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Ma mère a 52 ans. Elle souffre d’arthrose qui déforme ses mains. J’aurais voulu savoir si la chirurgie est une solution efficace au long terme et s’il est possible de stopper l’évolution de la maladie? |
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L’arthrose qui déforme les mains de votre mère ne se traite pas par la chirurgie. Ce n’est pas comme la hanche ou le genou où on peut poser des prothèses. Les traitements qui sont disponibles, à ce jour, soulagent la douleur et peuvent ainsi aider la fonction mais ils ne freinent pas l’évolution de la maladie. |
| Répondu : juillet 30, 2004 |
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Est-ce vrai que l'on peut recevoir un traitement de chimiothérapie contre l'arthrite rhumatoïde? Et quels en seront les bienfaits ou les effets secondaires pour la personne et par rapport à la maladie? |
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Plusieurs agents de rémission dont le méthotrexate, la cyclosporine, le cyclophosphamide ou Imuran sont des immunosuppresseurs que l’on donne pour maîtriser la maladie. Ils diminuent la réponse immunitaire mais augmentent le risque d’infection, comme ils peuvent influer sur la formule sanguine et les fonctions de certains organes tels que le foie et le rein. On doit donc assurer un suivi de laboratoire rigoureux, adapté aux risques liés à chacun des produits… car ils sont différents pour chacun. Le médecin doit expliquer ces risques au malade avant de lui administrer un produit. |
| Répondu : juillet 16, 2004 |
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J'ai 30 ans et je souffre de PAR depuis que j'ai l'âge de neuf ans. J'ai été opéré dans les deux mains, un pied et un genou en 94-95-96 pour des synovites. Maintenant je suis en crise. Mes mains me font souffrir et j'ai à nouveau de grosses bosses surtout à la main gauche qui me limitent beaucoup. J’ ai énormément de difficulté a plier les doigts et à prendre des objets. Je vois souvent des gens prendre du méthotrexate et on me l’a suggéré mais j'ai une peur bleue des injections alors est ce qu'il y a un autre médicament ou une autre façon de le prendre. Je prend du celebrex. J'ai déja pris : prednisone, sulfasalazine, plaquenil et bien d'autres mais, je ne veux pas recommencera prendre 10-12 pilulles par jour. Alors, y a t-il un médicament que je pourrais prendre car là je n'en peux plus. |
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Je sympathise avec vos craintes et vos frustrations mais, la réalité est que si vous êtes très malade et que vous voulez améliorer votre condition, il va falloir accepter les avantages et désavantages des régimes thérapeutiques disponibles. Le méthotrexate existe en comprimés de 2.5mg…il faut en prendre jusqu’à huit par semaine combiné à un deuxième agent pour avoir accès à une thérapie biologique qui elle est injectable. On peut aussi tenter l’Arava que vous ne semblez pas encore avoir reçu. Ces agents nécessitent un suivi de laboratoire étroit avec des prises de sang régulières. C’est fastidieux mais il faut passer par là ou subir l’évolution de cette terrible maladie ce qui est encore pire. Bon courage. |
| Répondu : juillet 09, 2004 |
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Je suis une enseignante de 37 ans. Je souffre d’arthrite psoriasique depuis 10 ans. Je prends du méthotrexate (6 co./sem.), de la phénylbutazone (6 co./jour), de la prednisone 5 mg (1 co./jour) et Losec. Il y a deux semaines, on m’a détecté une iridocyclite à l’œil gauche qui m’empêche pratiquement de voir. Pour l’instant, on dilate ma pupille et on me met des gouttes de prednisone à forte concentration dans l'œil. Je ne vois aucune amélioration. Combien de temps cela prend-il pour disparaître habituellement? Avec quels moyens parvient-on à régler ce problème? Peut-on conduire un véhicule? Devrais-je cesser de travailler pour récupérer? Est-ce que cette inflammation reviendra périodiquement? L’œil droit peut-il être atteint plus tard? |
