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Lisez les réponses



 Je suis une femme de 31 ans, et j'ai des problèmes au genou gauche depuis 10 ans. Mon genou a beaucoup gonflé; on m'a fait une ponction et c'était terminé. La situation s'est répétée à environ trois reprises au cours des années qui ont suivi. La ponction me soulageait totalement, et je pouvais reprendre mes activités normales. Par contre, depuis 4 ans, la situation s'aggrave et je suis très inquiète, car je n'obtiens pas vraiment de réponses pouvant expliquer mes symptômes ou ma maladie.

Voici ce qui se passe : tout à coup, mon genou gonfle, et cette enflure dure environ 7 jours. (Ces crises m'invalident : je me déplace avec des béquilles, n'étant plus capable de plier ou déplier mon genou, et j'éprouve de la douleur.) Ensuite, l'enflure diminue pendant environ 7 jours, puis mon genou gonfle à nouveau, et ainsi de suite. J'ai beau prendre des AINS, ne pas trop marcher et solliciter mon genou le moins possible, rien n'y fait.

L'an dernier, la période de crises et de rémissions a durée environ 4 mois, malgré une ponction et la prise d'AINS. Ce qui a mis fin à cette période de crises a été la prise de cortisone par voie orale.

Durant toutes ces crises, j'ai vu des orthopédistes et des médecins. Ils ont fait des radiographies, des IRM et des ponctions (qui ont été analysées : pas d'infection). Mon bilan sanguin est négatif. J’ai pris des AINS et reçu une infiltration de cortisone. J'ai vu un rhumatologue qui m'a dit : tu souffres peut-être d’hydrarthrose intermittente, mais sans me conseiller de traitement ni m'indiquer les conséquences de cette maladie à long terme.

J’ai commencé une série de crises à la fin mars, et j'en suis à la 4e crise d'enflure. Cette série de crises a vraiment débuté sans aucune sollicitation inhabituelle de mon genou. Je prends des AINS depuis la fin mars. Je suis complètement désespérée. J'ai dû cesser la plupart de mes activités, car aussitôt que je sollicite trop mon genou, ça recommence.

Je fais appel à votre expertise afin d'obtenir des réponses et des solutions pour retrouver ma qualité de vie.

Chère Madame, je compatis avec vous et comprends votre douleur et votre frustration. Cependant, il est toujours difficile de répondre par Internet aux questions que se pose un malade quand on n’a pas vu le tableau, le bilan sanguin, l’analyse du liquide synovial ou les radiographies. Visiblement, le cas n’est pas simple puisque toutes ces gens n’ont pu le solutionner.

Je vous suggère de revoir votre rhumatologue. Étant donné la durée d’évolution de votre état, peut-être qu’un nouveau bilan et une nouvelle analyse du liquide synovial apporteront la réponse. Je vous souhaite de tout cœur qu’il en soit ainsi.

