- Formes d'arthrite
- Conseils pour mieux vivre
- Programmes
et services - Publications
et ressources - Recherche
en action - Tribune libre
- Faites un don
![]() |
Je suis atteinte de polyarthrite rhumatoïde et je prends présentement Arava, de la prednisone et Surgam SR. Ma maladie est très bien maîtrisée. Je pense sérieusement à me faire implanter des prothèses mammaires de solution saline. Y aurait-il un problème? |
![]() |
Plusieurs études ont montré qu'il n'y a
probablement pas de lien entre les implants mammaires en silicone et les
maladies des tissus conjonctifs typiques. Les implants de solution saline
seraient même plus sûrs à cet égard. À ma connaissance, aucune étude n'a laissé
entendre que ces implants aggraveraient la polyarthrite rhumatoïde. Est-ce qu'on
s'apercevra dans l'avenir, après une longue période d'observation, que des
problèmes apparaissent? Personne ne le sait vraiment. La prednisone et, peut-être, Arava pourraient ralentir la guérison du tissu incisé et prédisposer aux infections. |
| Répondu : juin 16, 2003 |
![]() |
Mon médecin de famille m'a récemment diagnostiqué de l'arthrose dans la hanche. J'ai 35 ans. Je ressens une douleur lorsque je m'assois pendant quelques minutes et que je reste debout trop longtemps (15 minutes). Des activités simples, comme monter dans une voiture, me cause une douleur atroce. Cette douleur est comme un choc électrique qui descend dans les deux jambes, comme si j'avais un nerf coincé. Au moyen de quels tests, les spécialistes en médecine font-il la différence entre un nerf coincé et l'arthrose? |
![]() |
Un bon relevé des antécédents médicaux et un bon
examen physique du patient sont la meilleure façon de différencier l'arthrose de
la hanche d'un nerf coincé. La compression d'un nerf est généralement causée par
un disque qui sort à l'extérieur de la colonne lombaire et exerce une pression
sur le nerf. Une personne peut présenter les deux troubles en même temps.
L'arthrose de la hanche provoque une douleur dans l'aine et la cuisse, alors qu'un nerf coincé (souvent appelé " sciatique ") entraîne une douleur dans la fesse, le haut de la cuisse et le mollet. Une douleur de type " choc électrique " semble davantage reliée à un nerf. De plus, si la douleur descend dans les deux jambes, c'est que le disque doit sortir au centre et coincer le nerf droit et le nerf gauche (plutôt que sortir d'un côté et simplement coincer le nerf situé de ce côté; une situation beaucoup plus fréquente). Lorsque la douleur est attribuable à l'arthrose de la hanche, il faut que les deux hanches soient atteintes pour que cette douleur descende dans les deux jambes. L'examen d'une hanche atteinte d'arthrose par le médecin reproduira la douleur en faisant certains mouvements et révélera une limitation des mouvements ainsi qu'un grincement. Dans le cas d'un nerf coincé, certains mouvements, comme l'élévation de la jambe tendue, reproduiront la douleur. Un examen des nerfs des jambes pourrait aussi montrer des sensations et des réflexes anormaux et une diminution de la puissance des muscles innervés par le nerf coincé. Même si on détecte une arthrose de la hanche au moyen d'une radiographie simple, on ne peut pas déterminer par ce seul examen que l'arthrose est la cause précise de la douleur. De même, la radiographie, la tomodensitométrie(TDM) ou l'imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent aider à détecter un disque qui sort de la colonne lombaire, mais ne peuvent pas établir non plus qu'il est la cause définitive de la douleur. Il est parfois nécessaire d'injecter un anesthésique dans l'articulation de la hanche par guidage échographique ou radiographique. Si l'anesthésique atténue la douleur brièvement, l'arthrose de la hanche est la cause la plus probable de la douleur. |
| Répondu : juin 09, 2003 |
![]() |
On m'a diagnostiqué un " lichen plan " et on m'a dit qu'il était relié à l'arthrite. Pouvez-vous me donner un aperçu de cette maladie et de son lien avec l'arthrite? |
![]() |
Le lichen plan est une maladie de la peau dont on ne connaît pas la cause. Il peut notamment toucher la peau de la vulve et du pénis, les ongles et la muqueuse de la bouche. La maladie se manifeste par des bosses ou des plaques surélevées causant parfois une démangeaison ou une douleur. Elle est parfois associée à des maladies du foie, comme l'hépatite C. En générale, elle n'est pas reliée à l'arthrite, mais peut être déclenchée par plusieurs médicaments servant à la traiter, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les sels d'or, les antipaludéens, tels que l'hydroxychloroquine, et la pénicillamine. Dans ces cas, elle apparaît souvent dans la bouche du côté de la joue. |
| Répondu : juin 02, 2003 |
![]() |
Depuis deux mois, mes mains, mes genoux et mes pieds sont très enflés et très douloureux. Personne n'arrive à en déterminer la cause. Peut-on être atteint d'arthrite à 20 ans? Je fais partie de l'équipe de soccer de l'université. Pourrai-je continuer à jouer? |
![]() |
Il existe de nombreux types différents d'arthrite,
