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Qu’en est-il de l’efficacité et de l’innocuité de la physiothérapie pour traiter la spondylarthrite ankylosante?
Pour répondre à cette question, des chercheurs du Groupe d’études squeletto-musculaires Cochrane ont sélectionné et analysé onze études portant sur plus de 700 personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante. Les études ont comparé le cas des sujets qui ont fait de l’exercice à la maison ou participé à un programme d’exercices en groupe, qui sont allés dans une station thermale ou qui ont eu des traitements de balnéothérapie, qui ont suivi des programmes d’exercices variés ou qui n’ont pratiqué aucune forme de thérapie.
Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante et en quoi la physiothérapie peut-elle la soulager?
La spondylarthrite ankylosante est un type d’arthrite qui se manifeste habituellement dans les articulations et les ligaments de la colonne vertébrale. Elle cause de la douleur, de la raideur et une incapacité qui peuvent varier en intensité. La physiothérapie peut contribuer de façon significative au maintien ou à l’augmentation de la mobilité de la colonne vertébrale, à l’amélioration de la condition physique et au soulagement de la douleur.
Qu’en est-il de l’efficacité de la physiothérapie?
Quatre études ont comparé les sujets pratiquant de l’exercice seuls ou avec supervision à ceux qui n’en faisaient pas du tout. Elles ont conclu que les programmes d’exercices pratiqués seuls ou avec supervision ont amélioré la mobilité de la colonne vertébrale davantage qu’en l’absence de thérapie. Les programmes ont été évalués sur une période variant de deux à six mois.
Trois études ont comparé les sujets pratiquant de l’exercice seuls ou en groupe avec supervision à ceux qui n’en faisaient pas du tout. Elles ont conclu que la pratique d’exercices en groupe augmente la mobilité de la colonne vertébrale et le bien-être général, mais qu’elle n’améliore pas davantage que les exercices faits à la maison le niveau de la fonction physique signalé par les sujets. Les exercices étaient évalués sur une période variant de trois semaines à neuf mois, et portaient sur le renforcement, l’aérobie, l’hydrothérapie, les activités sportives et les étirements.
Une étude a comparé deux groupes ayant pratiqué des exercices hebdomadaires en groupe pendant dix mois, dont l’un est allé à une station thermale et a fait de la physiothérapie pendant trois semaines. Elle a conclu que la thérapie combinée aux exercices hebdomadaires en groupe soulage la douleur et améliore le bien-être général davantage que seuls ces exercices. Une étude a comparé la balnéothérapie et les exercices quotidiens aux seuls exercices quotidiens, et une autre a comparé la balnéothérapie à la thérapie en eau douce. Ces deux études ont démontré des améliorations quant à plusieurs résultats après le traitement, mais n’a identifié aucune différence significative entre les deux groupes. Une étude a comparé un programme d’exercices expérimental sur quatre mois à un programme conventionnel. Les deux groupes ont signalé des améliorations, mais le groupe expérimental a noté une augmentation plus marquée de la mobilité de la colonne vertébrale que le groupe conventionnel.
La physiothérapie a-t-elle eu des effets néfastes?
Les études n’ont signalé aucun effet négatif.
Que peut-on conclure?
La physiothérapie ou la pratique d’exercices peut aider les personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante.
Les résultats confirmant que l’exercice, à la maison ou sous supervision, est
meilleur que l’absence d’exercice et qu’il améliore la mobilité et la fonction
physique sont d’un niveau de preuve « argent » (www.cochranemsk.org). L’exercice en groupe
est meilleur que l’exercice à domicile et peut améliorer la mobilité et le
bien-être général. Ajouter quelques semaines d’exercice en station thermale à la
pratique d’exercices hebdomadaires en groupe donne de meilleurs résultats que
les exercices seuls. La balnéothérapie de concert avec un programme d’exercices
n’apporte pas de résultats supplémentaires, ni la balnéothérapie par rapport à
la thérapie en eau douce. Un programme d’exercices expérimental a entraîné plus
d’améliorations quant à la mobilité et la fonction physique que les exercices
conventionnels, mais les différences constatées entre les deux groupes n’étaient
pas significatives sur le plan statistique. De plus amples renseignements sont
requis sur les différents types de physiothérapie et d’exercices, ainsi que sur
la durée, l’intensité et la fréquence optimale propres à assurer la meilleure
amélioration possible.
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