  Répondu : juillet 30, 2010
Je souffre de costochondrite depuis 7 semaines et mon état ne s’améliore toujours pas. Je ne travaille plus depuis 3 semaines, et j’ai si mal que j’en ai la nausée. Quand administre-t-on des injections de cortisone pour la costochondrite?
Des injections de corticoïdes peuvent être administrées si un traitement approprié par les AINS ne produit pas de résultats. Il s’agit d’une intervention simple.
  Répondu : juillet 19, 2010
À 18 ans, j’ai reçu un diagnostic de polyarthrite asymétrique séronégative. On m’a dit que c’était une réaction à une pneumonie virale que j’avais contractée à cette époque. Un jour, j’ai commencé à tousser, et le lendemain je me suis retrouvée à l’hôpital avec une difficulté respiratoire, une forte fièvre et des articulations enflées et douloureuses. Depuis, certains médecins se sont contentés de me prescrire des anti-inflammatoires, tandis que d’autres ont prétendu que mon mal était imaginaire. Un jour, cependant, un médecin m’a fait subir une IRM, a décelé une détérioration osseuse et m’a prescrit du méthotrexate. Par la suite, j’ai appris que mon frère a reçu le même diagnostic. Cet état est-il provoqué par un virus? Pourquoi en sommes-nous tous deux atteints?
Je ne peux vraiment pas répondre à votre question, car je n’ai pas suffisamment d’information sur les analyses de laboratoire que vous avez subies, et bien entendu j’en ai encore moins sur le cas de votre frère. Il existe bel et bien des formes d’arthrite d’origine virale. En général, cependant, elles régressent au bout de six à huit mois, au contraire de la polyarthrite rhumatoïde, par exemple, qui perdure et évolue. Votre frère a-t-il consulté un rhumatologue? Et vous? Je vous le recommande. Un diagnostic différentiel approprié est nécessaire.
  Répondu : juillet 12, 2010
J’ai 22 ans et j’ai récemment subi une opération « OATS » au genou. Cette intervention consiste à transférer du cartilage d’une surface non porteuse à une surface porteuse lésée. J’ai également subi d’importantes réparations méniscales et une méniscectomie. Le chirurgien a également découvert d’autres défectuosités chondrales qui, selon lui, me causeront des problèmes à l’avenir. Quelle est la meilleure façon de préserver le cartilage qui me reste et de prémunir mon genou contre l’arthrose?
L’arthrose est une maladie dégénérative des articulations. Il n’existe encore aucun moyen de la guérir. On ne peut qu’en combattre les symptômes à l’aide d’analgésiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Dans certains cas, on peut également injecter dans l’articulation touchée une substance semblable à un gel (viscosuppléance) ou des corticoïdes. On peut également pratiquer les interventions chirurgicales que vous décrivez et procéder au remplacement de l’articulation quand les dommages sont avancés. Outre la prise de médicaments, on peut aussi faire de l’exercice pour préserver la mobilité des articulations et renforcer les muscles. Cependant, il est recommandé de choisir des activités sans sauts afin de ne pas faire subir de traumatismes à la colonne vertébrale et aux articulations porteuses. Il est également recommandé d’avoir une saine alimentation et de maintenir un poids santé, car chaque kilo de poids corporel en trop exerce une pression de quatre kilos sur les genoux. Utiliser une canne ou une aide à la marche peut aider à réduire la pression exercée sur les articulations touchées. Des attelles peuvent également être indiquées pour certaines personnes.
  Répondu : juillet 05, 2010
J’ai reçu un diagnostic de syndrome de Sjögren. Au cours des derniers mois, j’ai perdu trois dents, j’éprouve de la douleur et de la fatigue et j’ai perdu du poids. Est-ce normal?
Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale. Elle peut aussi causer une sécheresse vaginale et cutanée. On peut également observer des symptômes constitutionnels comme une grande fatigue, une hypertrophie glandulaire et la polyarthrite. Le manque de salive peut rendre l’hygiène dentaire plus difficile et favoriser les caries.
  Répondu : juin 28, 2010
Si la mélorhéostose vertébrale est la deuxième forme la plus courante d’arthrite, pourquoi trouve-t-on si peu d’information sur cette maladie, et pourquoi aucun de mes médecins ne semble en avoir entendu parler?
Aussi appelée maladie de Forestier, la mélorhéostose vertébrale touche entre 3 et 4 pour cent de la population générale et entre 7 et 10 pour cent des personnes de plus de 70 ans. Elle se caractérise par une coulée osseuse étendue le long des côtés des vertèbres et peut également causer une inflammation des tendons. Elle présente une évolution lente. Malheureusement, il manque en effet de bonnes sources d’information vulgarisée sur cette maladie par rapport à la documentation disponible sur l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde et la goutte.
  Répondu : juin 21, 2010
J’ai 43 ans et je souffre d’arthrose depuis 20 ans. Je me suis fait une entorse à la cheville il y a 13 ans puis deux fois encore au cours des deux dernières années. La dernière fois, j’ai eu un plâtre pendant 12 semaines et j’ai dû arrêter de travailler pendant 8 mois pour me remettre. Je viens de voir le chirurgien, et il dit qu’il ne reste presque plus rien du cartilage et que la seule solution à ce stade est un remplacement total de la cheville ou une arthrodèse. J’ai peur. Il me suggère de prendre une retraite anticipée, mais je n’en ai pas les moyens. À quoi ressemblera la vie pour une personne de mon âge après un remplacement de la cheville? Y a-t-il encore de l’espoir?
Bien sûr qu’il y a de l’espoir! Comme disait Winston Churchill : « N’abandonnez jamais! ». Votre chirurgien vous a proposé des solutions pour soulager la douleur dans votre cheville et vous permettre de marcher. C’est un bon signe. Discutez-en de nouveau avec lui si vous avez peur, mais sachez que bien des gens ont eu un remplacement articulaire et trouvent que le résultat est une véritable bénédiction par rapport à ce qu’ils devaient endurer avant l’opération.
  Répondu : juin 14, 2010
Est-ce que, dans certains cas, la polyarthrite rhumatoïde peut causer de l'incontinence importante?
L’incontinence urinaire n’est pas une manifestation usuelle de la polyarthrite rhumatoïde. Il serait bon d’y chercher une autre cause.
  Répondu : juin 07, 2010
J’ai 26 ans et cela fait 7 ans que je suis atteinte de polyarthrite rhumatoïde. Depuis que la maladie s'est déclarée, mon traitement reste inchangé : Cortancyl (5 mg/jour), Apranax 550 (1 comprimé/jour), Novatrex (3 comprimés/semaine) ainsi que des compléments pour contrer les effets secondaires de ces trois médicaments principaux. Si mon bilan sanguin semble s'améliorer, l'état de mes mains, pieds et poignets (subluxation du gauche) empire. S'ajoute à cela une ostéopénie. Je commence à perdre patience et à douter de l'efficacité de ce traitement. Je suis consciente que la rémission varie d'un patient à l'autre, mais combien de temps faut-il compter en moyenne? Les déformations osseuses sont-elles irréversibles? Ne devrais-je pas arrêter la cortisone? Est-elle remplaçable par un autre médicament?
L’algorithme de traitement de la polyarthrite rhumatoïde, selon l’American College of Rheumatology, exige un traitement agressif précoce par un agent de rémission pour prévenir l’érosion osseuse et la déformation. Si cet agent est inefficace et que la maladie progresse, on peut le changer ou le combiner avec d’autres agents de rémission. Si ceci est encore inefficace, on peut passer à un traitement biologique pour maîtriser la maladie. Les traitements biologiques sont des médicaments d’exception, et les conditions de remboursement varient selon les provinces. Si votre maladie n’est pas maîtrisée, parlez à votre rhumatologue de la possibilité d’un traitement biologique.
  Répondu : mai 31, 2010
J’ai 41 ans et je viens de recevoir un diagnostic d’arthrite inflammatoire – il s’agit probablement d’arthrite psoriasique. On m’a prescrit du méthotrexate, mais je suis maintenant en rémission. Puis-je attendre d’avoir une nouvelle crise pour commencer à prendre ce médicament puissant?
Le méthotrexate est un traitement très efficace contre l’arthrite inflammatoire en poussée évolutive. Il n’est toutefois pas indiqué en période de rémission. Vérifiez cependant auprès de votre médecin pour savoir ce qui en est dans votre cas précis.
  Répondu : mai 25, 2010
J’ai entendu dire que le traitement de l’arthrose par le Botox avait beaucoup évolué. Ma mère souffre d’arthrose aux genoux. Ce type de traitement est-il offert au Canada?