dont certains peuvent toucher les bébés, à plus forte raison une personne de 20
ans. Les types d'arthrite qui peuvent survenir à votre âge et d'après la description de vos symptômes comprennent, entre autres, la polyarthrite rhumatoïde, l'arthrite réactive, le rhumatisme psoriasique, la sarcoïdose, la sclérodermie, la fasciite à éosinophiles, le lupus et l'ostéoarthropathie hypertrophiante. Toutefois, un diagnostic définitif doit être établi avant qu'on puisse faire des prédictions sur votre avenir de joueur de soccer. Certains types d'arthrite peuvent disparaître spontanément et il y en a plusieurs qui répondent très bien au traitement. Vous devriez consulter un rhumatologue le plus tôt possible pour qu'il détermine si vos symptômes sont causés par l'arthrite et, si c'est le cas, de quel type il s'agit et de quel traitement vous avez besoin. |
| Répondu : mai 26, 2003 |
![]() |
Je songe à m'acheter une cabine chauffante à infrarouge; c'est une cabine de type sauna qui dispense sa chaleur par rayons infrarouges. Est-ce dangereux? La chaleur infrarouge soulagera-t-elle mon arthrite? |
![]() |
Toutes les formes de chaleur sont en mesure
d'atténuer la douleur et la raideur causées par les entorses, les foulures, la
fibromyalgie, les spasmes musculaires, les douleurs au cou et au dos, les
articulations douloureuses non enflammées, les tendinites et les
bursites. Toutefois, elles ne les soulagent que temporairement, sans guérir la maladie. La chaleur permet parfois de réduire la tension causée par un stress. Elle ne doit pas être employée si les articulations sont très enflammées ou si des régions du corps sont très enflées, car elle peut aggraver l'inflammation et l'enflure. On doit également l'éviter en présence de fièvre, de mauvaise circulation sanguine, comme dans le cas d'une maladie vasculaire périphérique, et de sensibilité réduite de la peau. Un réchauffement général du corps est aussi déconseillé chez les personnes qui saignent facilement, car la chaleur dilate les vaisseaux sanguins, ce qui prolonge le temps de saignement. On ne le recommande pas non plus aux femmes enceintes, aux personnes qui prennent des médicaments qui abaissent la tension artérielle, puisque la chaleur pourrait la réduire encore davantage, causant ainsi un évanouissement, ni aux personnes présentant des troubles neurologiques qui altèrent la capacité du corps à stabiliser sa température. On ne doit pas appliquer une chaleur profonde dans les zones d'infection interne et d'implants métalliques. Les compresses et les coussins chauffants, les serviettes chaudes (réchauffées au four à micro-ondes pendant 1 minute), les bouillottes ou sacs à eau chaude, les bouteilles d'eau chaude, les bains, les douches et les baignades à l'eau chaude, la paraffine, les compresses et les bains de boue, les sources thermales, les saunas et les bains tourbillons servent à appliquer une chaleur superficielle. Pour appliquer une chaleur profonde, on a recours à la lumière infrarouge, aux ultrasons, ainsi qu'à la diathermie à ondes courtes et à micro-ondes. Il est plus facile de respirer dans une cabine chauffante à infrarouge que dans une cabine de sauna régulière, et elle consomme moins d'électricité. On n'a pas prouvé que son utilisation procurait de plus grands bienfaits sur le plan médical que toute autre forme de chaleur. Avant d'acheter ce type de cabine, vous devriez demander à un physiothérapeute habitué à traiter des personnes atteintes d'arthrite de vous concevoir un programme de traitement. Vous devriez en outre l'essayer à quelques reprises avant de l'acheter. |
| Répondu : mai 20, 2003 |
![]() |
J'ai 35 ans. Je ressens toujours de la douleur. Elle est insoutenable et me handicape beaucoup. Mes enfants doivent lacer mes souliers. J'ai récemment passé une radiographie du dos qui a révélé qu'il n'y a presque pas de cartilage entre deux disques. Je prends de la chondroïtine, un médicament appelé Saturn (avec MSM), et Advil. Le simple fait d'éternuer est un acte terrifiant. J'ai peur que mon dos bloque complètement. Je n'ai pas dormi une nuit complète depuis presque un an. Lorsque j'ai mes règles, je fonds en larmes. Tout ce que je fais me cause tellement de douleur. J'ai consulté mon médecin de famille; il juge que j'ai n'ai pas besoin d'être orientée vers qui que ce soit. J'ai consulté aussi plusieurs chiropraticiens. Ils me disent tous de venir les voir trois fois par semaine et qu'il faudra apparemment des années avant que je retrouve mon entrain d'antan. Quel sera mon état à 45 ans? À 55 ans? Est-ce que je vais encore marcher? Toute suggestion serait grandement appréciée. |
![]() |
Je suppose que vous voulez dire que la
radiographie a montré qu'il n'y avait pas de cartilage, ou de disque, entre deux
vertèbres de votre dos. Votre douleur pourrait très bien être attribuable à ce
trouble. Le disque fait peut-être hernie, c'est-à-dire qu'il sort de la colonne
vertébrale. Il est aussi possible que la vertèbre soit instable, causant ainsi
une douleur anormale lors de certains mouvements et accélérant le dommage au