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L’iridocyclite est une inflammation de l’œil qui peut accompagner certaines formes d’arthrite. Certains patients peuvent connaître des rechutes avec formation de cicatrices dans l’œil et parfois un glaucome secondaire. Le traitement que vous recevez, gouttes de prednisone et dilatation, est approprié et vise à réduire l’inflammation et à prévenir les complications citées. Votre ophtalmologiste est celui qui peut juger de la réponse au traitement. Surtout soyez-lui fidèle. La conduite automobile n’est pas recommandée en présence d’un handicap visuel. Je ne connais pas le degré de votre déficit. Posez vos questions à votre ophtalmologiste qui a une idée plus précise de votre pronostic à la suite de son examen. C’est lui qui peut déterminer les restrictions appropriées à votre cas. Il y aurait aussi lieu d’être vue en rhumatologie, si vous ne l’avez pas été, pour réévaluer votre médication, particulièrement la phénylbutazone. |
| Répondu : mai 27, 2004 |
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La spondylarthropathie (région lombaire) pourrait-elle m’empêcher d’avoir droit à une épidurale au moment d’un accouchement? |
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Il m’est impossible de répondre à votre question sans connaître la forme ou le degré de votre atteinte. Je le regrette. Je vous suggère d’en parler à votre obstétricien qui peut faire évaluer ce risque en anesthésie avant le moment de l’accouchement, s’il le juge à propos. |
| Répondu : mai 20, 2004 |
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J'ai commencé à ressentir des douleurs et des raideurs aux doigts vers ma 30e semaine de grossesse (j'en suis maintenant à 35 semaines). Mon médecin m'a dit qu'il pourrait s'agir d'arthrite rhumatoïde, mais qu'en raison de la grossesse, il faut attendre au moins trois mois après l'accouchement pour passer des tests. J'ai lu que les patientes atteintes d'arthrite connaissent souvent un répit pendant la grossesse, mais je n'ai pas lu que l'arthrite pouvait se déclarer pendant la grossesse. Est-ce possible? Il y a plusieurs cas d'arthrite dans ma famille, dont ma mère qui souffre d'arthrite psoriasique très déformante. |
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Certaines formes d’arthrite peuvent apparaître pendant la grossesse comme le lupus, par exemple. Elles peuvent être détectées par des examens sanguins qui ne créent pas de risque pour la mère ni le fœtus. Votre médecin, qui vous a questionnée et examinée, peut juger de la pertinence de demander ces examens. Il est vrai qu’on ne veut pas faire de radiographies chez une femme enceinte qui a des douleurs articulaires et qu’on préfère attendre après l’accouchement. Si vos symptômes persistent et vous inquiètent reparlez à votre médecin. Vos antécédents maternels ne sont pas à négliger dans le contexte de douleurs articulaires. |
| Répondu : mai 12, 2004 |
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Au cours de votre carrière avez-vous constaté chez vos patients des problèmes de vision en raison de la prise de Plaquenil®? |
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La toxicité oculaire des antimalariques, dont Plaquenil®, était importante à l’époque où les Coloniaux les consommaient pour le traitement de la malaria à des doses élevées. Nous les utilisons aujourd’hui à des doses plus faibles et surtout nous assurons un suivi rétinien régulier en ophtalmologie. Les complications sont donc très rares aujourd’hui. |
| Répondu : mai 06, 2004 |
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Je suis toujours très souffrante toute la matinée. Après 3 semaines de prednisone mes mains tremblent. J’ai la polymyalgia rheumatica. Est-ce qu’il faut que j’aie un électromyogramme. J’ai tellement peur, je me vois et je n’ai que 52 ans. Je veux vivre sans trop de douleur et je veux retravailler. Je pleure de souffrance et de mal. |