Une étude a montré que le Botox était efficace dans le traitement des contractures douloureuses localisées qui ne répondent pas au traitement type après une chirurgie orthopédique. Cependant, les auteurs recommandent que d’autres études soient menées afin de mieux définir les doses appropriées et le calendrier d’injection optimal. De plus, en 2006, Mahowald ML a publié un rapport sur les effets à long terme des injections intra-articulaires de Botox dans le traitement des douleurs articulaires chroniques et sur l’efficacité des injections répétées. Cependant, cette étude a été réalisé sur un petit échantillon et sans groupe témoin.

Le Botox n’est pas un traitement approuvé de l’arthrose au Canada.

  Répondu : mai 17, 2010
J’ai reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde à l’âge de 9 ans, mais je suis entrée en rémission à 17 ans. Aujourd’hui, 24 ans plus tard, je recommence à éprouver de la douleur et des raideurs qui s’aggravent progressivement. Cela signifie-t-il que j’ai une rechute, et quelles en sont les implications?
Consultez votre médecin. L’arthrite peut réapparaître, mais plusieurs facteurs peuvent causer des douleurs articulaires. Pour obtenir une réponse à votre question, vous devrez subir un examen physique et, s’il y a lieu, des analyses sanguines appropriées.
  Répondu : mai 10, 2010
J’ai perdu de la mobilité aux épaules à cause de ma polyarthrite rhumatoïde. La physiothérapie peut-elle m’aider à corriger cette perte, ou l’amplitude de mes mouvements est-elle limitée à tout jamais?
Il est difficile de répondre à cette question sans connaître la cause de votre perte de mobilité et le degré d’atteinte de vos articulations. En général, la physiothérapie permet d’accroître la force musculaire et la mobilité articulaire et de mieux maîtriser la douleur. Votre médecin pourra vous donner des indications plus précises après vous avoir fait subir un examen clinique et peut-être une radiographie. 
  Répondu : mai 03, 2010
Depuis quelques mois, mon fils de 6 ans se plaint de douleurs aux genoux si intenses qu’elles le font parfois pleurer. Ses genoux ne présentent ni rougeur ni enflure apparentes. Un massage des jambes et la prise de Tylenol pour enfants lui procurent un certain soulagement. Les crises de douleur surviennent environ une fois par semaine ou deux semaines. En ce qui me concerne, je suis une femme de 37 ans et je souffre de spondylarthrite ankylosante depuis l’âge de 19 ans. J’ai des antécédents familiaux d’arthrite du côté de ma mère (ses deux parents en étaient atteints), et mes épreuves sanguines ont confirmé que je porte le gène HLA-B27. De plus, la grand-mère paternelle de mon fils est également atteinte d’arthrite. Les douleurs aux genoux et aux jambes de mon fils peuvent-elles être de simples douleurs de croissance, ou est-il plus probable qu’il ait hérité de mon gène de l’arthrite?
De nombreux jeunes enfants se réveillent la nuit avec d’intenses douleurs aux jambes (normalement aux cuisses, genoux, tibias ou chevilles). Souvent, ils ne présentent ni enflure ni rougeur, et la douleur s’estompe lorsqu’on leur masse les jambes et qu’ils prennent un simple analgésique comme Tylenol. Dans bien des cas, une fois le matin venu, la douleur a complètement disparu. Ces douleurs sont souvent appelées « douleurs de croissance », même si elles n’ont rien à voir avec la croissance. Elles finissent par disparaître d’elles-mêmes.
 