disque. Cette instabilité résulte parfois d'une spondylolisthésis ou d'une
fracture de stress à la partie postérieure d'une vertèbre située à ce niveau du
dos. Bien qu'une infection bénigne du disque soit rare, le médecin doit quand
même en vérifier la présence lorsque la douleur est intense et persistante et
qu'il constate à la radiographie un dommage avancé du disque à un niveau de la
colonne vertébrale, comme dans votre cas. Afin de vérifier la présence possible d'une infection, une analyse sanguine visant à mesurer le nombre de globules blancs, le taux d'hémoglobine et la vitesse de sédimentation devrait être effectuée. Il faudrait également faire passer une tomodensitométrie (TDM) ou un examen par imagerie par résonance magnétique (IRM) pour détecter des signes d'instabilité ou de fracture de stress et toute masse ou infection autour du disque. Vous devriez consulter un spécialiste des troubles du dos pour passer d'autres examens et obtenir un traitement. Sans un diagnostic précis, il est impossible de prédire quel sera votre état quand vous serez plus âgée. Vous devriez certainement encore marcher si vous faites traiter rapidement tout signe d'atteinte neurologique par un chirurgien spécialiste des troubles du dos. |
| Répondu : mai 13, 2003 |
![]() |
J'ai 53 ans. Je suis atteint de polyarthrite rhumatoïde depuis 1993 et de diabète depuis 1970. Je prends 25 mg de méthotrexate tous les lundis et 7 mg de prednisone chaque jour. J'ai récemment passé mon examen de la vue annuel et l'optométriste a pris rendez-vous avec un ophtalmologiste pour qu'il examine plus en profondeur l'intérieur de mes yeux. L'optométriste ne m'a rien expliqué. Est-il possible que je présente une fonte de la cornée? Si c'est le cas, que se passera-t-il? |
![]() |
La polyarthrite rhumatoïde et le diabète peuvent tous deux avoir plusieurs effets différents sur la cornée. La fonte de la cornée est une complication rare de la polyarthrite rhumatoïde. Lisez les réponses aux questions du 9 août 2001 (réf. : fonte de la cornée) et du 24 janvier 2003 (réf. : complications oculaires de la polyarthrite rhumatoïde). Ce trouble touche la cornée, la partie située à l'avant du globe oculaire qui couvre la pupille; la cornée ne se trouve pas à l'intérieur de l'œil. Les cataractes sont plus fréquentes, surtout chez les personnes atteintes de diabète et celles qui prennent de la prednisone. Et, bien entendu, le diabète a très souvent des effets négatifs sur la rétine, particulièrement après l'âge de 33 ans. Cette complication, appelée rétinopathie diabétique, ne cause aucun symptôme au début. Il est plus probable que l'optométriste vous envoie consulter un ophtalmologiste pour que ce dernier vérifie si vous n'avez pas de cataractes ou une rétinopathie diabétique. |
| Répondu : mai 09, 2003 |
![]() |
J'ai entendu dire récemment que les allergies pouvaient provoquer une poussée d'arthrite. Est-ce vrai? Quels types d'allergie pourraient déclencher une telle poussée? |
![]() |
Les allergies ne jouent qu'un très faible rôle
dans l'arthrite. En fait, le rhume des foins est moins fréquent chez les
personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR) (4 %) que chez celles qui ne
le sont pas (8 %). De plus, l'arthrite a tendance à être moins active chez les
personnes atteintes de PR qui ont aussi le rhume des foins que chez celles qui
ne souffrent pas de rhume des foins. Toutefois, on a signalé des cas où certains aliments ou médicaments semblaient avoir ravivé des maladies arthritiques. Des poussées de lupus érythémateux disséminé (LÉD) sont survenues à la suite de réactions allergiques à des médicaments à base de sulfamidés. La luzerne a déclenché une poussée de LÉD chez au moins une personne. Une autre personne atteinte de la maladie de Behcet a vu la maladie se raviver après avoir mangé des noix de Grenoble. Un dermatologue atteint de rhumatisme palindromique a connu une poussée de la maladie après avoir mangé des aliments contenant du nitrate de sodium, un agent de conservation. On a aussi fait état de poussées de polyarthrite rhumatoïde (PR) après la consommation de produits laitiers, dont du lait, de blé, de maïs, de viande rouge ou d'aliments renfermant de la tartrazine (un colorant alimentaire). La personne qui pense qu'une allergie ravive son arthrite peut essayer d'éliminer la substance allergénique (allergène) pour voir si sa maladie s'améliore. Si c'est le cas, et qu'une nouvelle exposition à l'allergène présumé est sans danger pour elle, elle peut tenter de s'y exposer de nouveau pour vérifier s'il déclenche une poussée d'arthrite. Si c'est le cas, cette constatation laisse supposer qu'il y a un lien entre l'allergène et les poussées d'arthrite. |
| Répondu : mai 05, 2003 |
![]() |
Une amie atteinte d'arthrose a en sa possession une liste d'aliments qui pourraient déclencher une crise. Existe-t-il une liste d'aliments comparable qui peuvent aider à prévenir les crises et à améliorer sont état? |
![]() |
Le lien entre certains aliments et
l'aggravation de l'arthrite est basé avant tout sur des sources non confirmées.
