patient et que certains agents ou traitements ne
seraient pas aussi efficaces chez les femmes qu’ils le sont chez les hommes.
[Le] registre a été établi pour mieux équilibrer le nombre d’hommes et de femmes
qui participent aux essais cliniques. » Elle ajoute que les
traitements utilisés contre bon nombre de troubles de santé affectant tant les
hommes que les femmes ont été mis au point et testés principalement chez des
hommes. Ce fait prend toute son importance à la lumière des données qui montrent
que les maladies cardiaques tuent chaque année 50 000 plus de femmes que
d’hommes, que les fumeuses sont plus susceptibles de contracter un cancer du
poumon que les fumeurs et que trois personnes sur quatre atteintes d’une maladie
auto-immune comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus
sont des femmes. « Nous recherchons des femmes ayant des
origines et des antécédents divers, atteintes ou non de maladie, qui
envisageraient la possibilité de participer à des études de recherche, mentionne
la Dre Bairey-Merz. Les femmes représentent 51 % de la population mais,
étonnamment, nous en savons très peu sur leur santé et leur vieillissement. Le
registre permettra à des investigateurs qualifiés de trouver des participantes
potentielles à leurs études et, à long terme, contribuera à l’évolution de la
médecine », déclare-t-elle.
|

| La Société d’arthrite entreprend la réalisation de ses priorités de recherche
|
(Affiché le 30 juin 2004)
|
Le 18 juin 2004, le conseil d’administration
national de La Société d’arthrite a adopté une nouvelle orientation stratégique
pour la recherche sur l’arthrite et allouera jusqu’à 500 000 $ par année, sur
cinq ans, pour la création du premier Centre d’excellence en recherche de la
Société d’arthrite. Le nouveau centre seront à la fois
multidisciplinaires et interprovinciaux. Le financement commencera au cours de
l’année budgétaire 2005-2006. Cet engagement vient s’ajouter aux crédits alloués
à l’actuel programme de recherche et de perfectionnement professionnel.
La nouvelle stratégie de recherche et la nouvelle affectation de
fonds devraient former le cadre de travail pour la concrétisation des priorités
discutées lors de la conférence Les frontières des maladies articulaires
inflammatoires (FMAI) tenue en mai 2004. Cette vision de la recherche a été
élaborée par le Réseau canadien de l’arthrite (RCA) et l’Institut de recherche
en santé du Canada (IRSC) en partenariat avec la Société d’arthrite.
À la conférence Les frontières des maladies articulaires
inflammatoires, des meneurs en recherche médicale, des cliniciens, des
responsables des orientations politiques, des consommateurs (des patients) et
des représentants de l’industrie pharmaceutiques ont eu l’occasion d’établir les
priorités en matière de recherche sur les maladies articulaires inflammatoires
qui touchent près de 300 000 Canadiens. Après trois jours de discussion sur les
priorités individuelles et collectives, on a demandé à vingt participants de
faire la synthèse des suggestions et d’élaborer un ensemble précis de priorités
de recherche. Ces priorités, auxquelles on est à mettre la dernière main, seront
intégrées aux appels de demandes de financement
des chercheurs. « Au cours des dernières années, le monde de la
recherche a évolué pour devenir un paradigme radicalement différent », selon le
Dr David Hart, président du comité consultatif scientifique de la Société
d’arthrite (CCS). C’est pourquoi le comité a élaboré une nouvelle stratégie de
recherche et a recommandé que la Société d’arthrite :
- évolue vers un plan de recherche davantage intégré permettant la
collaboration entre chercheurs de toutes disciplines, de toutes institutions
et de toutes régions;
- délimite mieux les deux éléments fondamentaux du
programme national de recherche, c’est-à-dire la formation clinique et la
recherche.
Bien que le plan de mise en œuvre de la nouvelle stratégie soit toujours en
cours d’élaboration, le conseil d’administration national a accepté que la
portion du programme de recherche relative à la main-d’œuvre clinique soit
confiée au comité consultatif sur les soins de santé (CCSS). Le comité
consultatif scientifique (CCS) continuera de superviser la
recherche. John Fleming, chef de la direction de la Société
d’arthrite, a ajouté : « La nouvelle orientation stratégique harmonisera le
programme de recherche de la Société d’arthrite avec les tendances
internationales en recherche sur la santé. Comme dans le cas de la conférence
Les frontières des maladies articulaires inflammatoires, cela nécessite de
réunir scientifiques, cliniciens, professionnels paramédicaux et consommateurs.
» Tout au long de l’été et au début de l’automne, les membres du
comité consultatif scientifique, en collaboration avec le comité consultatif sur
les soins de santé, travailleront à concevoir une structure plus définie pour
les Centres d’excellence en recherche de la Société d’arthrite ainsi qu’un plan
de mise en œuvre. Une fois ce travail terminé, les partenaires de la
Société d’arthrite et les intervenants du milieu, y compris les membres des
communautés scientifique et médicale, seront invités à nous faire part de leurs
commentaires. Cette consultation devrait commencer en août et se poursuivre
jusqu’à la fin de septembre.
Cliquez ici pour obtenir le
communiqué de presse en entier.
|

| Un groupe de recherche américain sur la santé des femmes se mobilise pour combattre l’arthrite
|
(Affiché le 21 juin 2004)
|
| Comparativement aux hommes, les femmes américaines
sont davantage touchées par l’arthrite et sont affectées de façon
disproportionnée par la douleur et la perte de mobilité provoquées par cette
maladie chronique. En réponse à cette situation, un organisme de recherche sur
la santé des femmes prend des mesures pour aider les 20 millions d’Américains et
plus atteints d’arthrose, dont la plupart sont des femmes, à livrer bataille
contre cette maladie.
À l’occasion d’une conférence de presse tenue à New
York, la Society for Women's Health Research s’est joint à une personnalité de
la télévision, Debbie Allen, qui est atteinte d’arthrite, pour lancer « Living
Well With Arthritis », une campagne d’éducation publique sur les symptômes et la
prise en charge de l’arthrose, la forme la plus courante d’arthrite.
La campagne vise à changer l’état d’esprit
envahissant selon lequel l’arthrite n’est pas vraiment un problème de santé
grave qui nécessite une attention publique accrue. Elle veut aussi s’attaquer à
l’idée largement répandue voulant qu’on ne puisse pas faire grand chose pour
atténuer la douleur et l’incapacité causées par l’arthrite. Bien que cette
maladie rhumatismale ne puisse pas être guérie, on sait de plus en plus comment
en soulager efficacement les symptômes.
« Le besoin de mobiliser les Américains pour qu’ils
en apprennent davantage sur la douleur arthritique et son traitement n’a jamais
été aussi grand », souligne Phyllis Greenberger, présidente-directrice générale
de la Society for Women's Health Research. « Environ 60 % des personnes
atteintes d’arthrite sont des femmes; il s’agit d’une maladie, parmi tant
d’autres, qui est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Le simple
fait d’expliquer que l’arthrite est une maladie qui peut être traitée
efficacement encouragera les femmes à adopter une attitude plus proactive dans
la recherche d’un diagnostic précoce et d’un traitement adéquat. »
L’organisme mettra de l’avant les observations issues
des lignes directrices récemment publiées par le American College of
Rheumatology* et la American Pain Society sur le traitement de l’arthrose. Ces
lignes directrices, basées sur les principes de la médecine factuelle,
recommandent de combiner l’exercice physique, la perte de poids et la prise
d’analgésiques en vente libre pour traiter la douleur arthritique légère à
modérée. Elles suggèrent également de commencer par un analgésique simple, comme
l’acétaminophène, en raison de son efficacité, de son profil d’innocuité, de sa
grande disponibilité et de son faible coût.
La campagne s’appuie sur de nouvelles données d’une
enquête qui révèlent l’existence d’énormes lacunes en ce qui a trait aux
connaissances sur l’arthrite et sur la façon de traiter la douleur qui lui
est associée. Réalisée auprès de 1 016 adultes âgés de 18 ans et plus par Harris
Interactive pour le compte de la Society for Women's Health Research, cette
enquête montre en effet que les Américains connaissent mal les symptômes de
l’arthrite et quelles sont les personnes qui courent un risque d’être atteintes
de cette maladie handicapante. D’après l’enquête, pour ce qui est du traitement
de la douleur arthritique, même les répondants atteints de la maladie (40 % des
personnes interrogées) en savent très peu sur les recommandations des experts et
la nécessité de faire preuve de prudence lorsqu’on combine des médicaments
anti-arthritiques et d’autres produits vendus avec ou sans ordonnance pour
traiter d’autres troubles de santé.
|