En revanche, dans les formes d’arthrite liée au gène HLA-B27, les symptômes sont en général plus constants, la douleur et la raideur étant plus intenses le matin au réveil. Si votre fils avait une forme d’arthrite, ses genoux seraient chauds et enflés. Si vous remarquez l’apparition de ces symptômes, consultez votre professionnel de la santé.
  Répondu : avril 26, 2010
Je suis une femme de 18 ans et je présente depuis quelque temps des symptômes d’arthrite aux genoux et aux hanches : enflure, douleur, etc. J’ai commencé à prendre de la vitamine C, et mes symptômes ont presque complètement disparu. Puis-je vaincre cet état en prenant plus de vitamines?

Votre état pourrait être de l’arthrite ou autre chose. Vous devriez consulter un médecin afin d’obtenir un diagnostic précis. Il est peu probable que la vitamine C ait joué un rôle dans la disparition de vos symptômes. Certains symptômes d’arthrite se résolvent spontanément et disparaissent peu importe ce que l’on fait; dans certains cas, les symptômes apparaissent et disparaissent de façon aléatoire. 

La prise de vitamines comme la vitamine C en doses modérées (au plus 500 mg par jour) est sans danger. Je ne vous conseille toutefois pas de dépasser cette limite tant que la recherche n’aura pas montré hors de tout doute que les vitamines sont d’une quelconque utilité pour l’arthrite.

  Répondu : avril 19, 2010
Mon mari a reçu un diagnostic de pseudopolyarthrite rhizomélique. Ne peut-on pas guérir cette maladie? Quel est le meilleur traitement?
La pseudopolyarthrite rhizomélique survient généralement chez des personnes de plus de 40 ans et cause surtout de la douleur et des raideurs aux ceintures thoracique et pelvienne, mais peut également toucher d’autres muscles. Les médecins utilisent une analyse sanguine pour évaluer la vitesse de sédimentation. Lorsque cette vitesse est élevée, un diagnostic de pseudopolyarthrite rhizomélique est posé. Cet état disparaît ordinairement au bout de deux ou trois ans. La prednisone (un corticostéroïde) est le meilleur traitement et agit très rapidement (en moins d’un ou deux jours) pour faire disparaître les symptômes (douleur et enflure). Cette amélioration rapide et marquée est un aspect caractéristique de la maladie. En moins de deux semaines, la vitesse de sédimentation diminue. Si la prednisone est inefficace ou produit une réponse incomplète, il faut chercher un diagnostic différent ou supplémentaire.
  Répondu : avril 12, 2010
L’apparition de la polyarthrite rhumatoïde peut-elle être liée à un traumatisme important ou à des fractures aux diverses parties du corps?
Les traumatismes et les fractures peuvent modifier la biomécanique des articulations voisines et y entraîner peu à peu de l’arthrose. La polyarthrite rhumatoïde ne peut être causée par un traumatisme; il s’agit d’une maladie systémique attribuable à un dérèglement du système immunitaire et des mécanismes inflammatoires de l’organisme.
  Répondu : avril 05, 2010
J’ai une fille de 7 ans qui souffre d’arthrite juvénile depuis l’âge de 3 ans. Depuis trois ans, elle reçoit une dose de 6 mg de méthotrexate par semaine. Ses analyses sanguines indiquent une légère élévation des taux hépatiques. Faut-il lui faire subir d’autres analyses pour vérifier si le méthotrexate a des effets sur son foie?

