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Comme nous le disions plus tôt, les gens peuvent utiliser diverses techniques pour vous empêcher d'atteindre vos objectifs. En voici quelques-unes :
Accusation : Votre interlocuteur vous accuse d'être responsable du problème mentionné. («Tu es toujours si longue à préparer le repas que par le temps qu'on ait fini, je suis trop fatigué pour faire la vaisselle»). Répondez à cet argument par l'acquiescement mitigé («Peut-être bien, mais tu m'avais promis de faire la vaisselle»), ou exprimez simplement votre désaccord en faisant remarquer à l'autre qu'il a tort («À huit heures du soir, il n'est pas trop tard pour faire la vaisselle»).
Attaque : Vous présentez un argument et votre interlocuteur y répond par une attaque personnelle. («Tu ne manques pas de toupet de me dire que je monopolise la conversation, tu es la plus grande bavarde que je connaisse»). Essayez de combiner l'ironie assertive («Merci beaucoup!») et le disque égratigné («Oui, c'est peut-être ce que tu penses, mais moi j'ai remarqué que...») ou le désamorçage («Je vois que tu es en colère. Pourquoi ne pas en discuter après la réunion?»).
Techniques de temporisation : Vous demandez à votre interlocuteur de faire quelque chose et il répond «Pas maintenant, je suis trop fatigué» ou «Je le ferai plus tard», utilisez la technique du disque égratigné en répétant («À huit heures du soir, il n'est pas trop tard pour faire la vaisselle»).
Déni : Votre interlocuteur vous dit «Je n'ai pas fait ça» ou «Tu m'as vraiment mal compris». Expliquez ce que vous avez constaté et ressenti et utilisez l'acquiescement mitigé («C'est peut-être ce que tu crois, mais moi j'ai remarqué que...»).
Minimiser les choses : C'est une technique extrêmement courante, que certains utilisent presque inconsciemment, et qui consiste à répondre à votre argument par une plaisanterie («Vraiment, je n'ai que trois semaines de retard? Il faut que je me surveille, les gens vont croire que je suis devenu un maniaque de la ponctualité»). Utilisez le passage du contenu au processus («L'humour nous éloigne du sujet») et le disque égratigné («Oui, mais...»).
Lésiner sur les mots : Votre interlocuteur ne nie pas ouvertement ce que vous dites, mais argumente le bien-fondé de ce que vous ressentez («Oh, je suis sûr que ça n'est pas si grave») ou la gravité du problème que vous décrivez. Utilisez l'acquiescement mitigé («Tu as raison, ça n'est pas la fin du monde, mais ça me tracasse beaucoup») et le passage du contenu au processus («Nous sommes en train de nous chicaner sur la gravité du problème, alors que ce qui est important, c'est que ça soit devenu un problème pour moi»).
Menace : Nous connaissons tous l'exemple suivant («Si tu continues à être aussi exigeante, tu vas devoir te trouver quelqu'un d'autre pour te conduire chez le médecin toutes les semaines»). Utilisez la technique du disjoncteur («Peut-être,...»), la question assertive («Qu'est-ce qui t'ennuie tant dans ce que je te demande?») et le désamorçage («Je vois que tu es en colère...»).
Technique du pourquoi : Voici une autre
technique de blocage très commune. À chaque argument que vous avancez, on vous
répond «Pourquoi?» («Pourquoi prends-tu les choses comme ça?» ou «Pourquoi ne
veux-tu pas y aller?»). Utilisez le passage du contenu au processus («Ce n'est
pas pourquoi qui est important, ce qui compte c'est que je ne veux pas y aller
ce soir») ou le disque égratigné («Je vois bien que ma décision te déçois, mais
je n'ai vraiment pas envie de sortir ce
soir»).
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