| Colombie-Britannique : Une campagne de collecte de 10 millions de dollars pour financer la découverte d’un remède à l’arthrite
|
(Affiché le 20 juin 2004)
|
| Le progrès enregistré dans la compréhension des
causes sous-jacentes à l’arthrite indique de plus en plus que la découverte d’un
traitement permettant de guérir la maladie est en train de se réaliser.
Poursuivant cet objectif, La Société d’arthrite, division de la
Colombie-Britannique et du Yukon, a lancé cet été une campagne de collecte de
fonds destinée à financer deux chaires de recherche en arthrite.
« Nous ne sommes pas très loin de la découverte d’un
remède à la maladie, affirme le Dr Ross Petty, chef du service de rhumatologie
au BC Children’s Hospital et du département de rhumatologie à l’université de
Colombie-Britannique (C.-B.). Le remède est à notre portée, même si nous ne
savons pas encore à quoi il ressemble. Car nos connaissances actuelles sur les
mécanismes de cette maladie sont beaucoup plus avancées qu’avant,
notamment en ce qui concerne le déclenchement du processus de
l’arthrite.» Les deux chaires de recherche, qui seront créées à
l’université de Colombie-Britannique, viseront particulièrement la recherche en
rhumatologie pédiatrique, en protéomique et en génomique, l’objectif étant de
permettre la compréhension de la causalité de la
maladie. L’arthrite touche actuellement un Canadien sur six et peut
frapper n’importe qu’elle personne à tout âge et à tout moment. Selon les
estimations, le nombre d’enfants atteints d’arthrite ou d’affections apparentées
à cette maladie en Colombie-Britannique se situerait entre 2 000 et 5 000. En
orientant leurs travaux de manière à comprendre comment la maladie touche
les enfants, les chercheurs mettent toutes les chances de leur côté pour en
découvrir les causes. La chaire de recherche en
rhumatologie pédiatrique portera le nom de Ross Petty en hommage au rhumatologue
célèbre qui a été à l’origine de l’implantation, au sein de La Société
d’arthrite, du premier programme global consacré à la rhumatologie pédiatrique
au Canada. La chaire sera la première structure du genre au Canada bénéficiant
d’une dotation et la deuxième au monde. La deuxième chaire à créer aura pour
vocation de tirer avantage des progrès récents en matière de décodage du génome
humain et de déterminer comment détecter les anomalies des structures géniques
et protéiniques pouvant entraîner l’arthrite. Lorsque ces deux chaires verront
officiellement le jour, le nombre de chaires de recherche axées sur l’arthrite
au Canada sera porté à six, dont quatre créées par La Société d’arthrite à
l’université de Colombie-Britannique.
« La Société d’arthrite concentre tous ses efforts
sur des actions visant à améliorer la vie des personnes atteintes d’arthrite en
leur offrant les moyens de prendre en charge la maladie de la meilleure façon
possible, a affirmé Bill Langlois, directeur exécutif de la division de La
Société d’arthrite en Colombie-Britannique et au Yukon. Nous sommes conscients
que le moment est propice à la recherche sur l’arthrite et à l’exploitation des
nouvelles connaissances issues de la recherche fondamentale. Nous voudrions
réaliser le rêve que Mary Pack, la fondatrice de La Société d’arthrite,
caressait il y a cinquante ans, celui d’un monde libéré de l’arthrite.
»
En plus de viser le financement des deux chaires, la
campagne permettra de créer et de mettre en œuvre trois fonds de dotation
commémoratifs, qui seront gérés par The Vancouver Foundation, consacrés aux
soins, à l’éducation et à la recherche. Ces fonds de dotation assureront une
stabilité financière à long terme qui profitera à la recherche originale, à
l’éducation des patients et aux programmes destinés aux arthritiques.
Cliquer ici pour avoir accès au communiqué en
entier.
|

| En Ontario, l’accroissement du nombre d’interventions chirurgicales de remplacement des articulations réduira l’impact de l’arthrite
|
(Affiché le 11 juin 2004)
|
Le récent budget de l’Ontario annonçant un
investissement ciblé dans la réforme des soins de santé devrait redonner espoir
aux 1,7 million d’Ontariens vivant avec l’arthrite. Le premier
budget du gouvernement prévoit 2 340 remplacements d’articulation de plus par
année ainsi que la mise sur pied de 150 équipes Santé familiale
multidisciplinaires dans la collectivité. À long terme, le budget met l’accent
sur la prévention des maladies et la promotion de la santé. « Le
gouvernement fait des pas dans la bonne direction », affirme Jo-Anne Sobie,
directrice exécutive de la division de l’Ontario de la Société d’arthrite. «
Nous militons pour que les personnes arthritiques aient un meilleur accès aux
soins dès maintenant et pour la promotion d’un mode de vie sain comme moyen de
réduire l’impact de l’arthrite à l’avenir. Le fait que le gouvernement réponde
aux besoins des gens aux prises avec la douleur chronique, l’incapacité et la
perte d’un travail en raison de l’arthrite nous encourage beaucoup.
» On estime qu’à tout moment, en Ontario, 28 500 patients attendent
le remplacement d’une articulation et la très grande majorité de ces
interventions sont dues à l’arthrite. Alors que le délai d’attente moyen pour le
remplacement d’une articulation est d’un peu plus de trois mois, de nombreuses
personnes attendent jusqu’à 18 mois. « Il a été prouvé que les
interventions de remplacement total des articulations diminuent efficacement la
douleur et l’incapacité associées à l’arthrite au stade avancé », dit le Dr
Robert Bourne, chef de la chirurgie orthopédique au London Health Sciences
Centre et président de l’Ontario Joint Replacement Registry. « En augmentant la
capacité du système à pratiquer davantage d’interventions de ce genre, nous
permettrons à plus de gens de mener à nouveau une vie active et productive. »
Augmenter le nombre d’équipes multidisciplinaires de soins
primaires devrait permettre de poser des diagnostics d’arthrite plus précoces et
d’améliorer la prise en charge de l’arthrite dans la
collectivité. Le Dr Edward Keystone, rhumatologue à l’hôpital Mount
Sinai de Toronto et chercheur de renommée mondiale dans le domaine de l’arthrite
déclare : « Nous savons maintenant que si nous diagnostiquons et traitons de
façon précoce l’arthrite inflammatoire chez les personnes qui en sont atteintes,
nous pouvons ralentir et même, dans plusieurs cas, arrêter la progression de la
maladie. » Malgré les changements proposés, les personnes
arthritiques ont encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir bénéficier
d’un accès opportun et abordable aux soins dont elles ont besoin. « Les gens
n’ont toujours pas accès aux médicaments dont ils ont besoin pour soigner leur
arthrite », affirme Catherine Hofstetter, présidente de McGowan Fence &
Supply Limited ainsi que de l’équipe de défense des intérêts des consommateurs
de la Société d’arthrite de l’Ontario. Mme Hofstetter avait 36 ans lorsque les
médecins on découvert qu’elle souffrait de polyarthrite
rhumatoïde.
|