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La polymyalgia rheumatica est une condition musculaire douloureuse diffuse mais qui touche surtout les muscles des ceintures de l’épaule et du bassin. On y retrouve, de façon caractéristique, un taux de sédimentation élevée dans le sang. Dans un petit nombre de cas, on peut avoir une inflammation de l’artère temporale qui nourrit l’œil. Il y a alors risque de cécité. On fait une biopsie pour le démonter. Le traitement fait appel aux corticoïdes. On suit la réponse clinique et le taux de sédimentation qui doit décroître. Il n’y a pas d’indication d’électromyogramme dans cette condition. Les médecins de famille sont habiletés à faire ce suivi, surtout s’il existe une communication avec un spécialiste. Il y a lieu de revoir votre médecin pour une réévaluation et pour lui parler de votre angoisse, qui semble importante, de votre souffrance et de vos douleurs. C’est lui qui connaît le mieux les divers aspects de votre dossier, qui reçoit les résultats de la sédimentation et qui, en tant que médecin traitant, coordonne l’ensemble de vos soins. Revoyez-le. |
| Répondu : avril 29, 2004 |
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J'ai 43 ans et je suis atteint de polyarthrite rhumatoïde depuis l'âge de 14 ans. Les médicaments (l’anti-inflammatoire RelafenTM) me permettent de travailler, mais les articulations sont de plus en plus détériorées ce qui limite beaucoup mes activités autres que le travail. Donc je considère qu'il y a encore beaucoup de place à l’amélioration pour les traitements possibles. J'envisage participer à des essais cliniques et je me demandais si il y a un genre de programme ou on peut donner notre nom et coordonnées pour que l'on communique avec moi, s’il y a des essais cliniques dans la région de Montréal. |
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Une polyarthrire rhumatoïde active mérite un
traitement par agent rémitif en plus des anti-inflammatoires qui augmentent le
confort du malade mais ne maîtrisent pas la maladie. Vous avez raison de vouloir
explorer d’autres possibilités. Voyez un rhumatologue. Il pourra vous aider et vous diriger vers les milieux où se font les essais cliniques. |
| Répondu : avril 22, 2004 |
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J’ai 29 ans et je souffre d’arthrite. Je prends Plaquenil® 200 mg 2 comprimés par jour et Voltaren® 75 mg 1 comprimé 2 fois par jour. Je pense avoir un autre enfant. Est-ce que je dois arrêter longtemps avant d’être enceinte? |
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Il faut prendre, la règle générale, que l’embryon qui se développe est à risque de malformation quand il est exposé à des médicaments. Il faut donc les éviter lorsqu’on est enceinte. Le risque foetal varie selon les produits. Il faut discuter de chaque cas particulier avec le rhumatologue et l’obstétricien. Il peut arriver qu’on arrête les médicaments trois mois avant la grossesse. Plusieurs produits passent aussi dans le lait maternel et peuvent être toxiques pour l’enfant. Chaque femme doit discuter de son cas spécifique. |
| Répondu : avril 15, 2004 |
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Je voudrais savoir ce que je peux faire contre l’arthrose et contre la douleur? |
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L’arthrose est une condition reliée à la dégénérescence de l’articulation. On la retrouve chez 80% des gens de plus de 60 ans au Rx. A peu près un tiers sont symptomatiques. Le traitement est médicamenteux et non médicamenteux. Ainsi, il faut contrôler son poids, faire un programme d’activité physique, parfois utiliser des aides comme les cannes ou les orthèses, etc. Les médicaments utilisés sont les analgésiques purs comme l’acétaminophène (tylénol, atasol), les anti-inflammatoires classiques ou, s'il y a risque digestif, les coxibs (Vioxx, Célébrex ou Bextra). On peut aussi injecter les articulations avec des dérivés cortisonnés ou des visco-supppléments. Il arrive qu’on doive utiliser des narcotiques, lorsque les mesures traditionnelles échouent, ou encore, qu’on doive recourir à la chirurgie. Le remplacement articulaire par prothèse est maintenant courant et donne de très bon résultats. |
| Répondu : avril 07, 2004 |
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Je voudrais des renseignement sur la synovite. Quelles en sont les causes? Que peut-on faire quand atteint? Pourquoi faut-il parfois opérer? |
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Synovite veut dire inflammation de la synoviale et les causes sont nombreuses; traumatisme, infections, arthrites diverses. On peut opérer ou pour faire une biopsie qui aide a poser un diagnostic ou pour enlever le tissu inflammé. |