On a noté dans une étude que seulement 5 % des personnes atteintes d'arthrite
qui évitaient certains aliments et additifs avaient moins de symptômes. Les
principaux responsables sont les produits laitiers, y compris le lait de vache,
les viandes rouges, le maïs, le blé et la tartrazine (un colorant alimentaire).
L'alcool et les aliments riches en purine comme le foie peuvent empirer la
goutte. Une seule étude a montré qu'une alimentation végétalienne (avec une consommation réduite de café, de thé, d'épices et de sucre) améliore la polyarthrite rhumatoïde. Les acides gras oméga-3 contenus dans les poissons vivant en eau froide, comme le saumon, le maquereau, le hareng, le thon, la sardine, le tassergal (morue charbonnière), le flétan, l'espadon et la morue, ou présents dans des suppléments (acide eicosapentanoïque, EPA et acide docasahexanoïque, DHA) pourraient atténuer certains des symptômes d'arthrite. De même, les huiles extraites de graines de plantes comme le lin (oméga-3) et tirées de l'onagre et du cassis (acide gammalinolénique, GLA) pourraient aider à soulager légèrement les symptômes. On retrouve également le GLA dans le colza, le soja, le tofu, les haricots, les noix, les pacanes, le chou vert, le chou frisé et les épinards. L'huile d'avocat (1/3) et de soja (2/3) désignée par l'abréviation ASU en anglais (insaponifiable d'huile d'avocat et de soja ) peut aider les personnes atteintes d'arthrose. Ce produit est vendu en France en gélules de 300 mg, sous la marque Piascledine. Les vitamines A, B3, B5, C, D et E pourraient être utiles dans les cas d'arthrite, mais les études à ce sujet ne sont pas concluantes. Certains aliments pourraient donc aider à soulager quelque peu les symptômes d'arthrite mais, à ce jour, aucune donnée ne montre qu'ils ralentissent le processus de la maladie. Consommer ces groupes d'aliments, un à la fois, pendant plusieurs semaines pour vérifier si la maladie s'améliore est ne démarche raisonnable. |
| Répondu : avril 28, 2003 |
![]() |
J'ai 49 ans et je suis atteinte d'arthrose dans toute la colonne vertébrale. J'ai subi une fusion des vertèbres du cou et j'ai une hernie discale dans le bas de la colonne qui, m'a-t-on dit, ne s'opère pas. Je souffre également de rhumatisme psoriasique et de fibromyalgie. Dernièrement, j'ai découvert que j'avais du diabète de type II. À cause du rhumatisme psoriasique, j'ai été amputée de l'index et d'une partie de la main droite. Je sais qu'à cause du diabète, il est parfois nécessaire de procéder à des amputations. Mais l'arthrite? La tournure des événements m'a choquée. Avez-vous déjà entendu parler de situations semblables? Est-ce fréquent? |
![]() |
En fait, c’est inhabituel. Avez-vous été amputée à cause d’une irrigation sanguine insuffisante due à des artères malades ou à cause d’une infection (deux raisons associées au diabète)? L’arthrite ou la seule déformation sont rarement des causes d’amputation. Elle peut être nécessaire si la déformation d’un doigt est importante et fixe, et si elle empêche d’utiliser normalement la main, comme la mettre dans la poche ou tenir quelque chose dans sa paume. Demandez à votre médecin la raison exacte de cette amputation, il doit y en avoir une bonne. |
| Répondu : avril 07, 2003 |
![]() |
J'essaie de savoir si la polyarthrite juvénile est associée à la maladie de Raynaud. Ma fille de 13 ans a été vue pour une inflammation du genou qui s'est résorbée après 4 jours de médication (naproxène). Elle continue de prendre son médicament (375 mg deux fois par jour) et a subi deux épisodes de ce qui semble être la maladie de Raynaud, mais les poussées se sont limitées à ses pieds. Elle a eu des résultats positifs aux tests de détection d'autoanticorps antinucléaires. Je ne trouve pas de données sur l'incidence de cette maladie associée à la polyarthrite juvénile.Pouvez-vous me donner des précisions ou des conseils? |
![]() |
Le terme " polyarthrite juvénile " regroupe
plusieurs formes d'arthrite qui peuvent se présenter chez les jeunes de moins de
16 ans. On les classe selon leur mode d'apparition : l'oligo-arthrite (qui
atteint, au plus, quatre articulations); la polyarthrite (qui en atteint plus de
quatre) et la forme systémique, appelée aussi maladie de Still (qui est précédée