| Demande complémentaire d’autorisation de drogue nouvelle pour un médicament contre l’ostéoporose à prise mensuelle
|
(Affiché le 10 juin 2004)
|
|
Les compagnies pharmaceutiques Roche et
GlaxoSmithKline ont récemment annoncé qu’elles avaient soumis une demande
complémentaire d’autorisation de drogue nouvelle auprès de la Food and Drug
Administration (FDA) des É.-U. pour leur nouvelle préparation à prise orale
mensuelle de Boniva (ibandronate sodique), un bisphosphonate en comprimés
indiqué pour le traitement et la prévention de l’ostéoporose postménopausique.
La FDA avait approuvé la préparation à prise uniquotidienne en mai 2003.
Toutefois, les deux compagnies ne commercialiseront le produit aux É.-U.
qu’après avoir terminé la mise au point de préparations s’administrant moins
fréquemment. « Nous nous attendons à ce que Boniva soit le premier
traitement de l’ostéoporose à prise mensuelle; il offrira ainsi une autre option
thérapeutique qui pourrait se révéler plus pratique pour les femmes en
postménopause atteintes d’ostéoporose », a déclaré George Abercrombie, président
et chef de la direction de Roche. « Nous sommes d’avis, a ajouté
Chris Viehbacher, président de U.S. Pharmaceuticals, GSK, que la préparation de
Boniva prise une seule fois par mois comblera le besoin d’un traitement à
administration moins fréquente et qu’elle représentera une solution de
remplacement commode dans cette classe thérapeutique de médicaments contre
l’ostéoporose. » En décembre 2001, Roche et GSK ont annoncé qu’ils
mettraient au point et commercialiseraient conjointement Boniva pour le
traitement et la prévention de l’ostéoporose postménopausique dans tous les
pays, sauf au Japon.
|

| Un chercheur et clinicien dans le domaine de l’arthrite parmi les 40 Canadiens performants de moins de 40 ans
|
(Affiché le 7 juin 2004)
|
| Les Drs Jane Aubin et Robin Poole, codirecteurs
scientifiques du Réseau canadien de l’arthrite, ont félicité récemment
l’un des membres du Réseau, le Dr Proton Rahman, pour s’être classé parmi les 40
Canadiens performants de moins de 40 ans.
Le concours 40 Canadiens performants de moins de 40
ans est un programme national fondé et géré par The Caldwell Partners dans le
but de rendre hommage à nos leaders d’aujourd’hui et de demain et d’honorer les
Canadiens et Canadiennes qui ont connu un important succès avant l’âge de 40
ans. Le programme vise à promouvoir le mentorat et le perfectionnement
professionnel en présentant ces leaders au milieu des affaires et en les mettant
en valeur comme modèles auprès des jeunes Canadiens et Canadiennes.
Le Dr Rahman, qui s’est récemment joint au Réseau,
est professeur agrégé de médecine à l’université Memorial de St. John’s à
Terre-Neuve et fait partie du personnel de rhumatologie au St. Clare’s Mercy
Hospital de St. John’s. Il dirige l’équipe de recherche qui a mis en évidence de
nouveaux gènes associés au rhumatisme psoriasique l’année dernière, découverte
qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements ciblés.
La Dre Aubin a déclaré : « Nous sommes très fiers du
Dr Rahman, qui a été reconnu pour son importante contribution à la science de
l’arthrite, et heureux qu’il ait choisi de se joindre au Réseau. Nos membres
sont impatients de collaborer avec lui afin d’améliorer la qualité de vie des
personnes atteintes d’arthrite et de réduire le fardeau économique que
représente cette maladie. »
« Le Réseau a attiré de jeunes chercheurs talentueux
comme le Dr Rahman à un moment où il intensifie son travail en génétique et
génomique dans le but d’étudier les processus morbides de l’arthrite et
d’élaborer de possibles stratégies diagnostiques et thérapeutiques, a ajouté le
Dr Poole. Les progrès réalisés en génétique nous rapprochent de la vision du
Réseau qui est celle d’un monde sans arthrite. L’identification des causes
génétiques conduisant à diverses formes d’arthrite nous rapprochera de la
guérison de cette maladie. »
Le Réseau canadien de l’arthrite soutient la
recherche et développement intégrés et transdisciplinaires. Il est le point de
contact unique faisant le lien entre 145 chercheurs et cliniciens meneurs dans
le domaine de l’arthrite au Canada, 45 établissements d’enseignement supérieur
canadiens, la Société d’arthrite, les sociétés pharmaceutiques et
biotechnologiques et le gouvernement.
La Société d’arthrite a reconnu le Dr Rahman comme
étant un chercheur prometteur dès le début de sa carrière et a appuyé son
travail au cours des ans par le biais de son programme de recherche et de
perfectionnement professionnel.
|