| Répondu : avril 01, 2004 |
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Mon garçon de 16 ans fait de la polyarthrite rhumatoïde depuis l'âge de 12 ans. Il a eu une forte poussée cet été et voilà qu'il a maintenant une glomérulonéphrite mésangiale. Après une biopsie rénale, le néphrologue me dit que ce n'est pas dû aux médicaments mais plutôt à la polyarthrite. Existe-t-il d'autres cas semblables à celui de mon garçon. Va-t-il contracter une insuffisance rénale? |
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L’atteinte rénale, non médicamenteuse, n’est pas une manifestation courante dans la polyarthrite rhumatoïde. On la retrouve en rhumatologie surtout avec le lupus et les vasculites. Votre fils est entre les mains compétentes d’un néphrologue attentif qui est allé jusqu’à la biopsie rénale. C’est lui qui peut le mieux répondre à vos questions sur le pronostic de votre fils. Permettez-moi de vous donner un conseil comme à nos lecteurs. Il est souvent très difficile de répondre à ce genre de question posée à brûle-pourpoint par un parent ou un conjoint devant un malade qui n’est pas préparé à entendre une réponse sur son pronostic. Posez vos questions avec discernement. On vous aidera à comprendre et à aider votre fils. On fera tout pour préserver sa fonction rénale. |
| Répondu : mars 25, 2004 |
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J'ai 33 ans. Je suis atteinte de polyarthrite inflammatoire depuis l'adolescence. Ce n'est qu'au début de la vingtaine que j'ai reçu ce diagnostic et qu’un rhumatologue m’a prescrit un médicament. Depuis quatre mois je me fais des injections de Enbrel deux fois par semaine avec du méthotrexate. Depuis, j'ai toujours un rhume (en plus d’avoir contracté deux bronchites). Quand mon système immunitaire reprendra-t-il des forces? Devrai-je prendre un médicament toute ma vie pour dominer les effets de la maladie? Si je veux avoir un enfant, devrai-je arrêter tout médicament? Les symptômes de la maladie diminuent-ils ou non pendant la grossesse? |
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Vous posez plusieurs questions à la fois et je vous sens inquiète. Il est clair que le méthotrexate et Enbrel sont des agents qui diminuent la réponse immunitaire et augmentent le risque d’infection. Cependant, si votre rhumatologue vous a prescrit Enbrel c’est parce que vous avez une arthrite résistante au traitement avec les agents de rémission traditionnels et que vous avez besoin d’un traitement énergique. En général, la médication doit être maintenue de
façon continue pour garder la maîtrise de la maladie. Même si cela vous semble
terrible, il faut replacer cela en perspective. Lorsque nous n’avions pas
d’agents de rémission pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, 50 % des malades
devenaient incapables d’exercer un travail rémunérateur après 10 ans d’évolution
de la maladie. |
| Répondu : mars 18, 2004 |
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Bonjour, je suis atteint de spondylarthrite ankylosante (SA) depuis presque 12 ans et j'ai actuellement 33 ans. Cette maladie a diminué le fonctionnement de ma colonne vertébrale. Mon rhumatologue m'a dit que : « Ta colonne est devenue comme un seul os c'est-à-dire, que ça ne se guérit pas.» Je voudrais savoir si c’est vrai et s'il y a un traitement qui peut rétablir le fonctionnement de ma colonne vertébrale. Finalement, est-ce que je peux avoir un permis de conduire ou bien est-ce que les gens qui sont atteints de cette maladie n'ont pas le droit d'en avoir un? |