de démangeaisons et de fortes fièvres). La maladie de Raynaud n'est pas précisément associée à la polyarthrite juvénile; son apparition pourrait être un hasard ou les symptômes attribuables à une maladie des tissus conjonctifs, plutôt qu'à la polyarthrite juvénile. La maladie de Raynaud survient parfois comme atteinte initiale, et s'accompagne de légers problèmes aux articulations et d'un résultat positif pour les autoanticorps antinucléaires. Les résultats des tests de détection d'autoanticorps antinucléaires peuvent être positifs dans jusqu'à 85 % des cas d'oligo-arthrite, dans 40 % de ceux de polyarthrite et dans 10 % des cas de forme systémique d'arthrite. Les enfants atteints d'oligo-arthrite présentant des résultats positifs pour les autoanticorps antinucléaires sont portés à souffrir d'uvéite (inflammation de l'œil). Comme l'uvéite ne provoque pas de symptômes précoces, ces enfants doivent être suivis régulièrement par un ophtalmologue (un spécialistes des maladies de l'œil), de sorte qu'on puisse la dépister et la traiter avant qu'elle ne cause des lésions à l'œil. Les maladies des tissus conjonctifs comme la sclérodermie généralisée (ou systémique), le lupus érythémateux disséminé, la myosite (inflammation des muscles) et la vascularite (inflammation des vaisseaux sanguins), peuvent également accompagner les symptômes articulaires, la maladie de Raynaud et des résultats positifs pour les autoanticorps antinucléaires. Le diagnostic ne pourra que se préciser au fil du temps et des observations. Il faudrait cependant faire examiner les yeux de votre fille pour une uvéite et consulter un pédorhumatologue afin de clarifier le diagnostic, d'administrer de plus amples traitements et d'assurer un suivi thérapeutique. |
| Répondu : avril 01, 2003 |
![]() |
Savez-vous s'il existe quelque part au monde une société ou un organisme qui aide à fournir des prothèses du genou aux personnes dans le besoin? |
![]() |
Je ne connais aucun organisme de ce genre. Vous pourriez cependant vous adresser aux entreprises qui fabriquent ces prothèses, soit Zimmer Holdings Inc. (ZMH), DePuy Ohrthopédie, Smith & Nephew, Stryker Howmedica Osteonics, etc. Les hôpitaux Shriners pratiquent bénévolement de la chirurgie orthopédique chez les enfants. Un appel téléphonique à l'un de ces hôpitaux vous renseignerait peut-être sur d'autres organismes assurant bénévolement ce service aux adultes. |
| Répondu : mars 26, 2003 |
![]() |
En janvier 1994, on m'a installé une prothèse totale de la hanche (droite); j'avais 52 ans. C'est une prothèse sans ciment, et le chirurgien m'a expliqué que l'os s'y grefferait naturellement, pour former une articulation plus solide et durable. Depuis cette intervention, je n'ai eu aucun problème. Je fais de l'exercice tous les jours : des poids et haltères, du tapis roulant, de la bicyclette; en somme, tout ce qui me plaît, sauf la course, à laquelle je m'adonnais avec beaucoup de plaisir auparavant. Combien de temps ma prothèse peut-elle durer? Et s'il y a des problèmes, quels en seront les symptômes? Sera-t-il difficile de faire installer une nouvelle prothèse? Y a-t-il un âge limite, pour une prothèse de la hanche ? Je pense aux problèmes de santé liés au vieillissement et aux ressources limitées de notre système de santé. |
![]() |
Il est très difficile de prévoir le temps que
durera une prothèse de la hanche, mais disons entre 10 et 15 ans. Plusieurs
facteurs entrent en jeu; comme le poids qu'elle supporte et le stress que subit
l'articulation au cours de diverses activités, sans oublier la force du tissu
osseux sous-jacent ou toute déviation de la position des implants au moment de
la chirurgie, etc. Deux problèmes peuvent survenir qui ne présentent tout d'abord aucun symptôme : l'usure du plastique qui recouvre l'implant femelle (du côté du bassin) et la résorption osseuse autour des deux implants. Ces changements sont visibles à la radiographie. Il est donc important que votre chirurgien assure un suivi régulier. Autrement, le symptôme le plus courant d'un problème est la douleur. De façon générale, une douleur à l'aine indique un problème de l'implant femelle (côté bassin), et une douleur à la cuisse, un problème de l'implant mâle (côté cuisse). La douleur s'accentue quand on met du poids sur la jambe. Les problèmes pouvant survenir sont, notamment, le relâchement des implants, la résorption osseuse, l'usure du revêtement de l'implant femelle, et divers degrés d'infection ou de dislocation. Quand l'usure du revêtement de l'implant femelle est importante, la hanche est douloureuse, émet un bruit sourd et se " déboîte " quand on se lève pour marcher. Ces ennuis s'atténuent quand on continue à marcher. Même si la reprise chirurgicale n'égale pas forcément l'intervention initiale, la médecine a réalisé d'importants progrès dans ce domaine. Il peut être, par exemple, difficile de dégager l'implant fémoral de l'os de la cuisse (le fémur). Et la reprise est difficile quand est survenue une trop grande perte de tissu osseux. Il n'y a aucune limite d'âge pour une arthroplastie de la hanche. Mais la présence d'autres problèmes de santé et la vulnérabilité du patient peuvent rendre une chirurgie moins opportune. Il faut espérer que les ressources amoindries du système de santé n'empêcheront jamais les arthroplasties de la hanche, car de telles chirurgies ont un effet inouï sur le soulagement de la douleur, la fonctionnalité et la qualité de vie des personnes qui les reçoivent. |