| Une étude fait la lumière sur le lien entre la consommation d’alcool et l’augmentation du risque de goutte
|
(Affiché le 4 juin 2004)
|
|
Les résultats de la première étude épidémiologique de
grande envergure évaluant la croyance ancestrale selon laquelle la consommation
d’alcool accroît le risque de goutte ont récemment été publiés dans un numéro de
The Lancet. Une étude prospective portant sur près de 50 000 sujets masculins a
révélé que la consommation de bière était plus probablement liée à l’apparition
de la goutte que celle des alcools forts, tandis qu’une consommation raisonnable
de vin n’avait pas de lien avec le risque de présenter cette
maladie. La consommation d’alcool provoque une hyperuricémie
(augmentation de la production d’acide urique) qui déclenche la goutte, lorsque
l’acide se dépose dans les articulations. On soupçonnait le lien entre la
consommation d’alcool et le risque de goutte depuis des temps anciens, mais il
n’avait pas été confirmé de façon prospective. De plus, les niveaux de risque de
goutte associés aux différents types de boissons alcooliques n’avaient pas été
évalués. Hyon K Choi du Massachusetts General Hospital de Boston
et ses collaborateurs ont évalué de façon prospective la consommation d’alcool
et l’incidence de la goutte chez 47 000 sujets masculins appartenant au corps
médical sur une période de 12 ans. 730 cas de goutte ont été confirmés pendant
toute la période de l’étude. On a évalué la consommation d’alcool et la quantité
consommée sur la base de la teneur habituelle en éthanol des boissons
alcooliques : 12,8 g pour une canette de bière, 11,0 g pour un verre de vin et
14,0 g pour une dose d’alcool fort. Par rapport à la
non-consommation de boissons alcooliques, la consommation d’alcool a été reliée
au risque de goutte, et ce, de façon proportionnelle : pour une consommation
quotidienne comprise entre 10 et 15 g, le risque augmente de près de 30 %, pour
une consommation quotidienne comprise entre 15 et 30 g, il augmente de près de
50 %, pour une consommation quotidienne comprise entre 30 et 50 g, il double
presque et pour une consommation quotidienne supérieure à 50 g, il est multiplié
par 2,5. Il a été démontré que la consommation de bière était la
plus étroitement liée au risque de goutte, celle d’alcools forts, la moins
étroitement liée, alors que la consommation modérée de vin n’avait pas de lien
avec l’augmentation du risque de goutte. Voici les commentaires du
docteur Choi : « Nous avons relevé des différences dans le risque de goutte
associé à trois types de boissons alcooliques. Le fait de boire deux bières par
jour ou davantage a fait augmenter le risque de goutte de 2 à 5 fois,
comparativement à la non-consommation de bière, tandis que la même fréquence de
consommation d’alcools forts a multiplié ce risque de 1 à 6 fois,
comparativement à la non-consommation d’alcools forts. Dans la même veine, la
bière a fait augmenter le risque de goutte par portion quotidienne plus de deux
fois plus que les alcools forts, et ce, même si la teneur en alcool par portion
était plus faible pour la bière que pour les alcools forts. En outre, la
consommation quotidienne de deux verres de 4 oz (0,12 l) de vin ou davantage n’a
pas été reliée à une augmentation du risque de goutte. Ces résultats permettent
de penser que certains des éléments non alcooliques présents en quantité
variable dans ces boissons jouent un rôle important dans l’incidence de la
goutte. Une piste à suivre serait le taux variable de purine dans chacune de ces
boissons alcooliques. La bière est la seule boisson alcoolique reconnue pour
afficher un taux élevé de purine. Par conséquent, l’effet que produit la
purine ingérée, en buvant de la bière, sur l’acide urique dans le sang pourrait
suffire à faire augmenter l’effet hyperuricémique de l’alcool lui-même,
produisant un risque plus important de provoquer la goutte que les alcools forts
ou le vin. Nous ne savons pas encore si la bière recèle d’autres facteurs de
risque non alcooliques, ni si le vin renferme des éléments protecteurs.
»
|

| Maladies cardiaques et affections auto-immunes : mise en évidence d’un lien réciproque
|
(Affiché le 2 juin 2004)
|
| Les maladies auto-immunes, comme la polylarthrite
rhumatoïde et le lupus, sont liées à un risque accru d’athérosclérose et de
cardiopathies. Dans un article publié dans The Journal of Experimental Medicine,
le Dr Kenneth Walsh, du département de cardiologie moléculaire de l’école
de médecine de l’université de Boston, et ses collègues font état d’un nouveau
modèle murin (une souris) qui révèle que l’inverse est également vrai :
l’athérosclérose peut faire empirer l’affection auto-immune.
Selon ces chercheurs, les patients atteints
d’affections auto-immunes, chez qui le système immunitaire s’attaque à leurs
propres tissus, présentent des taux élevés de dépôts lipidiques (ou lésions
athérosclérotiques) dans les vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une maladie
cardiaque. En vue d’étudier le lien existant entre ces affections, les auteurs
ont croisé une souris prédisposée à l’atteinte auto-immune avec une autre
présentant une athérosclérose, créant ainsi une souche susceptible aux deux
maladies.
Chez les souris issues de cette souche, les dépôts
lipidiques vasculaires étaient plus importants que chez la souche parentale
atteinte d’athérosclérose. Conclusion : comme chez les humains, l’affection
auto-immune aggrave la maladie cardiaque, une observation qui corrobore
l’hypothèse émise sur le rôle des cellules du système immunitaire dans la
formation des lésions athérosclérotiques.
Les auteurs ont également constaté, non sans
surprise, que l’athérosclérose exacerbe l’atteinte auto-immune. Les souris de la
descendance présentaient des symptômes auto-immuns plus graves que ceux observés
chez la souche parentale uniquement susceptible à l’affection auto-immune. Les
symptômes ont même empiré lorsque les souris ont été soumises à un régime
alimentaire riche en lipides, ce qui n’est pas sans rappeler des habitudes
alimentaires courantes dans les pays occidentaux.
Selon un communiqué de l’université, la maladie
auto-immune peut s’expliquer par une élimination déficiente des cellules mortes,
soumises au continuel recyclage biologique ayant lieu dans l’organisme humain.
L’accumulation de ces débris cellulaires pourrait être responsable de la réponse
immunitaire dirigée contre « le soi ». Les souris hybrides présentaient un taux
élevé de ces débris.
Le Dr Walsh et ses collaborateurs pensent que les
lipides oxydés entraînant l’athérosclérose empêchent aussi l’évacuation des
déchets de cellules mortes, ce qui déclencherait le phénomène auto-immun. Cette
étude laisse entendre que les patients atteints de maladies auto-immunes
pourraient tirer profit d’une alimentation faible en matières grasses.
|

| En Ontario, l’accroissement du nombre d’interventions chirurgicales de remplacement des articulations réduira l’impact de l’arthrite
|
(Affiché le 31 mai 2004)
|
Le récent budget de l’Ontario annonçant un
investissement ciblé dans la réforme des soins de santé devrait redonner espoir
aux 1,7 million d’Ontariens vivant avec l’arthrite. Le premier
budget du gouvernement prévoit 2 340 remplacements d’articulation de plus par
année ainsi que la mise sur pied de 150 équipes Santé familiale
multidisciplinaires dans la collectivité. À long terme, le budget met l’accent
sur la prévention des maladies et la promotion de la santé. « Le
gouvernement fait des pas dans la bonne direction », affirme Jo-Anne Sobie,
directrice exécutive de la division de l’Ontario de la Société d’arthrite. «
Nous militons pour que les personnes arthritiques aient un meilleur accès aux
soins dès maintenant et pour la promotion d’un mode de vie sain comme moyen de
réduire l’impact de l’arthrite à l’avenir. Le fait que le gouvernement réponde
aux besoins des gens aux prises avec la douleur chronique, l’incapacité et la
perte d’un travail en raison de l’arthrite nous encourage beaucoup.
» On estime qu’à tout moment, en Ontario, 28 500 patients attendent
le remplacement d’une articulation et la très grande majorité de ces
interventions sont dues à l’arthrite. Alors que le délai d’attente moyen pour le
remplacement d’une articulation est d’un peu plus de trois mois, de nombreuses
personnes attendent jusqu’à 18 mois. « Il a été prouvé que les
interventions de remplacement total des articulations diminuent efficacement la
douleur et l’incapacité associées à l’arthrite au stade avancé », dit le Dr
Robert Bourne, chef de la chirurgie orthopédique au London Health Sciences
Centre et président de l’Ontario Joint Replacement Registry. « En augmentant la
capacité du système à pratiquer davantage d’interventions de ce genre, nous
permettrons à plus de gens de mener à nouveau une vie active et productive. »
Augmenter le nombre d’équipes multidisciplinaires de soins
primaires devrait permettre de poser des diagnostics d’arthrite plus précoces et
d’améliorer la prise en charge de l’arthrite dans la
collectivité. Le Dr Edward Keystone, rhumatologue à l’hôpital Mount
Sinai de Toronto et chercheur de renommée mondiale dans le domaine de l’arthrite
déclare : « Nous savons maintenant que si nous diagnostiquons et traitons de
façon précoce l’arthrite inflammatoire chez les personnes qui en sont atteintes,
nous pouvons ralentir et même, dans plusieurs cas, arrêter la progression de la
maladie. » Malgré les changements proposés, les personnes
arthritiques ont encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir bénéficier
d’un accès opportun et abordable aux soins dont elles ont besoin. « Les gens
n’ont toujours pas accès aux médicaments dont ils ont besoin pour soigner leur
arthrite », affirme Catherine Hofstetter, présidente de McGowan Fence &
Supply Limited ainsi que de l’équipe de défense des intérêts des consommateurs
de la Société d’arthrite de l’Ontario. Mme Hofstetter avait 36 ans lorsque les
médecins on découvert qu’elle souffrait de polyarthrite
rhumatoïde.
|