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La spondylarthrite ankylosante est, en effet, une maladie qui ne se guérit pas à ce point, comme beaucoup de formes d’arthrite. Vous semblez avoir une forme maligne et qui a maintenant évolué jusqu’à l’ankylose après 12 ans. Je le regrette beaucoup pour vous; toutefois il reste encore une importante marge de manœuvre pour vous soulager et améliorer votre état. Il est important, cependant, de laisser savoir aux personnes atteintes de cette maladie que tous les cas n’ont pas une évolution aussi grave. La recherche pharmaceutique a maintenant permis de donner de nouveaux espoirs aux malades qui, comme vous, souffrent d’une forme maligne de la maladie. Nous pourrons les traiter avec des anti-inflammatoires efficaces et mieux tolérés, voire avec de nouveaux agents biologiques si ceux-ci sont inscrits sur les listes de médicaments provinciales. C’est pourquoi il importe que les malades s’informent des progès scientifiques et qu’ils soient engagés politiquement. Le permis de conduire n’est pas retiré automatiquement aux malades qui souffrent d’une atteinte comme la vôtre. La décision est prise au cas par cas. Il se peut cependant que si votre colonne cervicale est soudée, par exemple, qu’on doive faire adapter votre voiture avec des miroirs qui corrigent votre déficit et qui vous protègent d’un accident. Vous devez être un conducteur responsable et comprendre la nécessité de pareilles adaptations dont le but est de protéger des vies humaines et non de vous pénaliser. |
| Répondu : mars 10, 2004 |
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Est-ce qu'un facteur rhumatoïde de 128 U est élevé? |
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Les facteurs rhumatoïdes sont des auto-anticorps contre l’immunoglobuline IgG qu’on retrouve chez 80 % des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, chez 5 % des jeunes adultes normaux et chez 15 % des gens âgés normaux. On les retrouve aussi dans d’autres maladies que la polyarthrite rhumatoïde. Les manifestations extra-articulaires graves de la polyarthrite, comme les vasculites, surviennent presque exclusivement chez les malades dont le facteur en question est d’un titre élevé. Je dirais que 128 n’est pas un titre très élevé. |
| Répondu : mars 04, 2004 |
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Les exercices dans les centres pour femmes, tels que « Curves », « Shape », « Fantastic Figures », peuvent-ils causer des atteintes aux articulations d'une personne qui fait de l'arthrose? |
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Ces exercices se font sur différents appareils pour tonifier les muscles. De plus, il y a des plate-formes pour faire de l'aérobie et des escaliers à deux marches pour le cardio-vasculaire. En principe l’exercice est bénéfique, et ce, même pour les personnes qui souffrent d’arthrose. Il aide à atteindre un poids équilibré, au maintien de la posture et de l’amplitude articulaire. Il favorise la coordination et l’équilibre et améliore la qualité du sommeil. Il augmente la sensation de bien-être et donne un sens d’accomplissement et parfois même d’estime de soi. Il doit cependant être adapté à chaque cas selon le niveau et le degré d’atteinte et selon l’ensemble du dossier médical. Il n’y a donc pas une réponse qui s’applique à tous. Les limites que l’on imposera à un cas d’arthrose grave de la hanche ou du dos ne seront pas les mêmes que celles concernant un cas d’arthrose de la main. Et là encore, si le malade souffre d’une atteinte cardiaque associée à son arthrose et qu’il prend de nombreux médicaments, il faut en tenir compte. L’exercice est bon, mais il doit être approprié. Parlez-en au médecin qui vous connaît. |
| Répondu : février 26, 2004 |
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J'ai 46 ans et je suis atteinte de polyarthrite rhumatoïde depuis maintenant neuf ans. Il y a deux ans, j'ai commencé à avoir des problèmes de polyneuropathie aux deux pieds (engourdissements, décharges électriques, sensation de brûlure). C'est devenu insupportable. Les deux neurologues que j'ai consultés affirment que le problème provient d'une intoxication aux sels d'or que j'ai reçus pendant 7 ans pour ma polyarthrite puisque les autres tests que j’ai subis se sont révélés négatifs (diabète, intoxication au plomb, etc.). J'ai cessé les sels d'or il y a deux ans mais le problème persiste. Le rhumatologue dit qu'il est presque impossible que cela soit dû aux sels d'or. Les neurologues disent qu'ils ne peuvent rien faire et je suis complètement découragée. A votre avis la neuropathie aurait-elle dû cesser après l'arrêt du sel d'or? Est-ce qu'on a déjà vu des cas semblables au mien? |