| Répondu : mars 13, 2003 |
![]() |
Je suis une femme de 27 ans. Depuis dix ans, chaque fois que je me penche, mes genoux font un horrible bruit de craquèlement. Depuis un moment, il s'agit vraiment de craquements et je ressens constamment des douleurs aux genoux (tous les jours, alors qu'auparavant ce n'était que deux à trois fois par semaine). L'année dernière, j'ai consulté un médecin qui m'a dit que je commençais à faire de l'arthrite. Le problème, c'est qu'il n'a jamais précisé de quel type d'arthrite il s'agit ni indiqué quoi faire, sinon de ménager mes genoux. C'est mon seul médecin, mais il va bientôt prendre sa retraite. J'ai de la difficulté à trouver un nouveau médecin, surtout maintenant que je souffre d'arthrite. La question que je me pose est : combien de différents craquements mes genoux peuvent-ils émettre, et est-ce le signe d'un type d'arthrite précis? |
![]() |
Il existe différents types de craquement des
articulations. L'écrasement ou le frottement des replis de la membrane synoviale
(membrane qui tapisse la cavité des articulations) peut survenir en raison de
l'épaississement de la synoviale lorsqu'on est atteint d'arthrite inflammatoire
(synovite) ou du frottement des replis de la membrane saine entre les os ou les
tendons lorsqu'on présente des anomalies articulaires mécaniques. La perte de
cartilage dans une articulation, qui survient dans les cas d'arthrose, peut
entraîner un broyage grossier. Parfois, les irrégularités de la surface du
cartilage peuvent causer des crépitations, comme peut le faire un arthrophyte
(un corps étranger mobile dans une articulation) p. ex., un cartilage déchiré.
De légères subluxations des articulations, p. ex., des dislocations bénignes de
la rotule, peuvent aussi causer des craquements. Les tendons accrochent une
protubérance de l'os ou une articulation peuvent également entraîner des
claquements. Des irrégularités, des abrasions ou l'inflammation des tendons
peuvent aussi produire des bruits pendant les mouvements. Un changement soudain
du volume d'une interligne articulaire peut, lui aussi, causer des craquements,
comme lorsque l'on fait craquer ses jointures. Si la personne présente d'autres symptômes que la crépitation, tels que la douleur et le gonflement, alors elle est aux prises avec un problème plus important. Chez les jeunes femmes manifestant des symptômes comme les vôtres, le problème le plus fréquemment rencontré est le syndrome fémoro-rotulien. La douleur et les crépitations proviennent de l'articulation située entre la rotule (patella) et l'extrémité de l'os long de la cuisse (fémur). Consultez la réponse fournie à la question du 6 janvier 2003, qui portait sur le syndrome fémoro-rotulien, à la rubrique " Demandez à un expert ". Chez une personne plus âgée, l'arthrose pourrait causer des symptômes similaires. Il vous serait utile de consulter un rhumatologue ou un chirurgien orthopédiste pour clarifier le problème. |
| Répondu : mars 05, 2003 |
![]() |
Ma mère de 80 ans souffre d'arthrite grave. Elle prend un anticoagulant, et on nous a dit que la seule chose qu'elle peut prendre pour soulager ses douleurs est Tylenol. Peut-elle prendre un autre médicament? Elle est maintenant en pleine crise caractérisée et peut à peine bouger. Son état fait peine à voir, quand on sait que ses signes et organes vitaux sont bons, mais qu'elle n'a pas de qualité de vie à cause de ses douleurs. Il me semble injuste qu'elle soit clouée au lit, alors qu'elle voudrait se lever et s'activer. |
![]() |
Par la physiothérapie, comme l'application
de glace, de chaleur, la neurostimulation transcutanée (NSTC), l'adoption d'une
posture antalgique, etc., on peut réduire la douleur. Un physiothérapeute peut
vous aider à mettre en pratique ces recommandations. Pendant ces crises, vous pouvez utiliser des analgésiques plus forts (antalgiques), comme la codéine (p. ex., Tylenol NO. 3), l'oxycodone et la morphine. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) classiques, tels que l'aspirine, l'ibuprofène et le naproxen, peuvent nuire à l'action de l'anticoagulant et endommager les plaquettes, prolonger davantage l'hémorragie et causer des ulcères gastroduodénaux qui peuvent saigner plus que la normale, en raison de la prise d'anticoagulants. Cependant, les nouveaux anti-inflammatoires, comme les inhibiteurs spécifiques de la COX-2, par exemple, Celebrex et le rofécoxib, n'ont aucun effet sur les plaquettes et sont moins susceptibles d'entraîner des ulcères gastroduodénaux hémorragiques. Ils ne nuisent habituellement pas à l'action des anticoagulants, mais il faut vérifier plus souvent le RIN (test sanguin utilisé pour surveiller la dose d'anticoagulant) lorsqu'on commence à les utiliser pour la première fois afin de s'assurer qu'aucun ajustement de la dose d'anticoagulant n'est nécessaire. Vous devez également savoir que si l'on prend trop d'acétaminophène (environ 3 500 mg par jour ou plus), ce médicament peut aussi nuire à l'action de l'anticoagulant, ce qui augmente le risque de saignements. |