| Des chercheurs mettent en évidence un nouveau syndrome clinique responsable d’une forme d’arthrose grave
|
(Affiché le 27 mai 2004)
|
| Des chercheurs de l’école de médecine de la Case
Western Reserve University (CWRU), des University Hospitals de Cleveland (UHC)
et de l’université de Californie à San Diego ont découvert un nouveau syndrome
clinique qu’ils ont appelé « chondrolyse héréditaire », une affection
invalidante rare se manifestant par un décollement du cartilage, ce qui provoque
une arthrose généralisée grave.
Cette découverte, qui a été présentée en mars dernier
à la 50e réunion annuelle de la Orthopedic Research Society ayant eu lieu à San
Francisco, pourrait aider à comprendre la dégradation du cartilage et certaines
formes d’arthrose.
Les chercheurs ont indiqué avoir mis en évidence deux
mutations touchant le gène FRZB (prononcer « frisbee ») situé sur le chromosome
2, qui a déjà été relié à l’apparition de l’arthrose familiale. Des études
expérimentales antérieures menées par d’autres chercheurs avaient révélé que le
gène FRZB semblait jouer un rôle important dans
le développement des membres chez l’Homme aux premiers stades de sa vie. Bien
que la découverte de la mutation chez des membres d’une même famille atteints de
la maladie et en santé indique qu’elle ne peut à elle seule déclencher le
syndrome en question, il n’en demeure pas moins qu’elle pourrait intervenir
comme élément d’un caractère polygénique.
« D’autres études visant à définir la mutation
génétique intervenant dans la chondrolyse observée chez la famille signalée
pourraient non seulement servir à découvrir des cibles de traitement utilisables
dans ce cas précis, mais fourniraient également des données importantes sur les
mécanismes de la dégénérescence cartilagineuse qui touche des millions de
personnes atteintes d’arthrose primaire, a souligné le Dr Roland Moskowitz,
professeur de médecine à la CWRU et aux UHC et éminent expert de l’arthrose
faisant partie de l’équipe ayant mené la recherche. La relation connue entre le
gène FRZB et le développement embryonnaire du squelette, et l’observation faite
par d’autres chercheurs selon laquelle ce gène
serait fréquent chez les femmes atteintes d’arthrose de la hanche convergent
pour donner un sens à nos observations.»
La découverte a été possible grâce à une approche où
sept familles touchées par l’arthrose familiale ont fait l’objet d’un dépistage
génétique visant à mettre en évidence des mutations spécifiques. Chez l’une des
familles, qu’on a orientée vers l’équipe de recherche, le père, deux filles et
un garçon souffraient de chondrolyse héréditaire. Chez les membres de cette
famille, la maladie était si avancée que le cartilage se détachait des os,
principalement ceux des épaules, des hanches et des genoux. Plusieurs membres de
la famille avaient contracté l’arthrose dans les dix premières années de leur
existence et, arrivés à la vingtaine, ils avaient déjà eu besoin d’une
arthroplastie de remplacement. Le plus jeune des enfants avait dû subir
plusieurs interventions arthroplastiques dès l’âge de 16 ans. Le cadet de la
famille, lui, avait eu besoin d’un remplacement complet de la hanche à l’âge de
26 ans, suivi, deux ans plus tard, d’une opération de la même nature à l’autre
hanche.
|

| Le gouvernement du Canada donne des précisions sur la nouvelle Agence de santé publique
|
(Affiché le 25 mai 2004)
|
La Dre Carolyn Bennett, ministre d'État à la Santé
publique, a donné des précisions sur la nouvelle Agence de santé publique du
Canada. L'Agence reposera sur deux piliers, à Ottawa et Winnipeg, et travaillera
avec un réseau de centres spécialisés à travers le pays. La
ministre Bennett a aussi annoncé la nomination du Dr Frank Plummer, qui assumera
l'intérim jusqu'à l'entrée en fonction de l'agent de santé publique en chef
permanent. À ce titre, le Dr Plummer agira comme conseiller spécial de la
ministre Bennett. Le Dr Plummer continuera d'assumer ses fonctions de directeur
général scientifique du Laboratoire national de microbiologie (LNM) et de
directeur général du Centre de prévention et de contrôle des maladies
infectieuses de Santé Canada.
Le Dr Plummer aura son bureau principal à Winnipeg et
un bureau à Ottawa. Il sera responsable des trois grandes fonctions de l'Agence,
soit les maladies infectieuses, les préparatifs d'urgence et les maladies
chroniques. « Une gestion nationale et coordonnée des épidémies de
maladies chroniques permettra d'améliorer la santé des Canadiens et nous aidera
à affronter toute éventualité, si une autre maladie infectieuse grave venait
frapper à nos portes », a déclaré la ministre Bennett. « La santé
des Canadiens est la priorité absolue de ce gouvernement. La crise du SRAS a mis
en évidence notre vulnérabilité aux maladies infectieuses et une tendance à la
hausse de plusieurs maladies chroniques, comme le
diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, maladies qui menacent non
seulement la santé des Canadiens, mais la pérennité de notre système de santé »,
a soutenu pour sa part l'honorable Pierre Pettigrew, ministre de la
Santé. Le pilier de l'Agence à Winnipeg, où se trouve le seul
laboratoire de microbiologie de niveau 4 pour la santé humaine au Canada,
coordonnera les fonctions de l'Agence relatives aux maladies infectieuses, y
compris l'épidémiologie, et assumera des fonctions essentielles, au pays et dans
le monde, dans l'éventualité de l'éclosion d'une maladie infectieuse. Le bureau
de l'Agence à Ottawa assurera la collaboration avec les autres ministères, dont
Sécurité publique et Protection civile Canada, pour planifier les mesures, les
préparatifs et l'intervention en situation de crise nationale de la santé
publique. Le bureau d'Ottawa coordonnera en outre la lutte contre les maladies
chroniques et les blessures. La ministre Bennett a en outre annoncé
la création de six Centres nationaux de collaboration en santé publique pour
améliorer la réaction canadienne face aux maladies infectieuses et chroniques.
L'investissement initial du gouvernement du Canada pour la création de ces six
Centres se chiffre à 15 millions de dollars pour les deux premières
années. Ces centres se trouveront dans diverses régions du pays et
chacun aura un champ d'intérêt particulier en santé publique :
- Canada atlantique - déterminants de la santé : influence des facteurs
sociaux sur la santé
- Québec - politique gouvernementale et évaluation des risques : incidence
des stratégies gouvernementales sur la santé et le bien-être des
Canadiens
- Ontario - mise au point de l'infrastructure, de
l'infostructure et de nouveaux outils : collecte et utilisation de données
pour minimiser les risques sanitaires
- Prairies - maladies infectieuses : étudier les
risques actuels et futurs de maladies émergentes et résurgentes
- Colombie-Britannique - hygiène du milieu :
l'incidence du milieu sur la santé humaine.
Compte tenu des disparités importantes et persistantes qui affligent les
peuples autochtones du Canada sur le plan de la santé, nous procédons à la
création d'un Centre de la santé des Autochtones qui étudiera les facteurs ayant
une incidence sur l'état de santé des Autochtones en milieux urbains, ruraux et
éloignés.
|