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Il existe de nombreuses causes de neuropathies associées aux maladies rhumatismales; mono-neuropathie (atteinte d’un seul nerf), mononévrite multiple (lorsque plusieurs nerfs sont atteints de façon séquentielle), polyneuropathie (atteinte symétrique de plusieurs nerfs sensitifs ou moteurs), etc. Les causes rhumatismales les plus fréquentes sont les vasculites, les cryoglobulinémies, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, le syndrome de Sjögren et l’amyloïdose. Il est vrai que les causes peuvent aussi être médicamenteuses comme pour les neuropathies reliées aux stéroïdes, aux sels d’or et à Plaquenil, par exemple. Le pronostic est variable et il dépend et de la cause et de la sévérité de l’atteinte du nerf qui est touché. Il m’est impossible de le prévoir dans votre cas. |
| Répondu : février 20, 2004 |
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J'ai 36 ans et je souffre d'arthrite séro-négative depuis six ans. Toutes mes articulations sont atteintes mais mes deux hanches sont particulièrement douloureuses. Depuis quatre ans, je reçois des infiltrations de cortisones dans les deux hanches, dont l'effet dure environ quatre semaines. Je prends depuis quatre ans de la prednisone, Bextra, Plaquenil, Percocet, Fosamax, et Estrogel car j'ai dû subir une hystérectomie à cause de mon endométriose. Mon médecin a parlé de la possibilité de me faire une synovectomie radioactive aux deux hanches. Habituellement, on fait cette intervention aux genoux mais rarement aux hanches. Je suis prête à tout traitement car je veux pouvoir marcher normalement et participer aux activités de mes enfants âgés de quatre et cinq ans. Est-ce que cette intervention a des effets secondaires et est-ce un traitement efficace? Est-ce que Enbrel est efficace dans l'arthrite séro-négative? |
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Votre médecin a visiblement à cœur de vous soulager. La synovectomie radioactive est un traitement efficace en présence d’une synovite active surtout si elle entraîne des épanchements récidivants. C’est pourquoi il y pense. Elle se pratique généralement sur les genoux, mais on peut aussi la faire dans les moyennes et petites articulations. Plusieurs isotopes sont disponibles selon les articulations à traiter. L’or 198 a été remplacé dans la plupart des centres par l’yttrium 90 qui irradie mieux la synoviale épaissie. En Europe, on utilise le rhénium 186 pour les moyennes articulations. L’erbium 169 est le meilleur choix pour les petites articulations. Les effets secondaires possibles de cette intervention sont la diffusion de matériel radioactif hors de l’articulation et un risque théorique d’atteinte chromosomique. La hanche est une articulation d’accès difficile et les gonades (ovaires et testicules) étant à proximité, elles peuvent recevoir une dose de radiation. Pour ces raisons, dans le milieu où je pratique, on évite d’y injecter un colloïde radioactif. Je note que vous ne recevez pas d’agent de rémission à part Plaquenil. Avez-vous déjà vu un rhumatologue? Je crois que cela serait approprié puisque « toutes vos articulations vous font mal. » Il pourrait, en collaboration avec votre médecin de famille, moduler votre thérapie et grâce à un suivi conjoint, obtenir une meilleure maîtrise de la maladie. C’est son champ d’expertise. Il y a plusieurs autres étapes à franchir avant d’en arriver à Enbrel. Parlez-en à votre médecin, il saura vous guider. Même si l’orientation vers un rhumatologue est difficile, à cause du manque d’effectifs, vous êtes jeune et vous avez de jeunes enfants, cela en vaut la peine. Vous pourriez aussi lui demander son avis sur la question concernant vos hanches. Bonne chance, gardez toujours espoir. |
| Répondu : février 12, 2004 |
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J'ai 42 ans et je souffre d'arthrite
depuis deux ans. Je ne sais pas de quelle sorte il s’agit. Malgré la douleur (ça
va de la nuque aux orteils) qui me fait souffrir, je refuse de prendre des
médicaments. Est-ce que le fait de ne pas prendre de médicaments peut faire que
la maladie se développe plus vite? |
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Une arthrite non traitée évolue plus rapidement qu’une arthrite traitée. |
| Répondu : février 05, 2004 |