| Répondu : mars 03, 2003 |
![]() |
Je prends Celebrex pour mon arthrose. Est-ce que je cours un danger en prenant ce médicament pendant de longues périodes? |
![]() |
Celebrex est sur le marché depuis environ 4 ans et
il a été utilisé par des milliers de personnes. Jusqu'ici, on n'a observé aucun
effet secondaire inattendu. Toutefois, on ne peut pas complètement exclure la
possibilité qu'un problème imprévu survienne après une plus longue surveillance
du médicament. Les effets secondaires de Celebrex sont semblables à ceux des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) actuellement offerts sur le marché, tels que le naproxen et le diclofénac, sauf qu'il entraîne moins d'effets secondaires digestifs. L'incidence d'ulcères gastroduodénaux symptomatiques et s'accompagnant de complications (p. ex., des hémorragies) semble être moindre. En outre, Celebrex n'empêche pas les plaquettes de bien jouer leur rôle, alors les saignements ne se prolongent pas. Il faut cependant surveiller la présence d'hypertension, d'anomalies du rein, de rétention d'eau, de saignements au niveau se l'estomac et de l'intestin, d'éruptions cutanées et d'allergies, etc., comme on le fait pour les autres AINS. En conclusion, Celebrex peut être utilisé pendant de longues périodes. Ce médicament semble causer moins de problèmes liés aux ulcères gastroduodénaux et aux plaquettes que les AINS classiques, mais il faut tout de même surveiller avec soin la survenue d'effets secondaires comme on le fait avec les AINS traditionnels. |
| Répondu : février 25, 2003 |
![]() |
J'ai 62 ans. Dans ma vie, j'ai fait beaucoup de tricot, entre autres. Cette activité m'a-t-elle donné de l'arthrite dans les doigts? Mes articulations sont douloureuses. Le fait de continuer à tricoter me fait-il plus de mal que de bien? |
![]() |
Personne ne peut dire de façon certaine si le
tricot a déclenché l'arthrite dans vos doigts ou non. L'apparition d'arthrose
dans les doigts peut être due à l'hérédité, aux hormones et au vieillissement.
Toutefois une sollicitation excessive de ces articulations, de façon répétitive
et éprouvante physiquement, peut contribuer à son apparition. On a soupçonné que
le travail des cueilleuses de coton, des diamantaires et des couturières
favorisait l'arthrose dans les doigts, quoiqu'on ne l'ait pas démontré avec
certitude. En fait, des activités de loisirs raisonnables, pratiquées
confortablement, ne devraient pas aggraver l'état des articulations.
Si le tricot aggrave ou provoque effectivement la douleur, il faut alors cesser de le pratiquer ou s'y adonner moins rigoureusement. Essayez de tricoter moins longtemps chaque fois. Si le tricot n'aggrave pas la douleur articulaire, continuez. Consulter un ergothérapeute pourrait vous aider à mieux aborder ce problème. |
| Répondu : février 19, 2003 |
![]() |
Je ressens de fortes douleurs articulaires aux doigts et aux orteils. J'ai arrêté mon traitement hormonal de substitution il y a environ un mois, lorsque les médias ont parlé de ses effets indésirables. J'ai un niveau élevé d'oxalate dans mon urine et, en conséquence, il a fallu m'enlever des pierres au rein ainsi que la vésicule biliaire. Je prends 25 mg d'hydrochlorothiazide par jour. Est-ce que la perte d'œstrogènes et le diurétique pourraient nuire à ces articulations? |
![]() |
Environ 50 % des femmes en périménopause ressentent différents genres de douleurs et des raideurs. Selon mon expérience, le traitement hormonal de substitution viendra peut quelquefois les alléger. Le plus souvent, l'arthrose commence à la périménopause, mais les résultats d'études sur l'effet qu'aurait le THS sur l'arthrite ne sont pas concluants. Encore une fois, selon mon expérience, j'ai vu des femmes dont l'état s'est amélioré grâce au traitement de THS, puis s'est empiré sans le THS, pour enfin s'améliorer lorsqu'elles ont repris le THS. Il est possible que la perte d'œstrogènes contribue à vos douleurs articulaires. Par ailleurs, il se peut que l'hydrochlorothiazide,
en causant la rétention de l'acide urique dans le corps, entraîne la
goutte, mais vous ne semblez pas avoir la goutte. Autrement, ce médicament
ne devrait pas jouer de rôle dans vos douleurs articulaires. |
| Répondu : février 14, 2003 |
![]() |
J'ai eu deux arthroscopies et cinq injections de cortisone depuis octobre dernier. Rien n'y fait. Je souffre constamment à cause de l'inflammation. Mon chirurgien est réticent à me refaire tout le genou, parce que je n'ai que 46 ans. On va prochainement me faire subir une synovectomie radicale. De quoi s'agit-il exactement? |