| Des cellules provenant des mères pourraient causer un trouble immunitaire chez les enfants
|
(Affiché le 20 mai 2004)
|
D’après une recherche de la Mayo Clinic, dont les
résultats sont publiés dans le dernier numéro du Journal of Immunology,
certaines cellules provenant des mères demeurent dans l’organisme de leur enfant
et pourraient provoquer une réponse immunitaire où l’organisme de ce dernier
s’attaque à lui-même. Les chercheurs affirment que cette découverte est
importante non seulement pour la recherche de la cause de l’affection en
question et des moyens de la traiter, mais aussi pour comprendre une classe
entière de maladies auto-immunes. La dermatomyosite juvénile est
une maladie rare occasionnant des lésions aux muscles et amenant le système
immunitaire de l’enfant à attaquer son propre organisme, comme si celui-ci était
une forme de vie envahissante. L’enfant devient alors faible et fragile en
raison de la détérioration des muscles. Il n’existe actuellement aucun moyen de
guérir de la dermatomyosite juvénile. Les traitements actuels comprennent des
médicaments, la physiothérapie et des suppléments alimentaires. «
L’élément clé de notre étude semble indiquer quel est le mécanisme de la
maladie, ce qui nous permet d’approfondir notre compréhension des maladies
auto-immunes en général, explique la Dre Ann Reid, pédiatre et chercheure
principale. Puisque cette étude nous a permis de suivre plus de patients
atteints de dermatomyosite juvénile et de groupes témoins que toute autre étude
précédente, nous pouvons avoir confiance en nos résultats. » Dans
ce qui est peut-être la plus importante étude du genre, les chercheurs de la
Mayo Clinic ont évalué 72 patients atteints de dermatomyosite juvénile, ceux-ci
étant âgés en moyenne de 10 ans. Les chercheurs ont comparé ces enfants à leurs
frères et sœurs ne souffrant pas de la maladie ainsi qu’à un groupe témoin
d’enfants en santé. Quelques résultats ont découlé de cette étude :
- La plupart des patients atteints de dermatomyosite
juvénile sont porteurs d’un gène particulier (étiqueté HLA) qu’ils ont reçu de
leur mère durant la grossesse.
- Quand un enfant est porteur d’un gène HLA dans une
cellule provenant de la mère, ce dernier agit en déclenchant une réponse
immunitaire dirigée contre l’organisme de l’enfant lui-même.
- Ce type de cellules pourrait prendre part aux
mécanismes qui causent la dermatomyosite juvénile.
Les chercheurs savent depuis longtemps que des
cellules fœtales peuvent être présentes dans l’organisme de la mère pendant
plusieurs années après l’accouchement. Ils croyaient que ces cellules pouvaient
contribuer à l’apparition de maladies auto-immunes chez les femmes pendant et
après leurs années de fécondité. Dans l’étude actuelle, la Mayo Clinic a étudié
la situation contraire : la présence de cellules maternelles chez les enfants.
Dans cette étude de la Mayo Clinic, 83 pour cent des patients
atteints de dermatomyosite juvénile étaient porteurs dans leur sang de cellules
provenant de leur mère, contre 23 pour cent chez les frères et sœurs non
atteints et 17 pour cent chez les autres enfants en santé. La présence de cette
cellule maternelle (aussi nommée « cellule chimérique ») est fortement associée
à une constitution génétique particulière de la mère. Les enfants atteints de
dermatomyosite juvénile peuvent présenter une insuffisance touchant un organe au
même titre que ce qui peut être observé chez les patients subissant une
transplantation d’organe. En raison de la ressemblance de ce trouble à une
certaine maladie entraînant le rejet d’organe, l’équipe de la Mayo Clinic a
étudié l’hypothèse que des cellules « étrangères » ou chimériques puissent jouer
un rôle dans l’apparition de la dermatomyosite juvénile. Les
chercheurs de la Mayo Clinic ont découvert deux nouvelles caractéristiques des
cellules chimériques. Tout d’abord, elles demeurent dans l’organisme de l’enfant
après sa naissance et sont en rapport avec les gènes HLA; ensuite, elles sont
non seulement présentes dans l’organisme de l’enfant, mais aussi très actives,
comme le démontrent les attaques qu’elles induisent contre l’organisme de
l’enfant.
|

| Une découverte pourrait améliorer le traitement de l’anémie chez les patients
|
(Affiché le 19 mai 2004)
|
Les patients qui souffrent de troubles
inflammatoires chroniques, y compris d’infections, de maladies intestinales
inflammatoires, d’arthrite et de cancer, deviennent couramment anémiques.
L’anémie peut rendre ces personnes encore plus malades; elle est parfois
suffisamment grave pour qu’une transfusion sanguine soit nécessaire et elle ne
réagit que partiellement aux traitements actuels. Des chercheurs du Children’s
Hospital Boston, de la Harvard Medical School et du Laboratoire européen de
biologie moléculaire ont démêlé l’écheveau des mécanismes biologiques complexes
derrière ce type d’anémie et proposent de nouvelles cibles pour la mise au point
de médicaments. Les résultats de leurs recherches sont publiés dans l’édition du
18 avril de Nature Genetics. Une équipe du département
d’hématologie et d’oncologie du Children’s Hospital Boston dirigée par Cindy Roy
avait déjà démontré que l’anémie des maladies chroniques est causée par une
hyperactivation de l’hepcidine, une hormone régulatrice du fer dans l’organisme.
La sécrétion d’hepcidine est déclenchée par l’inflammation. Cette hormone peut
aider à combattre l’infection, à la fois en désactivant directement les agents
pathogènes et en réduisant la quantité de fer circulant dans le sang. Cette «
rétention de fer » prive les agents pathogènes infectieux de l’élément nutritif
dont ils ont besoin pour proliférer mais, en même temps, réduit la quantité de
fer disponible pour les globules rouges qui se développent. En conséquence, les
patients deviennent anémiques. La Dre Roy et ses collègues ont maintenant
identifié un régulateur essentiel de l’hepcidine, une protéine appelée HFE. Les
chercheurs ont démontré que des souris génétiquement modifiées ayant une carence
en HFE conservaient un niveau élevé de fer dans le sang lorsqu’elles souffraient
d’une inflammation. L’anémie des maladies chroniques est souvent
traitée à l’aide de fer ou d’érythropoïétine, une hormone de croissance pour les
globules rouges, mais aucun de ces traitements n’est pleinement efficace parce
que l’hepcidine empêche le fer nécessaire d’atteindre les globules rouges. « La
prochaine étape importante sera de déterminer si les médicaments qui inhibent la
HFE ou l’hepcidine seront utiles», dit la Dre Nancy Andrews, investigatrice
principale au Howard Hughes Medical Institute du Children's Hospital Boston et
professeure de pédiatrie titulaire de la Chaire Leland Fikes à la Harvard
Medical School. La Dre Roy note qu’il n’est peut-être pas souhaitable de
désactiver complètement l’hepcidine. Les propriétés antimicrobiennes de
l’hormone seraient perdues et permettre une trop grande circulation de fer
pourrait aussi favoriser l’infection. « Il s’agira de trouver le bon équilibre,
dit la Dre Roy. Si nous intervenons sur l’activité de l’hepcidine, nous devons
prendre bien garde de ne pas favoriser l’infection en essayant d’enrayer
l’anémie. L’idéal serait de maîtriser l’infection tout en maintenant une
quantité suffisante de fer pour la production de globules rouges.
» Les Dres Andrews et Roy sont intriguées par l’interaction de la
HFE et de l’hepcidine parce qu’elle suggère que la HFE a une fonction
immunologique en plus d’une fonction de régulation du fer. « Nous ne comprenons
pas encore le lien avec l’immunité, affirme la Dre Andrews, également titulaire
d’un doctorat en biologie. Plusieurs molécules importantes dans le métabolisme
du fer jouent également un rôle dans la défense immunologique ou ont un lien
avec les molécules qui jouent un rôle dans la défense immunologique. Mais nous
ne savons pas encore pourquoi. » Les scientifiques Martina Muckenthaler et
Matthias Hentze du Laboratoire européen de biologie moléculaire ont collaboré
étroitement avec l’équipe du Children’s Hospital et de la Harvard Medical School
pour identifier ce lien. « Nos résultats établissent clairement le
lien entre la HFE et le développement de ce type d’anémie. Plus important
encore, il semble qu’on puisse agir sur les fonctions de la HFE sans perturber
le système immunitaire lui-même, note la Dre Muckenthaler. C’est la première
fois qu’un lien est établi entre la HFE, l’inflammation et l’anémie, ce qui nous
offre une cible claire à viser pour la mise au point d’un nouveau traitement
contre l’anémie des maladies chroniques. »
|