Il n’est pas inhabituel que des enfants arthritiques recevant un traitement par le méthotrexate affichent des taux hépatiques légèrement élevés une ou quelques fois durant leur traitement. Si le degré d’anomalie est minime, il suffit de répéter les analyses pour vérifier s’il y a évolution. Si le degré d’anomalie est moyen, le médecin peut décider d’interrompre le traitement pendant quelques semaines pour ensuite répéter les analyses. Après examen de plus de 100 enfants atteints d’arthrite juvénile (AJ) faisant l’objet d’un suivi étroit et prenant du méthotrexate, nous avons observé qu’ils pouvaient généralement reprendre le traitement sans danger une fois les taux hépatiques redevenus normaux.

Les données recueillies à ce jour ne semblent pas indiquer que le traitement de l’AJ par le méthotrexate, même prolongé, entraîne des effets à long terme sur le foie des enfants. De nombreux enfants qui prennent ce médicament depuis 10 à 15 ans n’ont encore subi aucun effet indésirable important.

  Répondu : mars 29, 2010
Ma fille de 3 ans est atteinte de la maladie de Still (arthrite systémique) depuis l'âge de 8 mois. Son arthrite est classée sévère et réfractaire. Elle prend plus de 20 médicaments par jour. Depuis le 5 janvier, elle a commencé un protocole de recherche avec un médicament qui s'appelle canakinumab. En 14 jours, son arthrite s'est améliorée de 33 %. Elle peut désormais marcher et même parfois courir. Ma question est la suivante : elle a depuis plus de 15 mois une enflure aux mains et aux poignets causée par des ténosynovites. Depuis qu’elle prend du canakinumab, je note que ses mains ont une forme plus normale, l'enflure ayant diminué d'au moins la moitié. Puis-je espérer que l'enflure disparaisse complètement? Aussi, vu que ma fille est jeune et semble se diriger vers une phase de rémission pour la première fois en 3 ans, les dommages causés à ses articulations peuvent-ils disparaître – les articulations peuvent-elles se régénérer? Enfin, la déformation des articulations va-t-elle diminuer, et les articulations reprendront-elles une forme plus normale?
Ouf! Il est difficile de répondre à toutes les questions de votre cœur de mère sans connaître cliniquement le cas de votre enfant. Je veux cependant vous dire que je partage votre bonheur devant l’amélioration de l’état de votre petite fille. Cependant, à seulement 14 jours, il est trop tôt pour savoir si la maladie va entrer en rémission complète et jusqu’à quel point votre petite regagnera de sa mobilité et de sa capacité fonctionnelle. Il faudrait aussi savoir s’il y a destruction articulaire à la radiographie et quel en est le degré. La réponse véritable au traitement deviendra plus évidente après 8 à 12 semaines. Je vous encourage à discuter de tous ces points avec le médecin de votre petite, qui est le mieux placé pour vous informer au sujet de son évolution et de son pronostic.
  Répondu : mars 22, 2010
Je suis une jeune femme de 16 ans et je souffre de polyarthrite rhumatoïde depuis environ deux ans. Mon médecin s’inquiète de l’évolution de mon état et croit que je devrais commencer à prendre du méthotrexate. Comme j’ai 16 ans, c’est mon choix, mais je n’ai pas d’opinion au sujet de ce médicament. Ma mère ne veut pas que je le prenne et mon père est comme moi : il n’a pas d’opinion. Je ne sais pas ce qui est le mieux pour moi. Pouvez-vous m’aider à comprendre mes options?
Maintenant que vous avez 16 ans, vous devez devenir beaucoup plus active dans les décisions à prendre au sujet du traitement de votre polyarthrite rhumatoïde (PR). Il est très important de traiter cette maladie le plus tôt possible à l’aide de médicaments. Un traitement agressif comme le méthotrexate peut réduire les lésions articulaires. En général, la majorité des lésions surviennent aux premiers stades de la maladie (durant les deux premières années) puis s’aggravent progressivement. Dans certains cas, elles ne sont pas réversibles. Cependant, on peut prévenir les lésions en traitant agressivement l’inflammation. Si le méthotrexate seul ne maîtrise pas votre PR, d’autres médicaments peuvent vous être prescrits, comme l’hydroxychloroquine, la sulfasalazine et les inhibiteurs du facteur onconécrosant (anti-TNF). Un autre avantage du méthotrexate est qu’on le prend une seule fois par semaine. Il est essentiel que vous participiez activement à vos soins.
  Répondu : mars 15, 2010
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