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Apprendre à être assertif c'est apprendre à ne pas se laisser impressionner par les techniques de manipulation ou de temporisation dont se servent beaucoup de gens pour éviter de faire ce qu'on veut qu'ils fassent. Un jour ou l'autre quelqu'un essayera de se soustraire à l'une de vos demandes en utilisant une «technique de blocage». Voici quelques trucs pour parer à leurs tentatives :
Acquiescement assertif : Répondez aux critiques en admettant que vous vous êtes trompé («Tu as raison. J'ai oublié que nous avions rendez-vous pour déjeuner...»), mais soulignez que cela ne fait pas de vous quelqu'un de mauvais («mais tu sais que je suis tout à fait fiable d'habitude»).
Temporisation assertive : Si vous vous trouvez pris dans une conversation de plus en plus houleuse, et que vous n'êtes pas d'accord avec ce que dit votre interlocuteur, au lieu de perdre contenance et de répondre par un argument qui ne fera que prolonger inutilement le débat, réservez votre réponse jusqu'à ce que vous vous soyez calmé et que vous puissiez répondre comme il convient («Ton argument est intéressant. Je vais y penser. Je ne veux pas en parler tout de suite. Peut-on peut reprendre la conversation plus tard?»).
Ironie assertive : Une autre façon de répondre à une critique hostile ou provocatrice consiste à acquiescer. Si quelqu'un vous traite de «Grande gueule!», dites simplement «Merci!».
Disque égratigné : L'une des techniques de temporisation les plus courantes consiste à entraîner la conversation vers un sujet sans aucun rapport. Ramenez la discussion sur le sujet initial, calmement, mais fermement. («Oui, je sais, mais en fait..» ou «Je suis d'accord, mais, pour revenir à ce que je disais...»).
Disjoncteur : Arrêtez un flot de critiques par un simple mot, ou par une réponse très brève («Oui...» «Non...» «Peut-être...»)
Acquiescement mitigé : C'est un genre de feinte verbale où vous semblez céder sans que ce soit vraiment le cas. Acceptez l'argument de votre interlocuteur, sans accepter de changer. («Peut-être que je ne t'aide pas autant que je le pourrais, mais je t'aide autant que je le peux tout en ménageant mon énergie pour composer avec mon arthrite.»)
Passage du contenu au processus : Il s'agit de ramener une conversation qui s'égare à la conversation initiale en analysant ce qui se passe entre votre interlocuteur et vous. («Nous nous éloignons du sujet. Voilà que nous ressassons de vieux problèmes. Tu as l'air de m'en vouloir...»)
Désamorçage : Lorsque votre
interlocuteur se fâche, désamorcez la situation en ignorant son explosion de
colère et en arrêtant la discussion jusqu'à ce qu'il se soit calmé. («Je vois
que tu es en colère. Pourquoi ne pas
discuter de ceci plus tard, cet après-midi
peut-être?»)
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