| Des chercheurs mettent en évidence un nouveau syndrome clinique responsable d’une forme d’arthrose grave
|
(Affiché le 17 mai 2004)
|
| Des chercheurs de l’école de médecine de la Case
Western Reserve University (CWRU), des University Hospitals de Cleveland (UHC)
et de l’université de Californie à San Diego ont découvert un nouveau syndrome
clinique qu’ils ont appelé « chondrolyse héréditaire », une affection
invalidante rare se manifestant par un décollement du cartilage, ce qui provoque
une arthrose généralisée grave. Cette découverte, qui a été présentée en mars
dernier à la 50e réunion annuelle de la Orthopedic Research Society ayant eu
lieu à San Francisco, pourrait aider à comprendre la dégradation du cartilage et
certaines formes d’arthrose.
Les chercheurs ont indiqué avoir mis en évidence deux
mutations touchant le gène FRZB (prononcer « frisbee ») situé sur le chromosome
2, qui a déjà été relié à l’apparition de l’arthrose familiale. Des études
expérimentales antérieures menées par d’autres chercheurs avaient révélé que le
gène FRZB semblait jouer un rôle important dans le développement des membres
chez l’Homme aux premiers stades de sa vie. Bien que la découverte de la
mutation chez des membres d’une même famille atteints de la maladie et en santé
indique qu’elle ne peut à elle seule déclencher le syndrome en question, il n’en
demeure pas moins qu’elle pourrait intervenir comme élément d’un caractère
polygénique.
« D’autres études visant à définir la mutation
génétique intervenant dans la chondrolyse observée chez la famille signalée
pourraient non seulement servir à découvrir des cibles de traitement utilisables
dans ce cas précis, mais fourniraient également des données importantes sur les
mécanismes de la dégénérescence cartilagineuse qui touche des millions de
personnes atteintes d’arthrose primaire, a souligné le Dr Roland Moskowitz,
professeur de médecine à la CWRU et aux UHC et éminent expert de l’arthrose
faisant partie de l’équipe ayant mené la recherche. La relation connue entre le
gène FRZB et le développement embryonnaire du squelette, et l’observation faite
par d’autres chercheurs selon laquelle ce gène serait fréquent chez les femmes
atteintes d’arthrose de la hanche convergent pour donner un sens à nos
observations.»
La découverte a été possible grâce à une approche où
sept familles touchées par l’arthrose familiale ont fait l’objet d’un dépistage
génétique visant à mettre en évidence des mutations spécifiques. Chez l’une des
familles, qu’on a orientée vers l’équipe de recherche, le père, deux filles et
un garçon souffraient de chondrolyse héréditaire. Chez les membres de cette
famille, la maladie était si avancée que le cartilage se détachait des os,
principalement ceux des épaules, des hanches et des genoux. Plusieurs membres de
la famille avaient contracté l’arthrose dans les dix premières années de leur
existence et, arrivés à la vingtaine, ils avaient déjà eu besoin d’une
arthroplastie de remplacement. Le plus jeune des enfants avait dû subir
plusieurs interventions arthroplastiques dès l’âge de 16 ans. Le cadet de la
famille, lui, avait eu besoin d’un remplacement complet de la hanche à l’âge de
26 ans, suivi, deux ans plus tard, d’une opération de la même nature à l’autre
hanche.
|

| Collaboration d’envergure pour découvrir la cause des maladies articulaires inflammatoires ainsi qu'un remède pour ces dernières
|
(Affiché le 13 mai 2004)
|
| Des meneurs en recherche médicale ainsi que des
cliniciens, des responsables des orientations politiques, des consommateurs (des
patients) et des représentants de l'industrie pharmaceutique se sont réunis à
Toronto pour identifier des priorités en matière de recherche sur les maladies
articulaires inflammatoires, lesquelles touchent environ 300 000
Canadiens.
Cette conférence, organisée par le Réseau canadien de
l’arthrite, l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite (IALA) des
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Société d'arthrite, s'est
révélé un excellent moyen d'identifier des priorités pour la recherche axées sur
les patients, renforcer des partenariats existants et établir de nouveaux
réseaux.
Après la conférence, un groupe de travail composé de
vingt personnes représentant des intérêts variés a été chargé de faire une
synthèse des suggestions recueillies et de mettre au point un ensemble clair de
priorités pour la recherche. Le groupe continuera son travail jusqu'à ce que les
éléments les plus urgents aient été identifiés clairement par
consensus.
D'après le Dr Robert Inman, coprésident de la
conférence et rhumatologue au Toronto Western Hospital : "Cette liste de
priorités nous permettra d'orienter la recherche sur ce qui est important pour
les personnes atteintes d'une maladie articulaire inflammatoire. Notre objectif
est d'améliorer leur qualité de vie."
En ce qui a trait à l'identification des priorités
pour la recherche, le Dr Inman a précisé : “Le message est clair et net : nous
devons concentrer davantage nos efforts sur les besoins des enfants et des
patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou d'une
spondyloarthropathie.”
Une fois les priorités déterminées d'un commun
accord, la liste sera intégrée à un appel de demandes à l'intention des
chercheurs. Les bailleurs de fonds du gouvernement et de l'industrie pourront
utiliser cette liste comme guide pour déterminer l'orientation à venir en
matière de recherche sur ces maladies.
Plus de 160 participants ont participé à la
conférence, dont 38 consommateurs et parents d'enfants chez qui on a
diagnostiqué une maladie articulaire inflammatoire. Ces personnes venant de
partout au Canada ont joué un rôle aussi important que les autres intervenants
dans le cadre de la conférence, et elles ont partagé leurs idées pour la mise au
point de la liste de priorités pour la recherche.
Cliquez ici pour plus la
communiqué de presse.
|

