La recherche sur l’arthrite a connu une victoire quand l’étude de John Brumell sur la propagation de bactéries dans les cellules humaines a été publiée dans Nature, une revue scientifique reconnue mondialement. Les résultats de l’étude pourraient conduire à l’adoption de nouvelles stratégies, non seulement pour combattre les infections, mais aussi pour prévenir de dangereuses réactions immunitaires liées à des maladies inflammatoires comme l’arthrite. Or, sans le financement accordé par la Société de l’arthrite, ce projet n’aurait peut-être jamais vu le jour.  
 
John Brumell Biologiste cellulaire à l’hôpital pour enfants de Toronto (SickKids), M. Brumell a étudié la façon dont la bactérie Listeria (L. monocytogenes) se propage de cellule en cellule dans le corps humain. 
 
« Le financement pour nos travaux préliminaires était sur le point d’expirer », explique le chercheur, qui était alors confronté à la perspective de devoir mettre fin à son étude en laissant ses travaux inachevés. Une subvention de recherche sur trois ans a aidé M. Brumell et son équipe à terminer leurs travaux et à publier les résultats obtenus. « Il se passe des choses palpitantes dans le domaine de la recherche sur l’arthrite : le décryptage du génome humain ouvre des portes dans l’étude de la maladie et permet la découverte de nouveaux traitements », s’exclame le biologiste. 
 
Toutefois, M. Brumell estime que le rôle de la Société de l’arthrite dans la recherche dépasse largement le simple financement : « La Société est un porte-parole crédible pour les millions de Canadiens qui vivent avec la maladie. Elle représente l’ensemble de la communauté des personnes arthritiques et peut amener les gouvernements à investir en priorité dans des recherches de qualité. » 
 
Pour John Brumell, l’aventure ne fait que commencer : une subvention de recherche accordée par un groupe dont fait partie la Société donnera cinq années supplémentaires à son équipe pour explorer les avenues que sa découverte aura permis d’ouvrir. « Nous commençons à avoir une image plus claire de ce qui se passe dans le corps et celle-ci suggère de nouvelles façons de faire avancer la recherche sur l’arthrite et sur de nombreuses autres affections », ajoute M. Brumell.  
 
Grâce à la générosité de ses donateurs, la Société de l’arthrite prévoit financer davantage d’études afin de brosser un tableau précis de ce qui se passe dans le corps en vue de traiter l’arthrite et –même – de la prévenir entièrement.