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Communément appelés « traitements biologiques », les modificateurs de la réponse biologique (MRB) sont généralement indiqués pour les personnes atteintes d’une arthrite agressive et débilitante n’ayant pas répondu à un ou à plusieurs antirhumatismaux à action lente (ARAL). Les MRB se sont révélés efficaces dans le traitement de l’inflammation douloureuse de la polyarthrite rhumatoïde (PR), de la spondylarthrite ankylosante et de l’arthrite psoriasique. Une certaine amélioration est observée chez environ 70 pour cent des personnes traitées par les MRB, mais la prise continue de ces médicaments est nécessaire au maintien des effets bénéfiques.
Les MRB sont spécialement conçus pour cibler des éléments très précis du système immunitaire. Certains MRB ont pour effet de neutraliser une protéine appelée « facteur de nécrose tumorale » (TNF) qui joue un rôle dans l’attaque immunitaire. En « absorbant » le TNF ou en inhibant les cellules immunitaires, ces médicaments aident à atténuer la douleur et l’enflure, symptômes de l’inflammation qui, dans les formes d’arthrite de type inflammatoire, entraînent des lésions articulaires.
L’un des avantages des MRB est la rapidité de leur action anti-inflammatoire. Certains malades peuvent observer une amélioration de leur état seulement quelques semaines après le début du traitement. En revanche, l’ARAL doté de l'action la plus rapide peut prendre de six à huit semaines pour produire le même résultat, et d’autres ARAL peuvent prendre non moins de six mois pour agir. Certains MRB semblent plus efficaces lorsqu'ils sont utilisés en association avec des ARAL, en particulier le méthotrexate.
Au Canada, huit MRB sont actuellement homologués. Les traitements biologiques constituent une source d'espoir pour les personnes atteintes de PR qui ne répondent pas aux ARAL.
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Traitements biologiques fréquemment prescrits | |||
| Nom commercial | Produit | Dose de départ | Délai d’action |
| Cimzia | Certolizumab pegol | Deux injections sous-cutanées aux semaines 0, 2 et 4. Par la suite, une injection d’entretien toutes les deux semaines. | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
| Enbrel | Étanercept | Une injection sous-cutanée une fois par semaine (peut être auto-administrée ou administrée par une autre personne). | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal |
| Humira | Adalimumab | Une injection sous-cutanée toutes les deux semaines (peut être auto-administrée ou administrée par une autre personne). | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
| Kineret | Anakinra | Une injection sous-cutanée chaque jour (peut être auto-administrée ou administrée par une autre personne). | Quelques semaines
pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique
maximal. |
| Orencia | Abatacept | Une perfusion intraveineuse toutes les deux semaines pour les trois premières perfusions puis toutes les quatre semaines. | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
| Remicade | Infliximab | Une perfusion intraveineuse tous les deux mois (après trois injections initiales). | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
| Rituxan | Rituximab | Deux perfusions intraveineuses à deux semaines d’intervalle. Perfusions subséquentes 24 semaines plus tard, au besoin. | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
| Simponi | Golimumab | Une injection sous-cutanée tous les mois (peut être auto-administrée ou administrée par une autre personne). | Quelques semaines pour une amélioration, des mois pour l’effet bénéfique maximal. |
Effets indésirables
Les effets indésirables des traitements biologiques sont
exposés dans les sections consacrées à chaque
médicament.
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