| Les résultats d'un essai clinique ouvrent la voie à un nouveau traitement du lupus
|
(Affiché le 12 mai 2004)
|
|
Le groupe Human Genome Sciences, Inc. (HGSI),
de Rockville, au Maryland, annonçait dernièrement que les résultats de la phase
1 d'un essai clinique portant sur le LymphoStat-B (un anticorps monoclonal
humain) démontrent que le médicament est bien toléré et qu'il est biologiquement
actif chez des patients atteints de lupus érythémateux
disséminé. D'après la société, le LymphoStat-B est un anticorps
monoclonal humain qui reconnaît de façon spécifique le facteur stimulant les
lymphocytes B, ou BlyS, bloque son activité biologique. Le BlyS est une
protéine naturelle isolée par le groupe Human Genome Sciences qui stimule le
développement des lymphocytes B en lymphocytes B matures du plasma. Ces
lymphocytes B du plasma produisent des anticorps, la première réaction de
défense de l'organisme contre les infections. Les études de laboratoire
indiquent que des taux plus élevés que la normale de BlyS pourraient contribuer
à l'apparition d'affections auto-immunes, comme le lupus érythémateux disséminé
et la polyarthrite rhumatoïde. La phase 1 de l'essai clinique
multicentrique, à double insu, contrôlé par placebo et doses à croissantes a été
élaborée pour déterminer l'innocuité et la pharmacologie du LymphoStat-B chez
des patients adultes atteints de lupus érythémateux disséminé recevant des
traitements traditionnels. Les résultats démontrent que le LymphoStat-B est bien
toléré, aucune différence cliniquement significative n'ayant été observée,
comparativement au placebo, pour ce qui est des réactions indésirables ou
d'anomalies des tests de laboratoire. Aucune réaction indésirable grave associée
au médicament n'a été rapportée. Comme on s'y attendait, selon les études
précliniques, on a aussi établi que le LymphoStat-B réduisait
considérablement le taux de lymphocytes B en circulation, les cellules qui sont
les précurseurs de celles qui produisent les anticorps normaux et anormaux de
l'organisme. Le Dr William Stohl, investigateur principal et
professeur de médecine, à la Division de rhumatologie de l'Université Southern
California, a déclaré que " les résultats de la phase 1 de l'essai clinique du
LymphoStat-B administré à des patients atteints de lupus érymathémateux
disséminé sont encourageants. Les résultat des études précliniques menées
jusqu'à maintenant et de nouvelles données épidémiologiques suggèrent fortement
que des taux élevés de BlyS jouent un rôle important dans le lupus et d'autres
affections auto-immunes. D'après les données précliniques et cliniques soumises
jusqu'à maintenant, le LymphoStat-B pourrait être un traitement efficace
d'affections auto-immunes comme le lupus érythémateux disséminé et la
polyarthrite rhumatoïde. J'encourage l'élaboration et la réalisation d'autres
essais cliniques afin d'accroître notre compréhension du rôle thérapeutique
potentiel du LymphoStat-B. " À cette fin, HGSI a annoncé que le
LymphoStat-B a reçu de la Food and Drug Administration américaine (FDA)
l'appellation " Fast Track Product " ou produit soumis à un examen accéléré,
pour le traitement du lupus érythémateux disséminé. Les programmes de
développement accéléré de médicaments " Fast Track Drug Development Programs" de
la FDA ont été établis en réponse au Food and Drug Administration modernization
Act de 1997, loi qui permet à la FDA de prendre des mesures pour faciliter
l'élaboration et accéler l'examen de nouveaux médicaments qu'elle juge
prometteurs pour répondre à de pressants besoins médicaux. Pour qu'un nouveau
médicament se voit accorder le statut de Fast Track Product, l'affection qu'il
vise à traiter doit menacer la vie de la personne et combler un besoin médical.
De plus, la FDA doit confirmer que le médicament possède bien le potentiel de
combler ce besoin médical et que son programme de développement est conçu pour
évaluer ce potentiel. Le Dr David C. Stump, premier vice-président
de HGSI, division du développement des médicaments, a déclaré que, " les
résultats positifs obtenus au cours de cette première étude du LymphoStat-B nous
fournissent les données sur l'innocuité, le dosage et l'activité biologique du
LymphoStat-B requises pour faire progresser le développement du LymphoStat-B et
passer à la prochaine phase des essais cliniques chez des adultes atteints
d'affections auto-immunes. Nous avons rencontré des représentants de la FDA et
nos investigateurs cliniques afin de décider de la meilleure voie à suivre pour
évaluer la sûreté, l'efficacité et le dosage optimal du LymphoStat-B, administré
au cours d'une plus longue période à de plus grands groupes de patients atteints
de lupus érythémateux disséminé et de polyarthrite rhumatoïde. " La société
prévoit commencer en 2003 la phase 2 des essais cliniques du LymphoStat-B
employé dans le traitement du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde.
|

| VIOXX(R) peut maintenant être prescrit contre la douleur causée par la polyarthrite rhumatoide
|
(Affiché le 2 mai 2004)
|
|
Merck Frosst Canada a annoncé récemment que Santé
Canada avait approuvé VIOXX (rofécoxib), un agent issu de la recherche
canadienne, dans le traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoide (PR)
chez l'adulte.
Selon un communiqué de presse de Merck Frosst le
rofécoxib devient donc le premier et le seul inhibiteur de la COX-2 indiqué pour
la PR à avoir prouvé son efficacité à réduire le risque de réactions
gastro-intestinales défavorables importantes sur le plan clinique
comparativement au naproxen, l'un des AINS (anti-inflammatoires non stéroidiens)
non sélectifs les plus prescrits contre la douleur associée à la PR.
"La polyarthrite rhumatoide est la forme
d'arthrite la plus douloureuse et la plus invalidante qui soit, selon Dr Henri
André Ménard, directeur du Service de rhumatologie au Centre universitaire de
santé McGill, à Montréal, et professeur de médecine à l'Université McGill. "Le
rofécoxib offre aux médecins et aux patients une solution mieux tolérée que les
AINS traditionnels pour soulager la douleur causée par cette
maladie."
L'étude VIGOR (VIOXX) Gastrointestinal Outcomes
Research), un essai à double insu avec répartition aléatoire et paramètres
d'évaluation auquel ont participé plus de 8 000 patients souffrant de PR dans 22
pays (18 centres au Canada). Merck Frosst explique que les patients atteintes de
PR sont exposés à un risqué élevé d'effects secondaire gastro-intestinaux.et
l'étude VIGOR ((VIOXX Gastrointestinal Outcomes Research)a permis de
vérifier avec grande rigueur l'innocuité gastro-intestinale du médicament.
Les données de l'étude VIGOR ont montré que le
rofécoxib administré à 50 mg, 1 fois par jour (soit le double de la dose
recommandée dans la PR), a entraîné des reductions considérables de 54 pour cent
du risque de manifestations gastro-intestinales graves et de 57 pour cent des
complications gastro-intestinales par rapport au naproxen dosé à 500 mg, 2 fois
par jour.
|

| | [Previous] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18] [19] |
|
|