![]() |
L'articulation est recouverte d'une membrane
appelée synoviale. Elle est au cœur de l'inflammation (synovite) dans beaucoup
de formes d'arthrite. L'inflammation chronique rend la synoviale très épaisse et
excessive. Réduire l'inflammation par des médicaments comme la cortisone en
injections peut vous aider dans une certaine mesure. Il est possible d'extraire
la synoviale épaissie par intervention chirurgicale (synovectomie) au moyen d'un
arthroscope (synovectomie arthroscopique), mais on ne peut pas la retirer
entièrement, pour des raisons techniques. La synovectomie peut être faite en
pratiquant une grande incision (synovectomie ouverte) plutôt que par
arthroscopie, afin de retirer davantage de synoviale, mais les complications
sont plus importantes, comme la perte d'une certaine amplitude de mouvement et
un plus long rétablissement. Une synovectomie ouverte se pratique sur l'avant du
genou (incision antérieure). La synovectomie radicale nécessite deux incisions :
à l'avant et à l'arrière du genou (incisions antérieure et postérieure), afin
d'extraire autant de synoviale que possible. Je ne suis pas certain de la façon dont le chirurgien s'y prendra. Une des méthodes consiste à procéder en deux étapes. Tout d'abord, on pratique une synovectomie ouverte par incision antérieure que l'on laisse guérir en rétablissant l'amplitude de mouvement grâce à la physiothérapie. Puis, on pratique une synovectomie ouverte par incision postérieure. Parfois, on irradie le genou pour réduire l'inflammation et ralentir la croissance de la synoviale résiduelle. Les complications qui peuvent se produire sont une hémorragie à l'intérieur du genou, une infection et une perte de mouvement. Vous devrez demander au chirurgien comment il va s'y prendre pour pratiquer votre synovectomie radicale, car la technique varie vraiment. |
| Répondu : février 10, 2003 |
![]() |
Mon enfant de 7 ans qui vient d'être traité pour une synovite au pied et à la cheville porte maintenant un plâtre, et on a découvert qu'il était atteint d'une synovite à l'autre pied. Mon enfant souffre également de fibrose kystique. Il se plaint depuis environ deux ans d'une douleur au pied et au genou. Il n'a eu le genou enflé qu'une seule fois. Sa douleur au pied s'est aggravée, et j'ai remarqué la présence d'une grosse bosse sur le dessus de son pied. Deux semaines plus tard, elle s'était étendue jusqu'à la cheville. Les orthopédistes pensent que ses symptômes ont un lien avec la fibrose kystique. Les spécialistes de la fibrose kystique disent le contraire. Lorsque j'ai demandé s'il s'agissait d'arthrite, on m'a répondu que ce n'était pas visible à la biopsie et que mon enfant ne pouvait donc pas en être atteint. On m'annonce qu'on devra opérer l'autre pied. Est-ce que la synovite est une maladie qui survient habituellement chez les enfants? Devrais-je aller consulter un rhumatologue? |
![]() |
Trois types d'arthrite sont associés à la
fibrose kystique (FK). Le premier type est appelé ostéoarthropathie
hypertrophiante pneumique (OHP). Cette affection est associée à une
importante atteinte pulmonaire. Elle peut survenir en concomitance avec d'autres
maladies pulmonaires. Elle se caractérise par des doigts en baguettes de
tambour, des douleurs articulaires (avec ou sans tuméfaction) au niveau des
mains, des poignets, des pieds, des chevilles et des genoux, et enfin d'une
douleur et d'une sensibilité au niveau des os longs des pieds, des tibias, des
mains et des avant-bras causées par une périostite (inflammation de la membrane
recouvrant les os) décelable lors d'une radiographie ou d'une scintigraphie
osseuse. Le deuxième type d'arthrite (associée à la FK) survient chez 5 à 10 % des personnes atteintes de fibrose kystique). Elle se caractérise par des douleurs et des gonflements articulaires de courte durée (habituellement, moins d'une semaine). Les articulations ne se détériorent que rarement. Les plus grosses articulations telles que les genoux, les chevilles, les poignets, les coudes et les épaules sont touchées. Cette affection s'accompagne parfois d'éruption cutanée et de fièvre. Les anti-inflammatoires comme l'ibuprofène peuvent aider à soulager les symptômes. Le troisième type d'arthrite est rare. Il est associé à la pancréatite, une des complications de la FK. Il s'agit d'une arthrite aiguë transitoire ne s'attaquant qu'à quelques articulations, qui deviennent alors rouges, chaudes, gonflées et sensibles au toucher. Souvent, on trouve aussi des nodules cutanés rouges et douloureux. Ce type d'arthrite s'apaise lorsque la pancréatite est guérie. La présence d'une synovite chez votre enfant indique une forme de maladie articulaire qui n'est probablement pas associée à la FK. Il est important de faire voir votre enfant par un rhumatologue. |
| Répondu : février 05, 2003 |